Naissance d'un nouveau courant politique au sein du FPI: Les itinitiateurs en donnent les raisons.

Mercredi 23 Avril 2014 - 07:18


CONFERENCE PUBLIQUE : LE COURANT DE PENSEE A L’AUNE DE LA DEMOCRATIE AU FPI, DROITS ET DEVOIRS  
Camarades Militantes et militants,
Chers amis,  
Honorables invités,  
Permettez moi de remercier les organisateurs de cette cérémonie qui ont bien voulu porter leur choix sur ma modeste personne pour prononcer cette conférence publique sur le thème non moins évocateur et polémiste de courant de pensée à l’aune de la démocratie à l’intérieur du Front populaire ivoirien. Droits et devoirs.
Tout d’abord, je me dois de dire à cette auguste assemblée que j’interviens en ma double  qualité de militant du Front Populaire Ivoirien, membre de la Direction du Parti et d’intellectuel à qui il revient de porter un regard distant sur un sujet d’actualité, dans une disposition d’esprit  sans à priori. En tant que militant, il est un devoir d’éclairer les militants et les sympathisants du Front Populaire Ivoirien sur des dispositions statutaires et d’en faire connaitre la pratique d’un concept. C’est une démarche pédagogique et hautement militante. Car, qui plus que le militant, de surcroit membre de la Direction du FPI peut s’inviter à cet excellent exercice.
En tant que militant et responsable politique, nous ne pouvons plus négliger l’état de l’espace médiatique mondial actuel dans lequel nous ne maîtrisons  correctement ,  ni  nos  propres  débats  ni  la  portée  de  notre  discours.  Il faut donc s’exprimer et ne pas donner droit à la politique de l’autruche et à la langue de bois. Les nouvelles technologies nous offrent la possibilité de bâtir des vecteurs de  communication professionnels répondant à nos besoins d’indépendance de pensée,  dans une architecture politique policée.
Le FPI, notre Parti, est une organisation démocratique et nous sommes reconnaissants aux fondateurs qui officiellement, dans les forêts ancestrales de la contrée de Dabou, au sud du pays, l’on porté sur les fronts baptismaux. Ils étaient 20 signataires dont les noms figurent dans les archives du Ministère de  l’intérieur de la République de Côte d’ivoire. Ils y ont cru, ils y sont allés, ils nous ont donné le Front Populaire Ivoirien. Hommage à eux. Hommage à Laurent et Simone Gbagbo, Sangaré Abou Dramane, Me Boga Doudou Emile, paix à son âme, hommage à Tapé Kipré, pour ne citer que ceux là.
Le pluralisme est au centre de l'identité de notre Parti, au moins depuis l’idée fondatrice. Comme son nom l’indique, le Front Populaire ivoirien est au début un « FRONT » un melting pot de courants de pensée, et aujourd’hui encore, en tant que  Parti socialiste, un instrument pour défricher des idées, aller en chercher des nouvelles pour convaincre les ivoiriennes et les ivoiriens.  
J’interviens aussi en tant qu’intellectuel engagé qui  a toujours considéré qu’il est du devoir de l’homme sachant, de prendre part à l’histoire. On nous reprochera  souvent de nous tromper,  mais juger les événements après-coup est une position plus simple et surtout bien plus confortable que lorsqu’on en est le contemporain immédiat. L’intellectuel doit avoir  le courage de prendre des risques avec une sincérité sans failles, tout en restant toujours fidèle à sa philosophie de la liberté. C’est ce qui fonde notre action, celle de communiquer et de partager le savoir, surtout en ce siècle de communication à outrance, où les guerres se gagnent d’abord par la communication et non par les armes.
Comme le dit le philosophe Jean Paul Sartre, Il est essentiel de comprendre l’engagement  comme un état de fait, lié à la condition humaine comme telle. Nous sommes condamnés en tant qu’intellectuel à l’engagement, de la même façon que nous sommes condamnés à être libres. L’engagement n’est pas l’effet d’une décision volontaire, d’un choix qui lui préexisterait : je ne décide pas d’être ou non engagé car je suis toujours déjà engagé, comme je suis né. L’engagement n’est pas l’adhésion à tel ou tel parti politique. Il n’est pas même déterminé car il refuse justement la réduction de la situation humaine à un simple rapport des causes et des choses.  L’intellectuel que je suis, que nous sommes, est en situation dans son époque : chaque parole a des retentissements. Chaque silence aussi ;  c’est pourquoi il doit se ranger du côté de ceux qui veulent changer à la fois la condition sociale de l’homme et la conception qu’il a de lui-même. Nul ne doit empêcher ou aliéner cet élan salvateur pour l’humanité et pour les Partis politiques notamment.
Cela dit,  Camarades Militantes et militants,
Chers amis,  
Honorables invités,  

