Miaka : libère l’aire…

Vendredi 27 Avril 2012 - 00:02


Miaka : libère l’aire…
Lors de son passage en Europe, Miaka a ouvertement affirmé, ironisant subrepticement sur la tendance du Président Gbagbo à ouvrir l’espace politique à ses adversaires, que c’était quasiment la nature de celui-ci. Le disant, il n’a fait qu’enfoncer des portes non closes. Effectivement, notre Président l’a fait, mais peut-être dans l’optique d’aérer ou apaiser l’environnement politique. Il est vrai que la récolte en termes de retombées pour la Nation fut maigre et aigre. On aurait pu se passer de certains réflexes généreux et embastiller sans état d’âme les fossoyeurs de la République, cela est pour nous, plus qu’avant, une évidence qui fait mal : la gangrène n’a pas été convenablement circonscrite. Mais un autre point des propos de Miaka a été déstabilisant voire attristant. Il a dans son élan laissé entendre que lui –même n’avait jamais été nommé ministre. En regardant la vidéo de cette intervention, je me demandais ce que pouvait cacher ces petites récriminations. Le lieu et le moment étaient-ils indiqués pour pareilles affirmations ; notre camarade prenait-il au sérieux la tâche à lui confiée, et vers quelle rive s’apprêtait-il à faire accoster le digne navire Ivoire ? Après réflexion, il m’apparaît clairement que n’avoir pas été ministre, ne pouvait intégralement être une faute de la part du Président Gbagbo. Celui-ci comme tout être fait des erreurs et parfois des fautes, mais pour ce qui est du cas Miaka, il semblait avoir des raisons suffisantes. Les bévues que le président intérimaire du FPI multiplie, ne sont pas de nature à faire croire qu’il avait le profil requis pour assumer, au nom de son parti, un portefeuille ministériel. Il est vrai qu’il y a eu des cadres ou naufragés de la culture pires que lui qui malheureusement ont été choisis pour gérer le pays. Mais l’efficacité et la hauteur d’esprit qui doivent caractériser un responsable politique digne de notre époque et de nos attentes légitimes, sont loin des pratiques de petit niveau de notre intérimaire. En l’absence du grand chef, ce parti mérite au moins un chef à même de baliser et orienter intelligemment les perspectives. Les petites nominations ou autres intrigues qui accroissent le désespoir des compatriotes, sont, par les temps qui courent, fondamentalement inadéquates. Nous attendions du camarade Miaka qu’il nous fasse oublier l’absence des ténors embastillés en rassemblant massivement les ivoiriens dignes qui n’attendent que des mots d’ordre de portée significative pour participer activement à la libération du pays. Et cela, en lieu et place des méfaits qui suintent la couardise et la traitrise. Nous attendons des prises de position quotidiennes sur la réalité peu reluisante de la Nation. Par exemple, Bakayoko, ministre de l’intérieur a accusé Mr Koné Katinan de vol. Nous aurions souhaité que Miaka s’insurge contre ces propos et exige une excuse publique. Cela lui aurait donné de la consistance et pousser au respect des collaborateurs du Président Gbagbo. Il a fallu que ce soit l’accusé lui-même qui, de l’étranger, donne de la voix. Cela est peu sérieux. De même, la loi sur le foncier rural va bientôt être balafrée au nom des indications malhonnêtes de Marcousis. Il serait bon que le FPI et de manière générale l’opposition digne s’indigne et alerte. On n’a pas besoin d’une convention pour faire entendre la voix des ivoiriens qui, unanimement approuvent la loi actuelle. Il est des silences qui finissent par accuser. En France, il y a une élection au cours de laquelle il n’y aucun rappel des tueries de Sarkozy. Et cela parce que ceux qui devaient pousser leurs camarades progressistes à en parler ne comptent même pas sur l’échiquier politique, occupés qu’ils sont à manigancer au petit niveau. Les ivoiriens dignes ont plus que jamais le devoir d’être irrespectueux face aux carences manifestes de leurs responsables. La critique doit être sans concession pour éviter le naufrage général promis au continent. Les dossiers chauds doivent être traités sans feinte. A force de différer les priorités et taire les urgences, la vermine a prospéré et atteint ses objectifs, et nous en souffrons tous. Le camarade Miaka a tous les outils pour mener frontalement le combat : qu’il libère ou aide à libérer l’aire nationale indûment occupée par les prédateurs. Sa quête forcenée de pouvoir supplémentaire ressemble fort à une fuite en avant peu en symbiose avec l’attente légitime des patriotes. Il est question de mobiliser et faire vaciller les « certitudes » des négationnistes. L’impératif immédiat commande donc que tous les feux démobilisateurs, principalement allumés en Europe, soient éteints. La diaspora fait un travail efficace et a besoin de quiétude pour mener à bien ses nobles desseins. La contrarier c’est faire chorus avec les analphabètes qui sans vergogne tuent et écument la Nation.

Dr Oyissé, Suisse





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