Nouvelle constitution en Côte d'Ivoire : La FIDHOP prévient : M. Ouattara et le RHDP seront responsables du prêt !

Mercredi 26 Octobre 2016 - 01:04


 

DECLARATION :

  1. DE LA GRAVITE DU CONTEXTE CONFLICTUEL :

La Côte d’Ivoire et les Ivoiriens sont (de nouveau) EN DANGER !

DEPUIS l’annonce de son projet de faire adopter par référendum une nouvelle Constitution, qui créerait une Troisième République en Côte d’Ivoire, là où l’Accord de Linas Marcoussis du 24 janvier 2003 avait simplement suggéré une modification de l’Article 35 de la Constitution ;

BIEN QUE ce projet ne fasse guère l’unanimité dans le propre camp du parti au pouvoir, le Rassemblement des Républicains (RDR) et de ses alliés du RHDP : plusieurs partis alliés et hauts cadres se prononçant publiquement contre la création d’une IIIème République et appelant à voter « NON » ; ce qui se traduit par les bouderies des militants et sympathisants du RHDP lors des meetings, telles que constatées récemment au Ficgayo et au stade Félix Houphouët-Boigny, qui ont tourné au fiasco ;

MALGRE le refus catégorique de toute l’opposition ivoirienne, dont les plus sérieux opposants au régime-Ouattara, demandent le retrait pur et simple du texte de cette Constitution unilatérale, monarchique et tribale du Chef de l’Etat ;

ET MALGRE les graves préoccupations de la quasi-totalité de la Société civile ivoirienne, qui a préconisé (dans la moindre mesure) un report du référendum de plusieurs mois, afin de mieux informer et consulter les populations du pays sur ce projet censé rompre avec le passé douloureux et tracer l’avenir de toute la Nation ;

DEVANT le SURSAUT NATIONAL que démontrent de plus en plus les Ivoiriennes et les Ivoiriens, comme jamais cela n’a été possible depuis l’accession de M. Alassane Ouattara au pouvoir, dans la violence meurtrière ; Sursaut motivé surtout par les doutes légitimes qui planent toujours sur la CEI et le Conseil constitutionnel quant à garantir la transparence et le caractère démocratique de ce référendum ;

Le Chef de l’Etat Alassane Ouattara, soutenu par l’ex-Président Henri Konan Bédié, s’obstine à organiser son référendum le 30 octobre 2016.

C’EST POURQUOI,

La FIDHOP (la Fondation Ivoirienne pour l’observation et la surveillance de la Démocratie, des Droits de l’Homme et de la vie Politique), situe d’avance les responsabilités des dirigeants actuels devant le pire qui s’annonce.

  1. DE LA RESPONSABILITE PERONNELLE DE M. OUATTARA !

Pour la FIDHOP, le Chef de l’Etat Alassane OUATTARA sera tenu, personnellement et principalement, pour responsable de toutes pertes en vies humaines et de toutes violations des Droits de l’Homme qu’engendrerait son projet de création d’une IIIème République, envers et contre l’assentiment des Ivoiriens !

Avec lui, tous les leaders du RHDP, notamment l’ex-Président Bédié, ainsi que certains rois et chefs traditionnels sans sagesse, seront concurremment responsables de toutes les conséquences tragiques qui seraient liées au référendum du 30 octobre prochain ; parce qu’ils auront préféré l’affrontement, la violence, plutôt que de défendre et protéger la paix dont ils se targuent.

La FIDHOP est d’autant plus fondée à prévenir du pire puisque, malgré le NON qui s’annonce comme majoritaire, si ce scrutin avait lieu le 30 octobre 2016, M. Alassane OUATTARA fera néanmoins proclamer sa IIIème République ; ce qui risquerait d’entrainer le chaos.

C’EST POURQUOI, la FIDHOP interpelle directement le Chef de l’Etat.

  1. DE LA DECISION DE SAGESSE :

Monsieur le Chef de l’Etat Alassane OUATTARA ;

Afin d’éviter à notre pays la Côte d’Ivoire, d’autres morts, d’autres blessés, d’autres prisonniers politiques et d’autres exilés, du fait de votre façon de faire de la politique, par la défiance et la force ; plutôt que de procéder par le dialogue, la consultation et la persuasion ;

Qu’il vous plaise d’opter pour l’une de ces deux hypothèses ; pendant qu’il est encore temps :

  • Renoncer à votre projet de nouvelle Constitution, en retirant votre projet ; parce que les Ivoiriens ne sont pas préparés pour la IIIème République. Ou alors ;

  • Reporter le référendum du 30 octobre 2016, pour plusieurs mois ; le temps d’associer les populations et l’opposition dans l’élaboration d’un texte consensuel.

A défaut de prendre une telle décision de sagesse, vous aurez conclu de vous engloutir, définitivement, dans l’histoire ténébreuse de la Côte d’Ivoire.

ET LA FIDHOP VOUS AURA PREVENU…

ET LA CEDEAO, L’UA, L’UE, L’ONU… AURONT ETE PREVENUES…


 

Fait à Perouse, ITALIE, le 25 Octobre 2016


 

Dr BOGA S. GERVAIS

Président-Fondateur de la FIDHOP





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