Mise au point du NPR (Ex-COPACI) face aux rumeurs infondées.

Mardi 12 Juin 2012 - 07:20


Mise au point du NPR (Ex-COPACI) face aux rumeurs infondées.
La vie est souvent une arithmétique des plaisirs et de peines. Cette constance se justifie en politique où les intérêts égoïstes prennent le pas sur la défense de réels idéaux. Le jeu politique avec ses alliances de façade se révèle dangereux pour ceux qui entendent allègrement profiter de certaines luttes, pendant que d’autres la déclenchent et la font. A une semaine du procès historique du système hideux de la françafrique, nébuleuse nocive contre laquelle nous entendons nous opposer, certains individus s’adonnent à une entreprise de diabolisation digne des apprentis sorciers. Leur dernier fait d’arme, tirer à boulets rouges sur le Nouveau Parti Pour le Rassemblement, en l’accusant à tort d’avoir participé au transfèrement du Président Laurent Gbagbo à la Haye. Argumentation fausse et irresponsable proche du ridicule. Le NPR rappelle à toute fin utile, qu’en tant que jeune parti, le combat qu’il a mené pour la justice, en s’opposant aux fossoyeurs de la République, est une réalité que nul esprit ne saurait travestir. C’est une scandaleuse contradiction quand nous savons que ceux qui colportent de telle rumeurs, ont souvent accompagné le NPR, à cette époque le COPACI, à la HAYE afin d’appuyer sa requête, s’agissant des crimes commis par les rebelles à partir du 19 septambre 2002. Aujourd’hui, la décision de la CPI, de mener les enquêtes à partir de Septembre 2002, comme l’exigeait la requête adressée à la CPI, est en même temps que celle de nombreux anonymes, le résultat de la clairvoyance, du courage et de l’abnégation du NPR. C’est pourquoi, nous pensons injuste et inopportun, à un moment où l’esprit de rassemblement devrait prendre le pas sur les intérêts égoïstes et autres calculs mesquins, que certains esprit s’évertuent à mener un tel jeu. Rappelant que tout parti qui n’assure pas la gestion du pouvoir, se retrouve de fait dans l’opposition. Certains se veulent politiques et alliés au pouvoir en place. Tel fut le cas du NPR, à l’époque de la gestion du pouvoir par le FPI, bien qu’à un certain moment, nous ayons eu quelques divergences telles que l’organisation d’élections sans désarmement préalable. Nous rappelons que le NPR a saisi la Cour Pénale Internationale bien avant la crise post-électorale.
Notre première requête de saisine, datée du 20 octobre 2008, dont une copie pour lecture est ci-jointe, fut publiée par le quotidien Notre Voie, du FPI. Cette publication est encore lisible sur google à partir du lien suivant:
http://www.notrevoie.com/develop.asp?id=24679 .

Jonas ZADI
Porte-parole du NPR
(Nouveau Parti pour le Rassemblement et la Démocratie)



Requête de saisine de la CPI par le COPACI
Crise sociopolitique en Côte d’Ivoire : Le copaci demande l’implication de la cour pénale international