Le thème qui nous est soumis cet après midi est libellé comme suit : le courant de pensée à l’aune de la démocratie à l’intérieur du Front populaire ivoirien. Droits et devoirs. 1. Nous sous attacherons à passer en revue les connotations sémantiques, 2. Ensuite nous dirons ce qui n’est pas un courant de pensée politique,  3. Puis évidement à contrario , ce qu’est un courant de pensée,  4. Ensuite nous ferons une incursion dans les repères historiques, 5. Et nous donneront le fondement légal du courant dans le FPI,  6. Les droits conférés aux initiateurs et des animateurs, 7. Et enfin les devoirs qui astreignent les animateurs.  
1- Connotation sémantique : - Qu’est-ce que le  Courant de pensée : Les courants de pensée politique représentent les différents concepts (tant philosophiques que scientifiques) issus des réflexions portées sur la pratique politique dans un Parti. - Qu’est-ce que la démocratie : Le mot démocratie vient des mots grecs « demos » qui signifie « personnes » et « kratos » qui signifie « autorité » ou « pouvoir » ; elle signifie donc la gouverne de l’Etat par le peuple.
La démocratie est caractérisée par la supériorité du pouvoir populaire dans un gouvernement, ou par le contrôle de ce gouvernement par le peuple.
Dans un parti politique, la démocratie est caractérisée par la supériorité du pouvoir populaire dans le parti, ou par le contrôle de ce Parti par les militants.
Dans une démocratie qui fonctionne bien, toutes les personnes ont droit à certaines libertés fondamentales, notamment des libertés de pensée, d’expression (presse, réunion), de déplacement, d’association, et de la diffusion de l’instruction et de la bonne organisation de l’information des militants. Ainsi, les droits de l’homme ou du militant sont mieux défendus dans un système démocratique que dans un système autoritaire (qui limite les libertés) ou totalitaire (qui s’appuie sur un seul mode de pensée et sur des institutions ou structures qui ont le monopole de l’activité politique).

Conditions pour être un Parti démocratique
Certains partis se disent démocratiques parce qu’ils mettent en place des élections pour choisir leurs dirigeants. Cependant, le système électoral n’est pas suffisant pour définir une démocratie. Un ensemble de normes permet d’évaluer si un Parti  est démocratique ou non, il doit pour cela remplir les conditions ci-dessous :
 les élus doivent être choisis lors d’élections périodiques et équitables,
 le vote doit être universel,
 tout militant  doit jouir du droit de se présenter comme candidat lors des élections sauf s’il est objet de sanction,
 les militants doivent avoir le droit d’exprimer leurs opinions sur les questions politiques dans leur ensemble sans crainte de représailles par la direction du parti,
 les militants  doivent avoir le droit de chercher des sources différentes d’information, telles que les médias, et de telles sources doivent être protégées par la loi,
 les militants doivent avoir le droit de former des associations et organismes indépendants, y compris des courants  et groupes d’intérêts politiques indépendants de la direction,
 la direction  ne doit pas subir une influence extérieure  (telle que celle imposée par des alliances).
  - Qu’est-ce  qu’un parti politique  
Etymologie : du latin  pars, partie, part, portion.
Un parti politique est un groupe de personnes qui partagent les mêmes intérêts, les mêmes opinions, les mêmes idées, et qui s'associent dans une organisation ayant pour objectif de se faire élire, d'exercer le pouvoir et de mettre en œuvre un projet politique.  
L'objectif de gouverner distingue les partis politiques d'autres organisations comme les groupes de pression, les corporations ou les syndicats.
Les partis politiques possèdent une organisation juridique fondée sur des statuts qui indiquent les orientations idéologiques, les objectifs, les grands

