Mutinerie et grèves du début 2017 en CI: La FIDHOP accuse le Chef de l'Etat et exige de l'égalité dans les solutions !

Lundi 9 Janvier 2017 - 09:51


COMMUNIQUE  :

Les vendredi 6 et samedi 7 Janvier 2017, les populations ivoiriennes ont (à nouveau) été traumatisées et terrorisées par une MUTINERIE des soldats FRCI de l’armée de M. Alassane OUATTARA, à partir de la ville de Bouaké, base historique de la rébellion de 2002, pour s’étendre à plusieurs autres villes du pays, dont Daloa, Daoukro, Korhogo, Man, etc.
La ville d’Abidjan, la capitale économique du pays, qui est peuplée de plus de six Millions d’habitants et qui abrite la quasi-totalité des institutions de la République, ainsi que les représentations diplomatiques dans le pays, n’a pas été épargnée par les mutins. Dans la matinée du samedi 7, des tirs d’armes lourdes ont été entendus dans les quartiers de Cocody (secteur Akouedo, Faya…) et Plateau, le centre des affaires.
Revenu du Ghana, où il s’était rendu le samedi matin pour prendre part à l’investiture du nouveau Président élu dans ce pays, (alors que ces graves événements s’étaient déclenchés la veille dans le sien), le Chef de l’Etat Alassane OUATTARA a dépêché son Ministre chargé de la Défense, M. Alain DONWAHI à Bouaké, pour promettre aux mutins que l’Etat de Côte d’Ivoire va satisfaire à toutes leurs revendications  : au moins cinq à sept Millions de F.CFA et une villa à chacun.
Pendant ce temps, il y a de cela plusieurs semaines, les Fonctionnaires du pays, ceux qui font fonctionner ce «  pays bientôt émergent  » ont fait connaître au gouvernement, à travers leurs différents syndicats, les souffrances qu’ils vivent au quotidien avec leurs familles, face à la cherté de la vie devenue insupportable pour ces citoyens moyens et modestes.
L’absence de solutions, ni aucune promesse n’ayant été faite devant leurs légitimes revendications, ces Fonctionnaires ont décidé d’une GREVE générale à compter de ce lundi 9 janvier 2017.
La FIDHOP (la Fondation Ivoirienne pour l’observation et la surveillance de la Démocratie, des Droits de l’Homme et de la vie Politique), en comparant ces deux méthodes de revendiquer, condamne celle utilisée par les mutins-FRCI, avec les armes, et approuve la grève des Fonctionnaires  !
La FIDHOP reste cependant choquée quant à l’issue que M. OUATTARA et son gouvernement réservent pourtant à ces deux types de revendications. Les mutins-FRCI seront très vite satisfaits – si les promesses sont tenues cette fois-ci  – parce qu’ils disposent des armes à tuer  ; et parce que le Chef de l’Etat actuel sait qu’il leur doit, à eux les ex-rebelles des Forces nouvelles, son accession au pouvoir le 11 avril 2011, contre toutes ces promesses. Tandis que les Fonctionnaires, parce qu’ils organisent de simples grèves pacifiques, n’obtiendront certainement pas de solutions à leurs problèmes. Ils risqueraient même d’être limogés, ou radiés de la fonction publique, ou rapatriés dans le Nord du pays, ou même jetés en prison, parce qu’ils auront osé paralyser l’économie d’un des pays les plus «  émergents  » d’Afrique.
La FIDHOP est d’ailleurs en droit de s’inquiéter du sort qui sera réservé aux mutins, dont l’action relayée dans le monde, a terni l’image du régime-ADO.
La FIDHOP ne peut donc que mettre le Chef de l’Etat Alassane OUATTARA face à ses propres actes et ses relations avec ses ex-rebelles  ; en l’invitant à en assumer les conséquences et toutes ses responsabilités.
La FIDHOP continue de marteler que la Politique, et surtout la Démocratie, ne rime jamais avec la prise des armes  ! Car, qui accède au pouvoir d’Etat par ou grâce aux armes, demeure l’esclave de ces armes et donc soumis à ceux qui détiennent ces armes  !
La FIDHOP doute fortement, par réalisme, que dans l’état actuel de l’économie de la Côte d’Ivoire, M. OUATTARA puisse satisfaire, avant 2020, toutes les revendications de tous les mutins  ; c’est une utopie  !
Et si, par extraordinaire, ces dernières promesses faites aux mutins-FRCI étaient tenues par l’Etat ivoirien, la fronde sociale se généraliserait et tout le pays serait paralysé  ! Mêmes les nouveaux Députés, les futurs Sénateurs, ou le prochain Vice-président de la 3ème République d’ADO, pourraient eux-aussi rejoindre la grève des Fonctionnaires, avant même leur nomination et installation…
Ainsi, comme bilan, au moment de son «  retrait de la vie professionnelle en 2020  », si cette déclaration faite lors des vœux de 2017 était respectée cette fois-ci, l’Economiste Alassane OUATTARA aurait donc réussi (peut-être) à faire de la Côte d’Ivoire, «  un pays émergent  », selon les chiffres du FMI ou de la Banque Mondiale, avec des ex-rebelles et mutins-FRCI devenus très riches  ; cependant, ce pays serait peuplé de millions d’habitants miséreux, avec une Jeunesse diplômée et nécessiteuse  !
EN CETTE ANNEE 2017  :
La FIDHOP souhaite donc plus de COURAGE et de DETERMINATION aux Ivoiriennes et aux Ivoiriens, afin de parvenir à se libérer de cette dictature au pouvoir, qui ne respecte que les ex-rebelles toujours en armes et violents  ; alors que ce pouvoir maintient, volontairement et cyniquement, des Démocrates pacifiques  en prison et en exil.
Et si hier, la Coalition Nationale pour le Changement (CNC) ou le Front du Refus (FDR) associé à la Coalition du Non (CDN) ne sont pas parvenus à mieux mobiliser et guider les populations pour atteindre cet objectif de Libération, alors cette année 2017 doit ouvrir de meilleures voies et inspirer de nouvelles stratégies démocratiques plus efficaces  !
VIVE LA DEMOCRATIE EN CÔTE D’IVOIRE, SANS LES ARMES  !
VIVE LA REPUBLIQUE FONDEE SUR LE RESPECT DES DROITS VITAUX DU PEUPLE IVOIRIEN  !
Fait à Rome, ITALIE, le 8 Janvier 2017

Dr BOGA S. GERVAIS    
Président-Fondateur de la FIDHOP
 




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