Novembre Noir Pour Ouattara

Dimanche 27 Novembre 2016 - 07:10


Décidément, le mois de Novembre 2016 a assombri l’univers de Ouattara. Les pièces maîtresses de sa charpente politique se cassent une à une. Il devient comme un puzzle édenté. Signe d’une fin annoncée? Cela ne surprendrait pas. Marionnette, il ne tient debout et ne peut mouvoir que grâce à la volonté de ceux qui tirent les ficelles. Alors, la catastrophe qui s’abat sur ses amis-marionnettistes le traîne, lui aux enfers.

 

Débâcle des Menus Fretins

 

Inutile de rappeler la chute avec fracas des menus fretins comme Amadou Toumani Touré ou Blaise compare chassés comme des malfrats par quelques soldats et le peuple. Inutile de circonscrire la lamentable chute de Abdoulaye Wade ou de Jonathan Goodluck, renvoyés des affaires après des humiliations historiques. Pas la peine non plus de revenir sur les aboiements déshonorants de Jean Ping, qui un jour accuse Gbagbo, l’autre le blanchit. Signe d’un esprit instable et en perdition depuis sa scandaleuse défaite aux présidentielles Gabonaise d’Août, malgré le soutien de la machine communicationnelle tant politique que médiatique occidentale.

 

Claque Venue des Etats Unis

 

Le complexe militaro-pétrolier et le conglomérat industrialo-bancaire, qui par des tentacules bizarres ont pris fait et cause pour Ouattara, ont reçu un soufflet de l’industrie pétrolier du schiste et du gaz naturel en Novembre. Le 8, leur représentante, Hillary Clinton, soutien de Alassane Ouattara—qui aurait mis la main à la poche pour financer sa campagne alors que des écoles manquent de bancs en Côte d’Ivoire—, a été renvoyée sans ménagement à ses casseroles politiques et magouilleuses, autres que celles de la magistrature suprême.

 

Massue de la Primaire de la Droite

 

L’autre coup de massue, toujours inattendu reçu par Ouattara est venu de la France. Pays fossoyeur de la souveraineté des peuples Africains. Le 20 Novembre Nicolas Sarkozy, président de l’UMP, ex-président de la France, avait été sévèrement battu dès le premier tour de la primaire de la Droite. Glanant entre 21%-22% contre 44% pour François Fillon. En effet, revenu à la tête du parti après sa cuisante défaite de Mai 2007, il avait confisqué toutes les manettes du parti comme Bédié avec le PDCI-RDA et s’imposa en dictateur chevronné comme Ouattara au sein du RDR. Une défaite humiliante qu’aucun chef d’Etat occidental n’avait jamais expérimentée auparavant. Une chute désespérée qui l’a sorti définitivement de la scène politique Française—Du moins s’il tient parole.

 

Chamboulement en Interne

 

En interne tout bascule. L’affaire Guillaume Soro. L'UDPCI de Mabri Touakeuse qui se désolidarise du RHDP pour les législatives(?) prochaines. La constitution pirate toujours rejetée. Le climat socio-professionnel en ébullition. La décision de la Cour Africaine jugeant sa CEI illicite et illégale. Et “son élection”(?) en 2015 sous la menace—d’un couperet placé à la gorge de la population—sans fondement.

 

La Presse Française Accuse

 

Un article du Le Canard Enchaîné sous la plume de Jean François Julliard accuse “Alassane Ouattara d’être l'ami des djihadistes.” Et “Dominique Ouattara impliquée dans les affaires des biens mal acquis.” François Loncle “révèle l'activisme corrupteur de madame Alassane Ouattara auprès des hommes politiques français” selon Mediapart. Le spectre de Philipe Rémond abattu dans un hôtel de Yamoussoukro par les rebelles de Ouattara le 31 Mars 2011 est revenu avec Julliard à l’ordre du jour. La question du cadavre de Guy-André Kieffer a aussi resurgi. Un témoin selon France Inter aurait confié au juge d’instruction Cyril Paquaux savoir où se trouverait les restes de ce dernier. Dans cette affaire de cadavre trouvé et perdu, Jeune Afrique n’est pas en reste. Il accuse “le régime d'Abidjan de bloquer l'affaire” Kieffer.

 

Hommage de Mediapart à Gbagbo

 

Un article Hommage de “Médiapart à Gbagbo,” a été ressuscité. Ce papier aux descriptions émouvantes, fort de détails croustillants, conclut avec ces mots “Laurent Gbagbo est entré dans l'Histoire parce qu'il a donné sa vie pour la vérité, pour le respect de la constitution de son pays; il est entré dans l'Histoire parce que l'Afrique a reconnu dans son combat le sien. En s'accrochant à la vérité et au droit, Laurent Gbagbo a accepté de subir l'infamie de l'emprisonnement dans le goulag des puissances occidentales. Comme tous ceux qui ont consacré leur vie aux grands idéaux humains pour que leurs semblables grandissent sous un jour nouveau, l'heure de sa rédemption viendra.”

Une reconnaissance qui enfoncent encore plus le sous-préfet d’Abidjan et annoncerait sa fin sans gloire.

Puis en quelques mots emballés dans une question, Médiapart attire l’attention de ceux qui n’ont pas encore pris le train pour la libération du président Gbagbo. Il écrit. “Quant à toi, lecteur, n'oublie pas qu'un jour tu devras répondre à cette question: ‘qu'as-tu fait pour soutenir le combat de l'homme que l'on admire aujourd'hui?’”

 

L’Histoire aux Trousses de Ouattara

 

Tous ces faits et analyses qui s’accumulent en ce mois de Novembre Noir pour Ouattara est un présage. La fin de règne d’un dictateur: Alassane Ouattara. “La plus grande catastrophe que l’Afrique de ces cinquante dernières années a connu.” Comme a su le dire, le Camerounais Banda Kani, président du Nouveau Mouvement Populaire. Une “catastrophe” que l’Histoire rattrapera.

Feumba Samen

 

 





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