Objet: Pourquoi Youssouf Bakayoko doit il partir?

Vendredi 8 Janvier 2016 - 10:45


Youssouf Bakayoko
Youssouf Bakayoko

Primo : Par pur principe, pour le respect de notre constitution et pour DIEU. Faut-il le rappeler au risque de passer pour un radoteur? Notre loi fondamentale n'avait jamais autorisé l’aberration que nous vivons aujourd’hui. Aussi, l'équipe qui chapote une élection générale a un mandat de 6ans non renouvelable. Or il se trouve que le sieur Bakayoko Youssouf est encore à la tête de cette CEI tant controversée. Le même monsieur qui a fait une élection de si triste mémoire dont nous avons encore des séquelles.

Deuxio : la durée du mandat de 6ans ne lui permettant plus d'être à ce poste, pourquoi diantre cette forfaiture ? Ce non respect pour une loi aussi fondamentale que nous nous sommes librement donnée ?

Vivons-nous aujourd’hui dans un état de droit ? Disons le, nous sommes dans un déni profond de démocratie.

Le président Ouattara veut-il vraiment aller à l'apaisement et partant de cela à la réconciliation nationale ? Alors il devra faire l’effort de bannir certaines pratiques considérées comme des foutaises envers « ses frères ivoiriens » qu’il « aime tant ».

Si monsieur Ouattara veut récompenser le président de la CEI pour service rendu à travers les mascarades qui lui ont permis de briguer deux mandats, c’est en son « honneur » mais pour le respect de la constitution et pour le peuple souverain, il peut lui attribuer une autre institution qui ne doit plus concerner une seule élection.

Dans le cas contraire, pour le pauvre ivoirien, monsieur Youssouf Bakayoko aura été et demeure le véritable problème de la Côte d’Ivoire avec la bénédiction de monsieur Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire.

Son manque de courage a fait entrave à la démocratie. Non content d’avoir proclamé des résultats en 2011 au QG d'un compétiteur , ceci ayant été à la base de la crise post- électorale occasionnant plus de 3000 morts et encore, des milliers de prisonniers politiques sans oublier des milliers d'exilés politiques éparpillés partout dans le monde.

À cela s'ajoute le rattrapage ethnique dont le dernier en date qui en a fait les frais est le DG du BNETD.

Le premier ministre Charles Konan Banny vient de faire un travail tendant au contrôle de la fameuse liste électorale. Ce problème est tellement sérieux que tout démocrate ivoirien devrait s'en approprier pour sa propre survie.

Il faut parler de DIEU à monsieur Bakayoko Youssouf pour le pousser à démissionner de la CEI. Ou alors mettre la « pression » sur son employeur pour qu’il s’en sépare avant les échéances électorales prochaines.

Ce n'est plus tenable pour notre peuple de subir cette dictature.

Mais c’est justement pour cela que chaque ivoirien doit dénoncer toutes ces pratiques qui sont aux antipodes de la démocratie, gage formel pour aller au vrai développement.

Sans démocratie vraie, sans état de droit, la PAIX n’étant pas dans nos cœurs, le développement sera aux calendes grecques, ce qui ne rassurera jamais les investisseurs.

Comment pour préserver des intérêts personnels Monsieur Youssouf Bakayoko peut- il fermer les yeux sur l'essentiel c'est-à-dire son PAYS LA CÔTE D’IVOIRE ? et prospérer ainsi dans le faux.

Je ne cesserai de me répéter :

Si l'homme est l'étalon de l'humanité, l'honneur qui accompagne sa nature, est la substance de la dignité d'un humain accompli.

Mais est-ce que monsieur Youssouf Bakayoko est un humain accompli, lui reste t'il un peu de valeurs ? C'est à lui de répondre en prenant ses responsabilités dans l'intérêt général.

Le pays nous appelle. Chacun de nous à son petit niveau doit répondre favorablement et positivement pour le bonheur de tous.

C'est aussi le lieu ici de chercher à savoir s'il lui arrive par hasard de temps en temps un seul instant pour se regarder encore dans le miroir ? Si c'est le cas, quel est son état de conscience devant DIEU?

Apparemment, à le voir, il est bien dans sa peau.

Vraiment regrettable que dans nos pays africains, l'intérêt individuel ait toujours primé sur le collectif.

Bakayoko Youssouf savait et avec lui, le président de notre cour constitutionnelle que le président Essy Amara avait raison dans sa requête. Mais cela ne l’est a pas empêchés d’aller à la forfaiture. Trouver toute honte bue des termes qui feront date dans le monde à savoir la candidature dérivée de leur mentor est un exploit. Tout comme le constat des anomalies du premier ministre Banny sur la liste électorale.

Tous les autres candidats pour des raisons qui leur sont propres n'étaient que des faire- valoir et c’est dommage pour nous.
 

Nestor Koffi

Membre du Bureau Politique du PDCI-RDA





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