Ocampo pris en flagrant délit de faux contre Gbagbo

Samedi 2 Juin 2012 - 07:55


Ocampo pris en flagrant délit de faux contre Gbagbo
Ocampo a été pris en flagrant délit de faux dans la manipulation d’une campagne sanitaire contre Gbagbo
 

Le procureur controversé de la Cpi, l’Argentin Luis Moreno- Ocampo, qui aura certainement un nouveau job d’enquêteur à la Fifa après la fin de son mandat en juin 2012, étale sa nature de manipulateur de fausses preuves dans le dossier Laurent Gbagbo. En effet, dans son document de notification des charges adressé à la chambre préliminaire 1 de la Cpi dans l’affaire qui l’oppose au Président Laurent Gbagbo, le procureur Ocampo accuse M. Gbagbo et ses partisans d’avoir identifié et marqué les maisons des partisans de Ouattara pour, ensuite, les abattre. «Les maisons de ces derniers (pro- Ouattara,ndlr) étaient souvent ma r q u é e s, soit avec les lettres D (Dioula) ou B (Baoulé) à la craie blanche, soit avec une croix peinte en noir, pour que les assaillants puissent les identifier», écrit Ocampo dans son document d’accusation. Un gros mensonge qui pue une manipulation volontairement orchestrée. Totalement aux antipodes de la vérité qui est la suivante : la Côte d’Ivoire dans le cadre de sa campagne de lutte contre le paludisme avait obtenu un financement du fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose, afin de distribuer 8,9 millions moustiquaires imprégnées sur toute l’étendue du territoire national. L’une des étapes de cette campagne sanitaire a consisté à « dénombrer » c'est-à-dire faire un recensement des ménages après avoir formé un ensemble de personnel (directeurs de district sanitaire, superviseurs des aires de santé, agents de santé communautaire etc.). Ce processus était baptisé « Campagne de
dénombrement dans les districts sanitaires en Côte d’Ivoire ».

 
D comme dénombrement

 
C’est ainsi que du 18 novembre au 30 novembre 2010, des agents volontaires de cette opération de santé publique ont sillonné l’ensemble des ménages, à travers le pays, pour expliquer l’opération et distribuer des stickers devant servir plus tard au retrait des moustiquaires imprégnées. Conformément au calendrier arrêté, l’ensemble de l’opération de formation, dénombrement et distribution des moustiquaires devait prendre fin en décembre 2010. Mais, la crise postélectorale a contraint le ministère de la santé et ses partenaires à revoir le calendrier. Finalement, c’est en juin 2011 que l’opération de distribution effective des moustiquaires a débuté. C’est donc pendant la phase de dénombrement (18 au 30 novembre 2010) que conformément aux consignes du ministère de la santé et de ses partenaires internationaux, les maisons ont été marquées de la lettre D simple. Et de la lettre D encerclé. Selon un des agents ayant participé à l’opération, «on marque D simple sur la porte du ménage quand l’agent de santé communautaire n’a pas trouvé le chef de ménage ou son représentant à qui il doit expliquer le but et l’objectif de la campagne. Et lui remettre les stickers de retrait des moustiquaires. La lettre D simple signifie dans ce cas que le processus n’est pas achevé et que le superviseur doit programmer une autre équipe pour achever le processus de dénombrement dans ce ménage». La lettre D encerclée est apposée, poursuit l’agent, quand il s’agit d’un ménage où le chef de ménage ou son représentant a été rencontré, sensibilisé par l’agent qui lui a remis les stickers. «Dans ce cas, le D encerclé signifie que le processus a été achevé», soutient notre source. Comme on le voit, il s’agit d’une méthode de travail conçue par le ministère de la santé et validé par ses partenaires internationaux (Oms, Fonds mondial, Unicef…) pour être sûr que tous les ménages de Côte d’Ivoire ont bénéficié de moustiquaires. Qu’ils soient des partisans de Gbagbo ou de Ouattara, les Ivoiriens ont vu leurs maisons marquées de la lettre D simple ou D encerclée. Ce n’était aucunement à des fins d’extermination d’individus.

 
Une rumeur grotesque relayée par Ocampo
 
Pendant cette campagne sanitaire qui a coïncidé avec la crise postélectorale, des individus ont fait une exploitation nauséabonde de l’opération de santé publique. En effet, certains partisans de Ouattara se sont mis à colporter une rumeur selon laquelle, le Président Laurent Gbagbo aurait donné l’ordre de marquer les maisons des pro-Ouattara d’ethnie Dioula, de la lettre D. Et les partisans de Bédié, allié de Ouattara, d’ethnie Baoulé, de la lettre B. Poussant loin le cynisme, ces partisans de Ouattara ont pris la décision, en représailles, disent-ils, de marquer les maisons d’ivoiriens d’ethnie bété, qu’ils soupçonnent d’être des partisans de Gbagbo, de la lettre B. Heureusement qu’un conflit intercommunautaire a été évité. C’est cette rumeur grotesque émanant du camp Ouattara que Luis Moreno-Ocampo a reprise dans son document de notification des charges contre le Président Laurent Gbagbo. On peut aisément conclure que le procureur de la Cpi est totalement englué dans du faux.
 
Coulibaly Zié Oumar

Source:
Notre Voie du vendredi 1 juin 2012





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