 
Le déclenchement de la crise sociopolitique en Côte d’ivoire depuis le 19 septembre 2002 a eu pour conséquence de paralyser le pays, ralentir le progrès économique et bouleverser l’équilibre sociétal. Durant cette période, de nombreuses violations des droits de l’Homme ont été commises : Charnier de Bouaké, massacres de Monokozohi, tueries devant l’Hôtel Ivoire, cambriolages des succursales de la B.C.E.A.O à Bouaké et à Man… Pendant que tous les potentiels candidats peaufinent leurs armes, pour une improbable élection, l’enjeu majeur est avant tout de reconstruire sur des bases saines, une société nouvelle, stable et à jamais unie. La reconstruction de ce grand corps politique aujourd’hui malade et délabré, passe par l’instauration de la règle de la justice, par l’application du principe de responsabilité. Ceci demeure un véritable chantier, quant à la réalisation de ce grand espace de vies communes, dans une société à l’agonie et au bord de l’implosion. Ce serait une hérésie menée par des vents contraires que cette reconstruction puisse faire l’économie de toutes les règles de droit, qui engagent notre Etat en pareille circonstance.
Vu la convention du 17 juillet 1998 portant statut de la création d’une Cour pénale internationale à Rome ;
Vu l’article 7 de la Cour pénale internationale, faisant allusion aux crimes contre l’humanité ;
Vu l’article 8 de la Cour pénale internationale, notamment son paragraphe 2 ii, au sujet des crimes de guerre ;
Vu l’article 10 de la Cour pénale internationale, relatif au pouvoir de la Cour d’intervenir dans tout Etat qui accepte sa compétence ;
Vu l’article 25. Al. 2b concernant la responsabilité pénale et individuelle des auteurs de crimes de guerre ;
Vu l’interdiction de la prescription des crimes de guerre et génocides reconnue par la CPI ;
Vu l’article 28 a ii de la Cour pénale internationale concernant la responsabilité de chefs militaires et autres supérieurs de guerre ;
Vu l’article 71 b .4 de la Cour pénale internationale relatif à l’extermination et autres éléments de crime ;
Vu l’article 82 de la Cour pénale internationale relatif à l’attaque contre les civils ;
Vu l’article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1954 relatif à l’interdiction de la torture ;
Vu l’article 137 du livre II – titre 1er chapitre I du code pénal ivoirien relatif aux infractions contre les droits des gens et aux génocides ;
1.Considérant que le droit international confère à la Cour pénale internationale compétence pour juger de crimes de guerre et autres exécutions extrajudiciaires dans tout Etat partie à la convention, dans le respect du droit applicable à cette occasion ;

 
2.Considérant qu’au nombre des principes fondamentaux reconnus par le Droit international et réaffirmés par la constitution ivoirienne figurent le droit à la vie et à l’intégrité physique ; que ce principe est à la base des libertés individuelles et des droits élémentaires de l’Homme ; qu’en vertu de ce principe, ces fondements ne peuvent être bafoués sur la base d’appréciations extra-judiciaires ; qu’ainsi toutes les personnes politiques, militaires ou civiles soupçonnées d’être les auteurs de tels actes sont passibles de poursuites ;
 
3. Considérant que, si rien n’est fait en ce qui concerne la constitution d’un tribunal pénal international pour la Côte d’ivoire qui condamne tous les coupables de quelque partie qu’ils soient (rebelles, civils, militaires, politiques…), des élections même transparentes ne sauraient suffire à garantir une paix durable et définitive pour la Côte d’ivoire ;
 
4.Considérant que, la possibilité de la construction d’une société juste et transparente repose sur le recours au droit ; que ce principe est la base de toute construction politique stable, fiable et pérenne.
 
5.Considérant que depuis cette période, des exactions, des crimes tant politiques qu’économiques ont été commis. Qu’ainsi, à l’exception des mesures exceptionnelles pouvant être prises dans certaines circonstances qui autorisent la commission d’actes illicites ; qu’il y a lieu, dans le souci de construire une société juste, débarrassée des fantômes des actions néfastes de cette situation, le recours à la justice s’impose, afin d’éviter des vengeances personnelles sources de nouvelles convulsions sociopolitiques.
 
6.Considérant le caractère spécial de certains crimes, caractère qui leur confère une imprescriptibilité, la nécessité d’une réparation prévaut afin de ne pas bâtir notre nation future sur les braises de rancœurs à jamais destructrices. Par conséquent, la responsabilité de tous les auteurs d’actes qui ont eu pour effet de bafouer les droits de l’Homme et les libertés fondamentales, s’impose, afin de faire de la justice ainsi que du respect des droits élémentaires de la personne, les socles de notre société nouvelle ;
 
7.Considérant que toute forme d’arrangement politicien, qui fasse l’économie d’une justice véritable ne saurait être un gage de paix définitive et durable, préalable à un développement durable ;
Le Copaci décide de saisir la Cour pénale internationale, afin de poursuivre tous les auteurs de crimes économiques, de crimes contre l’humanité, et de violations flagrantes des droits de l’Homme pendant la période de crise en Côte d’ivoire.


Fait à Paris le 20 Octobre 2008

Pour le Copaci Jonas Zadi
Secrétaire national chargé de la communication.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 




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