Mort de maître Alioune Beye, soutien à la rébellion angolaise: Une enquête internationale exigée pour situer la responsabilité de Konan Bédié

Mardi 13 Août 2013 - 10:20


Mort de maître Alioune Beye, soutien à la rébellion angolaise: Une enquête internationale exigée pour situer la responsabilité de Konan Bédié

Pour comprendre comment Monsieur Henri Konan Bédié a rejoint facilement la rébellion Ivoirienne du squatteur de la présidence de la république de la Côte d’Ivoire, l’observateur extérieur est obligé de remonter le temps plus loin dans la carrière de ce * has been président de la république *. L’on se souvient encore comme si c’était hier comment Bédié est arrivé au pouvoir à travers l’article sept (7) de la constitution Ivoirienne au soir de la vie du président Houphouët Boigny , ensuite il s’est fait accompagné par monsieur Francis Wodié, le grilleur d’arachides de tous les temps de la classe politique Ivoirienne qui lui a vendu ses services pour que monsieur Bédié gagne sur tapis vert l’unique élection présidentielle qu’il a organisé avant d’être chassé du pouvoir par l’actuel chef rebelle et squatteur de la présidence de la république de la Côte d’Ivoire qui est aujourd’hui son allié stratégique dans les massacres des populations civiles Ivoiriennes.

La carrière politique d’Henri Konan Bédié n’est pas seulement jonchée de cadavres d’innocents compatriotes mais aussi du sang d’ enfants, des femmes, et des vieillards du peuple frère d’Angola à travers son appui militaire , politique, financier et diplomatique à Jonas Savimbi, le redoutable et sanguinaire chef rebelle de l’Unita (union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola) en Angola que l’Afrique a connu et qui supporte bien la comparaison avec les khmers rouges du Cambodge. C’est ce chef rebelle Jonas Savimbi de l’Unita en Angola que monsieur Henri Konan Bédié a appuyé ou soutenu diplomatiquement avec l’octroi à lui et ses chefs rebelles de l’Unita des passeports diplomatiques de la Côte d’Ivoire notre Pays. Henri Konan Bédié fournissant gîtes et couverts au chef rebelle et à ses proches à Abidjan, Yamoussoukro et à Daoukro. La Côte d’Ivoire sous monsieur Henri Konan Bédié devient alors une base stratégique pour le chef rebelle Jonas Savimbi comme l’était la ville d’Istanbul en Turquie pour tous les services secrets des Pays du Pacte de Varsovie et de l’organisation du traité de l’Atlantique du Nord (OTAN) pendant la guerre froide. Jonas Savimbi et ses rebelles partirent de la Côte d’Ivoire pour massacrer des enfants, des femmes et des vieillard en Angola pendant des années avec l’appui militaire, financier et diplomatique de monsieur Henri Konan Bédié et des milliers d’Angolais continuaient à être systématiquement massacrés comme Charles Taylor en Sierra Léone et Jean-Pierre Bimba en Centrafrique. C’est dans cette situation que le Secrétaire Général des Nations Unies d’alors l’Égyptien Boutros Boutros Gali nomme, l’ancien ministre des affaires étrangères du Mali, ancien secrétaire et directeur du département juridique de la Banque Africaine de Développement ( BAD), membre de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, expert en Droit International, Maitre Alioune Blondin Beye représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Angola avec pour mission d’aider à trouver une solution à la guerre imposée au peuple Angolais. Aux conférences de paix de Lusaka en Zambie, Maitre Aliounne Blondin Beye réussi à faire signer le 15 novembre 1994 le protocole de Lusaka au chef rebelle Jonas Savimbi. Le chef rebelle contrairement à l’intérêt supérieur de l’Angola rejeta par la suite le protocole de Lusaka et la guerre reprit en Angola après l’organisation d’une élection présidentielle. Le chef rebelle Jonas Savimbi déserta Luanda la Capitale Angolaise pour retourner dans la rébellion et reprendre la guerre,fort du soutien de Konan Bédié et consorts.