principes de leur fonctionnement, l'organisation de la direction et les règles de la désignation et de remplacement de des dirigeants.  2- Ce qui n’est pas un courant de pensée Un courant n’est pas une dissidence : Un dissident est une personne qui se sépare d'une communauté ou du parti dont il était membre. Il ne reconnaît plus la légitimité de l'autorité (notamment politique) à laquelle il devait se soumettre jusqu'alors.
Le terme de « dissident » est ainsi utilisé pour qualifier une personne qui conteste de façon plus ou moins radicale le système politique de son Parti dont elle est issue.
Le courant n’est donc pas un refuge pour  des Personne qui se révoltent et qui refusent de se soumettre à une autorité. Eux ce sont des rebelles,
Ce n’est pas non plus une association de gens qui s'opposent  violemment à la direction du parti pour provoquer des troubles. Eux  ce sont des factieux et des agitateurs.
Le Courant n’est pas non plus un groupe de Personnes  qui suscite ou entretient des troubles politiques ou sociaux et refuse de se soumettre aux mot d’ordre du parti.  Eux  ce sont des indisciplinés.
Le courant , ce n’est pas, enfin, une bande d’ opposés, de   déserteurs, de désobéissants,  de caïds , de frondeurs, d’insurgés, de maquisards, de mutins, de récalcitrants et de révoltés.
Quand on sait ce qui n’est pas un courant, dit maintenant :  
qu’est-ce qu’un courant à l’intérieur d’un parti politique
un courant c’est un regroupement de personnes à l’intérieur d’un parti politique qui s’organisent autour d’une idée, d’une vision, d’une pratique, sans altérer et contester la principale idéologie du parti.
Les courants structurent la vie interne du Parti. Héritiers des clubs et groupes politiques qui ont fécondé le parti politique, ils se sont largement modifiés au cours du temps. Officiellement, les courants se structurent autour des motions, c'est-à-dire des grands textes d'orientation rédigés à chaque congrès. Une motion est parfois subdivisée en plusieurs sensibilités, parfois liées à un leader charismatique, ou tout simplement à une manière de faire de la politique et d'analyser la société.
Les courants de pensée politiques, et leurs modèles conceptuels correspondants, guident aujourd'hui majoritairement la pratique dans les partis politiques modernes et démocratiques 3- Repères historiques ou contemporains:
Sans  vouloir être rébarbatifs, nous nous arrêterons à ce qui se fait tout prés de nous, le Parti socialiste français et le FPI
Le Parti socialiste (PS) français est un parti politique de gauche et de centre gauche. Le PS trouve son origine dans le courant de pensée du socialisme, il prend la suite de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO), fondée en 1905 sous l'impulsion de Jean Jaurès et rebaptisée Nouveau Parti socialiste puis Parti socialiste en 1969. En 1971, au congrès d'Épinay, le PS s'élargit en intégrant d'autres forces politiques socialistes.
Plusieurs  courants existent au PS français autour de motions :  Motion d'Harlem Désir, ancien 1er Secrétaire national, actuellement ministre 1. Réformer, animé par Martine Aubry 2. Rassembler à gauche, animé par Laurent Fabius,  3. Agir pour l'Égalité, animé par Claude Bartolone, 4. Répondre à Gauche, animé par les partisans de François Hollande, 5. Socialisme et Démocratie, animé par Jean-Christophe Cambadélis qui vient de prendre le pouvoir au PS, 6. Besoin de Gauche, animé par Pierre Moscovici, 7. La Rose et le réséda, animé par Arnaud Montebourg, 8. Manuel Valls, actuellement Premier Ministre de la France, 9. Un Monde d'Avance, animé par Benoît Hamon et Henri Emmanuelli,  Motion d'Emmanuel Maurel 10. Ambition socialiste, animé par Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès, 11.  Démocratie et Socialisme, animé par Gérard Filoche, 12.  Gauche socialiste, animé par Julien Dray ,

