Michel GBAGBO Karim WADE, Faure EYADEMA, Ali BONGO Et Jean SARKOZY, Georges Walker BUSH: Ressemblance ou défiirence?

Vendredi 5 Juillet 2013 - 07:56


Michel Gbagba, le jour de son arrestation par les rebelles ivoiriens
Michel Gbagba, le jour de son arrestation par les rebelles ivoiriens
La Communauté ivoirienne de France a rendu cet après-midi un hommage mérité à Michel GBAGBO, le fils aîné du Président Laurent GBAGBO, capturé en même temps que son père Laurent GBAGBO (le 11 avril 2011) et emprisonné dans le goulag du 21ème siècle à Bouna, dans l’Est de la Côte d’Ivoire, d’où il fait la navette entre ce lieu sinistre et la PISAM ; polyclinique moderne d’Abidjan, devenue hôpital – prison pour ceux qui sont abusivement appelés « pro-GBAGBO ».

Le cas du fils aîné du Président Laurent GBAGBO est énigmatique (on n’y comprend rien). En effet, ce jeune professeur d’université, de nationalité française, du fait de sa mère, originaire de la ville de Lyon (Rhône – Alpes), ne préoccupe pas du tout la France qui, pourtant, bat le tambour médiatique et diplomatique pour d’autres français, retenus en otage sur le même continent africain.

La situation de Michel GBAGBO est si préoccupante qu’il y a lieu de se souvenir du proverbe Bété ainsi libellé  : «  n’est – on pas un oiseau parce que l’on est moineau  ?  »

En d’autres termes, ce jeune homme ne mérite – t – il pas de bénéficier de la condition humaine parce qu’il est le fils du PR GBAGBO  ? Ou alors, être le fils du Président GBAGBO lui est – il préjudiciable  ?

S’il nous est permis de comparer des fils d’autres présidents africains et occidentaux à Michel GBAGBO, notamment Karim WADE, Faure EYADEMA, Ali BONGO d’une part et, d’autre part, Jean SARKOZY, Georges Walker BUSH, notre avis est simple  : le rapport au pouvoir exercé par «  papa  » est diamétralement opposé, selon qu’il s’agit de Michel GBAGBO ou des autres.

En fait, Michel GBAGBO et les autres fils à papa n’ont en commun que la qualité de fils de Président de la République. Concernant particulièrement Michel GBAGBO, il a été discret durant l’exercice du pouvoir par son père. Aucun ivoirien ne peut témoigner qu’il a fait partie d’un cercle de pouvoir proche de son père. Ni son père, ni lui-même n’ont cherché à profiter de cette position présidentielle pour le positionner, comme l’ont fait tous ceux que nous venons de citer. D’ailleurs, aucun membre de la famille du Président GBAGBO n’a été nommé à une haute fonction de l’Etat, comme il l’avait lui-même rappelé devant Cour de La Haye.

Pour revenir aux fils de Présidents ci-dessus cités, au terme de notre comparaison, comme l’on dit,  «  il n’y a pas photo  ». En effet, la situation de Karim WADE (si nos souvenirs sont exacts, avec qui nous avions fait la classe de 4ème au Collège Voltaire d’Abidjan), fils du Président Abdoulaye WADE, actuellement poursuivi par l’Etat sénégalais pour détournement de fonds publics, en dit long sur sa place au cœur du pouvoir exercé par son père. Quant à Faure EYADEMA, nous avons assisté, «  en direct  », au tripatouillage de la Constitution togolaise par les juristes français, pour qu’il succède à son père, décédé après un règne interminable et sans partage. Pour ce qui est de Jean SARKOZY, peut – on comparer un redoublant de 2ème année de Droit à un Docteur en Psychologie  (Michel GBAGBO)? Pourtant, n’eût - été la vigilance de la classe politique française, toute tendance confondue, ce dernier serait actuellement le Directeur de l’EPAD, sans les compétences requises. Néanmoins, l’UMP en fait un homme politique de haut rang au sein de son système politique, parce qu’il est le fils du seul Chef qui a de l’autorité en son sein. Enfin, le cas de Georges W. BUSH, le fils du PR BUSH, reste encore mémorable. Ses crimes iraquiens (il a été reconnu que la guerre d’Irak n’aurait pas dû avoir lieu) qui auraient largement mérité la juridiction de la CPI sont hors de tout champ de pénalisation. On pourrait citer plusieurs cas de ce genre dans le monde politique mondial. Mais pour la communauté internationale, même au simple plan moral, tout cela est normal. Il y a ceux qui ont le droit et ceux pour qui le droit n’est pas fait. Ainsi, quand «  l’abandon des charges est requise pour DSK  », la poursuite de la recherche des charges est requise pour Laurent GBAGBO alors qu’il est stipulé dans la décision de justice, dans les deux cas, que les preuves sont insuffisantes pour qualifier l’infraction et poursuivre le prévenu. Ce mauvais droit, influencé par l’injustice, est aussi subi par Michel GBAGBO et des autres prisonniers liés au PR GBAGBO.

Il me revient donc de remercier, à défaut d’y avoir participé, humblement, les organisateurs de cette manifestation à vélos de ce 22 juin 2013 notamment Prisca DIGBEU, Willy BLAH, Léontine TOPO, Zap KRASSOH, mon neveu Guy DAGOU (qui m’a fait un compte-rendu de cette manifestation), et tous les ivoiriennes et ivoiriennes, qui ont y ont pris part, sous cette pluie battante.

Ce faisant, tous ces ivoiriens ont voulu rappeler à la France et à son gouvernement, que Michel GBAGBO est un citoyen français, métis comme ceux qu’elle adule et qui sont également français, à l’instar de Yannick NOAH, JO Wilfrid TSONGA et Tony PARKER.

En effet, ce jeune français, Michel GBAGBO (il faut insister sur ce fait), croupit en prison à Bouna, dans l’Est de la Côte d’Ivoire, dans des conditions inhumaines. Son état de santé est abîmé. Pourtant, il n’a enfreint aucune loi pénale sauf d’être le fils du Président GBAGBO, ce nouveau délit cautionné par la communauté internationale et la France, qui le passent sous silence.
Aucun délit disons – nous, comme l’avait reconnu la Cour de Justice de la CEDEAO qui jugeait que la détention de Michel GBAGBO était illégale.

Michel GBAGBO est originaire de la France, ce pays des Droits de l’Homme. Va-t-elle sacrifier cette réputation légendaire au nom du subjectivisme politique  ?

Paris, le 22 juin 2013

Zogo Toussaint GOBA (Contribution)








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