Motion pour la libération de tous les prisonniers politiques et une véritable indépendance de la Côte d'Ivoire

Lundi 11 Août 2014 - 05:04


Manifestation de la résistance patrotique ivoirienne devant l'Ambassade de Côte d'Ivoire à Paris
Manifestation de la résistance patrotique ivoirienne devant l'Ambassade de Côte d'Ivoire à Paris
Motion pour la libération de tous les prisonniers politiques et une véritable indépendance de la Côte d'Ivoire
7 AOUT 1960- 7 AOUT 2014
Le 07 aout 1960, au Palais du gouverneur à Abidjan en Côte d’ivoire, le Président Félix Houphouët Boigny, qui avait pourtant affirmé vouloir « renoncer aux rêveries illusoires de l’indépendance », la Côte d’ivoire signait l’acte qui consacrait son accession à la souveraineté internationale, suite à un projet de réforme de l’union française qui avait donné  naissance au referendum du 28 septembre 1958.
Inspirées d’une part, par la charte des Nations unies du 24 novembre 1945 à San Francisco,  qui prône « le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », et d’autre part, par un contexte international marqué par  la défaite française de Den Bien Phu, de la crise algérienne, et de la révolte des indépendantistes camerounais, et de la guerre froide,  les « indépendances » ont été octroyées aux pays africains francophones, pour la plupart au cours de l’année 1960.
En effet, par l’alinéa 2 du préambule de 1958 de la constitution de la cinquième République : la République française a décidé «d’offrir aux territoires d'Outre-Mer qui manifestent la volonté d'y adhérer des institutions nouvelles fondées sur l'idéal commun de liberté, d'égalité et de fraternité »
Comment comprendre aujourd’hui, qu’après plus d’un demi-siècle d’indépendance, que la volonté d’émancipation des peuples colonisés, peuples qui avaient participé à l’effort sacrificiel pour la création d’un monde libre et juste, débarrassé de toute forme d’oppression, et œuvré à consacrer la   victoire des peuples libres sur les régimes qui avaient tenté d’asservir, d’humilier et de dégrader le genre humain, qu’une négation des droits élémentaires de la personne  , le respect des droits des peuples à disposer d’eux-mêmes , la règle de l’autodétermination, la possibilité  d’élire librement les dirigeants de notre choix afin de donner tout son sens à la volonté du peuple , tous ces principes soient bafoués dans notre pays, comme l’attestent les interventions des présidents français Jacques Chirac et  Nicolas Sarkozy dans les  affaires intérieures de la Côte d’ivoire?
Devant ce qui ressemble à une manifestation d’assujettissement néocolonialiste,  telle que décrite par le Président Kwame Nkrumah, néocolonialisme qui donne lieu à une manipulation de notre souveraineté, de notre économie et de notre indépendance à partir d’agents  extérieurs, situation qui engendre de sanglantes et horribles dictatures, comme c’est le cas aujourd’hui en Côte d’ivoire.
Devant de tels faits.
Rappelant que le  but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme ; droits qui sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression.
Rappelant au dictateur Alassane Dramane Ouattara que ,  la démocratie est non seulement l’expression de la volonté du peuple souverain, mais admet le principe de saine concurrence des programmes des partis politiques qui composent une nation d’une part.  Et d’autre part, ce principe suppose l’acceptation du pluralisme politique, de même que le respect de la liberté de pensée, et surtout le droit à la vie, droit inaliénable et consubstantiel à toute personne humaine.
Rappelant que le 26 mars 1992, la Côte d’ivoire a signé le  pacte des nations unies sur les droits civils et politiques. Ce pacte,  en son article 7, interdit « la torture ainsi que les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants »,  et proscrit toute « détention arbitraire », chose contraire à l’état du droit aujourd’hui en vigueur en Côte d’ivoire où sont détenues des personnes civiles et politiques de façon arbitraire.
Rappelant que
Le pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), adopté à New York le 16 décembre 1966 par l'Assemblée générale des Nations unies dans sa résolution 2200 A (XXI), comprend les droits et libertés classiques qui protègent les particuliers contre la torture, les arrestations et détentions arbitraires.
 