 Motion de Stéphane Hessel 13.  Nouvelle gauche, animée par Pierre Larrouturou 14.  Le Mouvement Utopia, organisation également présente au sein d'EÉLV et du PRG  Motion de Juliette Méadel 15. Nouvelle voix, animé par Gaëtan Gorce, Jean-Louis Bianco et Benoit Joseph  Motion de Constance Blanchard 16. Toulouse mon congrès, animé par Constance Blanchard
Total 16 courant au PS.
Historiquement, la SFIO puis le PS ont toujours hébergé des sensibilités différentes du socialisme français. Aujourd'hui, ces sensibilités vont d'un « aile droite », parfois qualifiée de sociale-libérale, représentée notamment par Manuel Valls15 ou Gérard Collomb16, à une « gauche du PS » menée par Benoît Hamon et Emmanuel Maurel17.
En Cote d’ivoire avec le Front Populaire Ivoirien.
Sa La ligne idéologique : Notre projet de société vient prolonger l’histoire même du socialisme. La faillite du modèle soviétique ayant ouvert l’ère du socialisme démocratique et de l’économie sociale de marché qui lui correspond.
Le FPI récuse et dit non au libéralisme; Le Front populaire ivoirien est un parti socialiste
Le FPI a foi dans le Socialisme Démocratique (S.D);  Le S.D. est un humanisme en tant qu’il « promeut et exalte la personne, comme fin du développement social, son moyen et son moteur en même temps.  C’est pourquoi le FPI est contre l’aliénation sous toutes ses formes;  Le FPI, vise à bâtir une société spécifique, une société libre, une société riche, une société saine et une société dévouée à la justice. La Nation que veut contribuer à construire le FPI doit être une Nation pluriraciale, pluriethnique, pluriconfessionnelle, ouverte.   C’est une société libérée;

 C’est une société libératrice;   Les luttes des citoyens doivent libérer l’Etat de ses servitudes partisanes;  Concrétiser les libertés formelles, offrir des droits égaux à tous;   C’est une société de libertés.  Sa ligne de la conquête du  Pouvoir d’Etat est pacifique tant qu’elle se veut une révolution culturelle, sans la violence physique ou militaire. Le principe de la voie pacifique et démocratique comme moyen d’accès au pouvoir. Tout naturellement est exclut l’usage des armes pour accéder au pouvoir d’Etat.
De sa création jusqu’à sa prise et exercice du pouvoir de 2000 à 2011, le FPI s’en est tenu rigoureusement à ces principes.
En ce qui concerne les courants politiques, on se souvient,  il y a quelques années en arrière, que le Front Populaire Ivoirien dirigé alors par le président Laurent Gbagbo lui-même a connu la création par le camarade  Ahoua Don Melo, précédemment Président du Comité de Contrôle du FPI (Front populaire ivoirien, 1990-96), d’un courant politique, « renaissance » mué en parti politique  qui a fini par retourner au bercail en 2000, c'est-à-dire au FPI.
En 2004, le courant « Solidarité », créé par un des membres fondateurs du FPI, Tapé Kipré existe encore et mène tranquillement ses activités sans mettre en péril la cohésion au sein du Parti.  
Comme on le voit,  la vitalité d’un parti politique se mesure très souvent à l’aune des propositions nouvelles, du foisonnement des idées et du dynamisme des militants. Les courants sont une pratique politique avancée dans les partis modernes. Dès lors, un courant politique ce n’est pas nouveau encore moins une faute.  4- Fondement légal d’un courant dans le FPI,  
Les textes fondamentaux du FPI Amendés et adoptés le 22 juillet 2001fixent le cadre légal du courant.
Article 5 des statuts
Le Front Populaire Ivoirien consacre, conformément au principe de la liberté d’expression, l’entière liberté de discussion en son sein.
Dans le respect des Statuts et du Règlement Intérieur, les militants peuvent s’organiser en courant à l’intérieur du FPI.

Article 57 du Règlement Intérieur
Les courants s’expriment et s’organisent librement à l’intérieur du Parti dans le respect des textes fondamentaux.
Article 58 du Règlement Intérieur
L’expression des courants se manifeste aussi bien dans les Structures de Base que dans les Structures de Direction.
Tout courant peut soumettre un rapport d’orientation de la politique du Parti au Congrès pour débat.
Ce rapport est transmis au Secrétariat Général, deux (2) mois avant la tenue du Congrès.
Le Secrétariat Général est tenu de faire parvenir ce rapport dans les fédérations en même temps que les autres documents du Congrès.
Comme on le voit, chers amis, le Front Populaire Ivoirien se veut donc un parti politique d’avant-garde qui consacre la liberté d’expression en son sein. Il manifeste cette liberté d’expression par la création de courants de pensée, donc de la possibilité d’analyse, de proposition d’une ligne contraire à celle de la Direction du Parti, en organisant cette contrariété dans le respect des Statuts et du Règlement Intérieur.
Conscient qu’on ne peut scléroser une opinion, l’infantiliser et l’inféoder, le FPI, par cette pratique,  a permis de garder son harmonie démocratique depuis sa naissance officielle le 05 mai 1990, tel qu’enregistré au Ministère de l’intérieur en Côte-D’ivoire.
Initier un courant de pensée au FPI n’est donc pas nouveau au FPI, il est même nécessaire à l’expression démocratique. C’est donc à un dépassement, à un exercice de responsabilité et à une appropriation de l’expression démocratique au sein du Parti que nous appelons les militants du Front Populaire Ivoirien: il en va de son  avenir, car il a évité ainsi les divisions et les scissions inutiles liées au refus de l’expression plurielle comme bon nombre de partis politiques l’ont connu en Côte d’ivoire, notamment le PDCI avec la naissance du RDR, de l’UDCY, de l’UDPCI et ainsi de suite. Le PIT, le RDR lui-même, l’UDPCI  elle-même, etc…
Le FPI peut s’enorgueillir d’avoir choisi cette voix de maturité et d’anticipation politique. Il ne faut donc pas que nous, militants de base et des instances du