Maitre Alioune Blondin Beye représentant du secrétaire général des Nations Unies en Angola dans un élan de paix pour l’Angola partait rencontrer monsieur Henri Konan Bédié alors président de la république de la Côte d’Ivoire et premier soutien du chef rebelle Jonas Savimbi de l’Angola en Afrique de l’ouest .Maitre Alioune Blondin Beye représentant spécial des Nations Unies en Angola ayant donc à son agenda une rencontre formelle prévue avec Monsieur Henri Konan Bédié à la présidence à Abidjan pour demander à monsieur Henri Konan Bédié d’arrêter de soutenir diplomatiquement, militairement et financièrement le chef rebelle Angolais Jonas Savimbi pour arrêter les massacres d’enfants, de femmes et de vieillards en Angola. Ce message de la paix en faveur du peuple frères d’Angola n’arrivera jamais dans les oreilles de monsieur Henri Konan Bédié car l’avion de commandement de maitre Alioune Blondin Beye représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Angola en approche finale à l’aéroport Félix Houphouët Boigny d’Abidjan s’abima dans la forêt de Bingerville d’une manière suspicieuse le 26 Juin 1998. Maitre Aliounne Blondin Beye y laissa son bâton de pèlerin, sa vie, pour la paix en Angola et en Afrique. La mort de maitre Aliounne Blondin Beye dans cette tragédie me déchira le cœur car je connaissais maitre Aliounne Blondin Beye et son engagement en faveur de la paix en Angola et en Afrique. J’avais collaboré avec lui à Abidjan, à Banjul (Gambie) et à Lusaka (Zambie) dans le cadre du Droit Internationale Humanitaire. Au cours d’une de nos réunions de travailles, il dira ceci : « J’ai été conseillé de Moussa Trahoré (ancien président du Mali), lorsque je lui disais de donner des journaux à ses opposants qu’il mettait en prison dans le nord désertique du mali, il refusait. Voila aujourd’hui, c’est lui qui a pris la place de ses opposants dans les mêmes prisons au Nord du Mali. »

Maitre Aliounne était très humain, un homme simple et disponible pour l’Afrique, C’est pour lui que nous demandons qu’une nouvelle enquête sur l’accident de son avion qui lui a couté la vie à l’aéroport d’Abidjan soit ouverte pour déculpabiliser monsieur Henri Konan Bédié car maitre Alioune Blondin Beye, représentant spécial des Nations Unies en Angola à disparu dans des conditions qui soutiennent la responsabilité de Konan Bédié. Il faut donc une enquête sérieuse pour non seulement permettre aux ayants droits de la victime d’obtenir une réparation mais surtout pour connaitre l’étendue de l’implication personnelle dans cette affaire de Konan Bédié, aussi une autre enquête internationale ou du Gouvernement Angolais pour aussi connaitre l’étendue de la responsabilité personnelle de monsieur Henri Konan Bédié dans les massacres des enfants, des femmes et des vieillards en Angola par le chef rebelle Jonas Savimbi soutenu pendant des années par monsieur Henri Konan Bédié. Le soutient diplomatique, militaire et financier de monsieur Henri Konan Bédié à Jonas Savimbi alors chef rebelle de l’Unita en Angola est bien documenté par le gouvernement Angolais, l’ONU, l’Union Africaine et plusieurs organisations régionales et des droits de l’homme. L’enquête sur la responsabilité d’Henri Konan Bédié dans les massacres de l’Unita de Jonas Savimbi, lui permettra d’aller se défendre et se faire blanchir à la cour pénale internationale pour crimes de sang en Angola, comme les crimes de Charles Taylor en Sierra Léone et de Jean Pierre Bemba en Centrafrique. Lorsqu’Henri Konan Bédié finira de se faire blanchir par la Cour Pénale Internationale pour ses crimes en Angola, il pourra alors s’il le souhaite se présenter comme candidat à la présidence de la république de la Côte d’Ivoire car l’administration de notre Pays dans toute sa composante ne peut continuer à être un nid de criminels, de rebelles qui se convertirent en politiciens ou en administrateur et qui se croient tous ou l’on a fait croire qu’ils sont à l’abri de la justice internationale. Ils devraient savoir que leurs crimes sont imprescriptibles, ce qui voudrait dire pour nos ignorants qu’ils peuvent prendre le convoi de la Cour Pénale Internationale même dix ou vingt ans après etc. A la lumière donc des crimes de Konan Bédié en Angola, l’on peu aujourd’hui comprendre pourquoi il s’est joint facilement aux rebelles en Côte d’Ivoire.

 

Source: www.abidjan.me

 





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