 
Rappelant que
Ce pacte met l’accent sur le respect de la liberté d’autrui et la préservation du caractère pluraliste des courants  d’expression politiques et socioculturels.
Cependant, il s’avère que ces principes sont bafoués en Côte d’ivoire, où prévalent des arrestations et détentions arbitraires, des peines privatives de liberté, la violation des droits de la défense ainsi que les principes  d’un procès équitable.
Rappelant que tout Etat de droit repose sur le principe de légalité des poursuites.
Cependant en violant les  droits de la défense, la Côte d’ivoire est devenue un Etat policier, où prévalent le fait du prince et le règne de l’arbitraire symbolisé par les séides du pouvoir autocrate que sont les FRCI, inféodés à la dictature Ouattara
Rappelant que la liberté individuelle interdit toute détention prolongée sans intervention d’un juge, liberté qui repose sur le principe de légalité des peines, qui précise que « nul ne peut être puni qu’en vertu d’une loi établie et promulguée » et que « toute peine privative de liberté doit être fixée par la loi ».
Rappelant que la liberté a pour corollaire  l’inviolabilité du domicile et s’oppose à toute détention arbitraire, liberté qui concerne  la liberté individuelle ainsi que  les libertés publiques, de même que   la sûreté.
Reconnaissant que, conformément à la Déclaration universelle des droits de l'homme, l'idéal de l'être humain libre, jouissant des libertés civiles et politiques,  libéré de la crainte et de la misère, ne peut être réalisé que si des conditions permettant à chacun de jouir de ses droits civils et politiques, aussi bien que de ses droits économiques, sociaux et culturels, sont créées.

Rappelant que :
En vertu des dispositions de l’article 7 de la DDHC (Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 :
« Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la Loi, et selon les formes qu'elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis ».
C’est pourquoi,  devant ce silence troublant et complice de la France et de la communauté internationale.
Nous retiendrons au demeurant que ces droits et libertés sont violés en Côte d’ivoire.

Par ces motifs,
Au vu de ce qui précède ;
Face à la dérive totalitariste qui prévaut en Côte d’ivoire.
Nous interpellons :
Le Comité des droits de l'Homme des nations unies  , ainsi que le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, sur la violation des droits de l’homme en côte d’ivoire ainsi que la violation des droits civils et politiques .

Ce pourquoi :
Nous,
Membres de la Société Civile,
Mouvements associatifs,
Partis politiques,
Amis de la Côte d’ivoire
En raison des impératifs de liberté et de justice et du droit à la vie, droits inaliénables de la personne ;
Soulignons que :
La nécessité de conciliation des pouvoirs de police avec l’exercice des libertés fondamentales au nombre desquelles figure la liberté d’expression, liberté d’expression à laquelle il est gravement et manifestement porté atteinte en côte d’ivoire ;   
Exigeons :
Le refus d’une justice des vainqueurs, contraire au principe d’égalité, comme cela s’est traduit par les transfèrements du Président Laurent Gbagbo et du Ministre Charles Blé Goudé à la Haye.
Par conséquent :
Nous exigeons :
La libération de tous les prisonniers politiques arbitrairement détenus par le pouvoir Ouattara, parmi lesquels l’Honorable Première Dame, Madame  Simone Ehivet Gbagbo.  
Le respect de notre souveraineté en vertu du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, au regard de notre accession à la souveraineté internationale le 7 aout 1960.   
En vertu de quoi
Nous demandons :  
La fin de l’occupation militaire de la Côte d’ivoire par la France, au nom de notre droit à la souveraineté internationale et de notre indépendance.
 
Fait à Paris le 07 aout 2014
 
          CODESCI-PANA, CRI – PANAFRICAIN, GBAGBO FREE,




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