Parti,  de nos angoisses personnelles et de nos insuffisances politiques, nous  fassions le lit de l’autoritarisme interne et du refus de la modernité et de l’excellence politique. Nous nous sommes donné des balises politiques, nos textes, il faut les observer et les protéger comme la prunelle de nos yeux.
C’est le prix à payer pour rester ce Parti qui se veut la seule alternative politique crédible en Côte d’ivoire. 5- Les droits conférés aux initiateurs et aux animateurs de courant
Quels sont les droits conférés aux initiateurs et animateurs de courant ? Eh bien tous les droits que les statuts et règlement intérieurs du Parti donnent aux militants, notamment :   
1- Le Parti doit créer toutes les conditions pour que le militant jouisse effectivement de son droit à la démocratie, à la solidarité, à la formation, à la critique et à l’information. (Art 20 statuts),
2- Ils  s’expriment et s’organisent librement à l’intérieur du Parti,
3- Ils s’organisent aussi bien dans les Structures de Base (Fédérations, Sections, Comités de Base, Représentations à l’étranger) que dans les Structures de Direction (Congrès, Convention, Comité Central, Secrétariat Général).
4- Ils peuvent  soumettre un rapport d’orientation de la politique du Parti au Congrès pour débat. Ce rapport est transmis au Secrétariat Général, deux (2) mois avant la tenue du Congrès,
5- Le Secrétariat Général est tenu de faire parvenir ce rapport dans les Fédérations en même temps que les autres documents du Congrès,
6- Ils ne seront pas frappés d’ostracisme et d’infantilisme politique,
7- Ils n’ont pas besoin d’autorisation pour s’organiser,
8- Ils ont le droit de participer au large débat démocratique sur la politique du Parti  au Congrès, à la Convention et au Comité Central.
Parce  que  nous  croyons  au  rôle  irremplaçable  des  militants du Front Populaire Ivoirien dans le destin du Parti, notre engagement militant et notre devoir pédagogique ne peuvent admettre de  voir  notre  Parti  se  transformer progressivement en un club de supporters. C’est la raison pour  laquelle il est temps d’en finir avec la personnalisation des enjeux au sein du  FPI.  

