Ne Jamais tomber amoureux de son violeur

Mercredi 17 Octobre 2012 - 06:51


Ouattara et les chefs de la rébellion ivoirienne
Ouattara et les chefs de la rébellion ivoirienne
Laurent Gbagbo, l’otage des impérialistes, s’était offusqué de voir une dame violée tomber subitement amoureuse de son violeur. Il avait certainement oublié que cette dame indigne s’était abonnée au masochisme. Elle pue la pleine forme là où la maltraitance est son lot quotidien. On se souvient qu’elle avait été violée et humiliée en 1999. Il a fallut deux coups de fusils pour qu’elle soit déshonorée à vie. Pourtant en 2010 elle a osé embrasser fiévreusement son violeur. Elle a tellement aimé la méchanceté de son violeur qu’elle s’est autorisée à le couronner. Elle fut de lui, Allah Gnissan 1er.
Depuis 2011 elle est assise à la droite de son violeur, prêche pour lui, danse pour lui oubliant même que ce violeur avait aussi violé les danseuses d’adjanou à Sakassou. L’on sait qu’elle est tribaliste jusqu’au bout des ongles. Seulement pour ce penchant, elle aurait dû regarder le violeur droit dans les yeux et lui dire : « Désolé mon cher violeur, je ne peux te suivre. » Elle ne l’a pas fait, elle a pensé à son ventre, à ses privilèges, à ses montagnes de FCFA amassées après trois décennies de prédation. Elle s’est donc offerte à son violeur comme pour lui dire qu’elle préfère l’indignité à la dignité. Le cœur a vraiment sa raison que la raison ignore.
A ses enfants, la dame violée a laissé l’image d’une mère sans scrupules. Une mère qui n’est pas digne d’éduquer le plus sage des enfants. Certains de ses enfants ont aimé l’acte de leur pauvre mère et depuis, ils la suivent aveuglement.
L’impénitent violeur, s’est exercé à une autre séance de viol. Cette fois-ci, le digne fils du peuple et ses partisans furent les victimes. Il a pratiqué ce qu’il sait faire le mieux. Il les a violés. Après sa belle prouesse, il a dressé un buffet. La première dame violée, était à sa droite. Pensant que toutes ses victimes sont des laquais nés, il a eu le toupet de les inviter au banquet. Histoire d’essuyer leurs larmes. Le refus à été net. On ne mange pas avec son violeur.
Il a cru qu’il pouvait les faire plier en faisant craquer des billets croustillants. Le pauvre ! Les enfants dignes lui ont indiqué le chemin de la justice. Allons à un procès et que la justice tranche. Il en a rit parce que sous ses aisselles, vivent les juges. Tout énervé, le violeur a nettoyé la prison et a commencé à la remplir des violés qui faisaient la fine bouche. Dans son entendement, en agissant ainsi, les violés tomberaient amoureux de lui. Ces derniers se fonderaient sur son statut de maître de la torture, pour succomber à ses piètres yeux d’amour.
Cette méthode ne marche pas. Il tourne, se creuse les méninges, sécrète des partis et organisations diverses, suscite des rapports ridicules, roule la tête dans la boue. Ses aides-violeurs se bombent le torse, affirment sur tous les toits qu’ils imposeront l’amour aux violés. Ils se remplissent d’orgueil, jaspinent etc. La mayonnaise ne prend pas.
Que reste-il à faire pour se faire aimer ? Souvent la folie traverse l’esprit des gens. Supposons par enchantement que les violés se laissent vaincre par la folie. C’est uniquement dans ce cas qu’ils peuvent se permettre de tomber amoureux de leur violeur. Mais on sait aussi que mêmes les fous sont friands de douceur et d’attention. La douceur envers une personne prise de folie peut la conduire à se ramollir et suivre celui qui l’appelle. Or notre violeur n’a jamais été tendre. Il ne manie que la brutalité, la violence et les menaces. Dans un tel climat, le fou du moment ne peut tomber amoureux.
Fort heureusement que le pauvre violeur n’a encore rien compris. Il fait un mélange incompréhensible entre deux genres. Il ne sait pas que les violés du 11 Avril 2011 ne sont pas comme ceux du 24 Décembre 1999. Les victimes n’ont pas la même vision. Elles ont une approche diamétralement opposée de l’éthique, la responsabilité et la dignité. Si les victimes du 11 Avril refusent de tomber amoureuses du sempiternel violeur, c’est bien parce qu’elles sont sur la montagne des valeurs là où le violeur et ses amoureux trainent dans la vallée. Il n’y a donc pas lieu de forcer l’amour car la société se construit avec des valeurs et non avec des violeurs de valeurs. C’est la raison pour laquelle il ne faut jamais tomber amoureux de son violeur.
Cordialement.

Alain Bouikalo




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