On ne peut dénoncer à la fois la nature intolérante et fasciste des régimes qui nous oppriment par manque de dialogue et de débats contradictoires  et en même temps, importer au sein du FPI tous les principes de fonctionnement qui lui dénient l’expression plurielle au risque de le rendre anti démocratique.
Le FPI doit être non seulement un parti de militants efficaces sur le terrain, mais aussi et surtout un parti militant, capable de défendre, en toutes circonstances, ses principes énoncés dans les textes.
Le FPI doit redonner une importance capitale à la formation politique et à la discussion intellectuelle ici et maintenant, au risque de se rendre victime de l’insuffisance politique des ses militants. 6- Les  devoirs qui astreignent les animateurs de courant
Engager une démarche politique qui crée les conditions de l’émergence d'un  Parti democratique nous apparait comme un élément stratégique déterminant tout autant pour la reconquête de l'électorat populaire que pour ouvrir de  nouvelles perspectives, rendre  l'espoir  à  tous  ceux  qui  subissent  les  conséquences  de  la  mondialisation libérale et de la dictature ambiante en Côte d’ivoire.
Pour cela, il nous faut demeurer discipliné en tous égards.
Les devoirs qui astreignent les animateurs de courants sont indiqués dans les textes du Parti. Notamment : - La liberté  d’expression et l’entière liberté de discussion se font dans les espaces prévus à cet effet  au sein du Parti, - L’organisation de courant se fait dans le respect des Statuts et du Règlement Intérieur du Parti, - Tous les membres du Parti sont tenus d’appliquer les décisions prises tant qu’elles ne sont pas remises en cause à la suite d’un débat démocratique, - Les décisions prises par les Organes Centraux de Direction sont exécutoires pour l’ensemble du Parti, - Les militants doivent, à travers leurs actes et leur attitude, diffuser l’esprit démocratique autour d’eux et combattre sans cesse la dictature sous toutes ses formes. (Article 21 Statuts) - Les militants doivent veiller à l’unité du Parti par la solidarité, la discipline, la critique, l’autocritique et la tolérance,
- Les militants doivent lutter contre le tribalisme, la xénophobie, le racisme, la discrimination par le sexe et toute autre forme d’exclusion, - Les militants doivent faire preuve de responsabilité, de volonté et de courage dans l’accomplissement des tâches du Parti, - Les membres du Parti ne peuvent participer à aucune manifestation politique organisée par d’autres partis politiques, ou organiser une manifestation politique avec d’autres partis sans l’assentiment préalable du Bureau de la Section ou du Bureau de la Fédération s’il s’agit d’une manifestation à caractère local ou régional, sans l’assentiment préalable du Secrétariat Général s’il s’agit d’une manifestation à caractère national. (Article 22 Statuts) - Les militants doivent s’acquitter régulièrement de leurs cotisations.
Voila qui est claire pour tous.
Le courant au FPI, une pratique démocratique qui a ses contraintes et ses limites en même temps qu’il produit une sensation claire de liberté dans l’engagement. Ses limites sont celles que lui dites les textes du Parti.
Rappelons que la liberté demeure entière même si elle est toujours en situation : cette notion, propre à J.P. Sartre est synonyme de liberté et il  affirme : « Il n’y a de liberté qu’en situation, il n’y a de situation que la liberté ». De même, la notion de situation suppose la contingence, nécessité du fait, au cœur de laquelle s’exerce chaque liberté. », Le courant de pensée est une situation pour le militant du FPI.  Notre place, notre passé, nos prochains, notre  mort constituent des limites, conscientes ou non, devant lesquelles naissent nos possibilités de choix au cœur même d’une situation que nous n’avons pas toujours choisie. On atteint là les limites de la liberté et par-là les limites de l’engagement. Autrement dit, n’importe qui ne peut faire n’importe quoi n’importe quand ni n’importe où.

Conclusion  

C’est vrai, chers amis, il n’y a pas de liberté intérieure et la pensée et l’action sont deux aspects d’une même réalité humaine. Quoi qu’on fasse, quoi qu’on dise, on choisit toujours. La passivité, la résignation et l’indifférence sont aussi des choix. Choisir ou ne pas choisir de créer un courant de pensée est une liberté en soit.

Il nous faut choisir, chacun à son niveau, de contribuer, d’une manière ou d’une autre, à l’avancement et à l’excellence du Front Populaire Ivoirien sans jamais vouloir en imposer aux autres. La tolérance est une vertu prescrite et qui doit se cultiver inconditionnellement au FPI.
Nos voies sont nos voies et leurs voies sont les leurs. Elles s’affrontent dans un cadre légale identique. Chacun peut et doit choisir sa voie. Il l’assume alors en toutes responsabilités. Le choix que chacun de nous fait ne sépare pas l’acte des effets. C’est une combinaison tonique et la responsabilité qui en découle consiste à tenir compte de l’altération de l’acte afin de ne pas déboucher sur une contre-finalité. Ainsi, le « je n’ai pas voulu cela » traduit un manque de responsabilité. Or dans un parti politique, il faut de la responsabilité.
En tout état de cause, cher amis, tâchons d’être les fers de lance de la refondation de la Côte d’ivoire en commençant par refonder nos vécus militants et nos référentiels politiques.
Je vous engage, vous militantes et militants du Front Populaire Ivoirien en France à vous mettre résolument en ordre de bataille partout où vous êtes, dans quelque instance dans laquelle vous œuvrez, pour la mobilisation des énergies pour une Côte d’ivoire victorieuse avec le FPI.  

Je vous remercie
Fait à Paris le 19 avril 2014  
NGUESSAN LAVRI NICOLAS




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