Miaka aux militants du FPI depuis Bondoukou : “Le temps de la peur est passé”

Nous vous proposons aujourd’hui la dernière partie du point de presse de fin de mission dans le Zanzan du président intérimaire du FPI, Miaka Ouretto tenu le lundi dernier à Bondoukou.

Jeudi 23 Mai 2013 - 23:56


Miaka aux militants du FPI depuis Bondoukou : “Le temps de la peur est passé”
Tout le monde était là parce que chacun sait que ces personnalités qui sont là ont exercé des hautes fonctions dans ce pays. Pascal Affi NGuessan a été Premier ministre, Lida ministre d’Etat.
A ce moment-là notre pays sortait aussi d’une situation difficile et c’est Affi qui conduisait le gouvernement d’alors qui a permis à notre pays de renouer avec la communauté financière internationale. Oui c’était le temps du budget sécurisé et ce sont des choses qui relevaient du génie. Quand on parle de budget sécurité, de budget normalisé et on tend vers la croissance, ce sont des idées novatrices. Quand on dit qu’il faut recruter les dirigeants des régies financières par appel à candidatures et qu’on met en place un cabinet privé qui procède à l’analyse des candidatures pour choisir les plus forts sans tenir compte de leur partis politiques mais tout simplement parce que ce sont des Ivoiriens, ce sont des idées novatrices qui sont faites pour promouvoir les ressources humaines et qu’il faut saluer. C’est cela le Fpi, c’est cela Laurent Gbagbo. Et ça on ne peut pas l’oublier. C’est pour cela que vous me permettrez de tirer les leçons de notre visite et de lancer un appel aux autorités de ce pays.
La Côte d’Ivoire qui traverse une situation difficile a besoin de paix. Attend la paix véritable. Elle a besoin de réconciliation. Que les frères ivoiriens que nous étions, nous redevenions frères dans nos diversités culturelles et ethniques. C’est cela la Côte d’Ivoire. De sorte que les ivoiriens se retrouvent on ne sait pas qui est d’où. C’est le défi que nous devons relever ensemble. Faire de la Côte d’Ivoire une zone culturelle avec sa diversité ethnique une Nation. C’est cette Côte d’Ivoire que nous devons reconstruire. C’est pour cela que nous disons que la crise qui est arrivée et qui est peut-être une crise de croissance est une crise politique. C’est rappelons-le Dominique De Villepin en moment-là ministre des affaires étrangères français qui disait : « Cette crise, elle est politique, elle appelle des solutions politiques ». le Fpi voudrait rappeler ici les positions qui ont été toujours les siennes par rapport à cette crise politique. il y a eu des morts et des victimes de toutes sortes. C’est pourquoi nous ne devons pas perdre notre self contrôle. Nous devons regarder l’avenir avec espoir et sérénité. La crise politique appelle des solutions politiques. Quand nous disons qu’il faut un dialogue au sommet entre le président Alassane Ouattara et son frère Laurent Gbagbo, il y en a qui parle de justice. On a dit que dans un Etat de droit et de justice des frères ne se parlent pas ? Il y a toujours des phénomènes symboles. Que l’opinion internationale et nationale puissent voir avec des cameras et des images du président Alassane rendre visite à son frère Laurent Gbagbo à la Haye avec le président Bédié parler de la Côte d’Ivoire, même s’ils n’ont rien dit, avant qu’ils ne reviennent la Côte d’Ivoire sera déjà réconciliée. C’est ce que nous avons toujours dit et nous insistons là-dessus. Même ceux qui parlent de justice ils ont vu l’audience de confirmation et d’infirmation des charges, nous attendons avec la main tendue vers Dieu. Dieu qui est un Dieu de justice et d’équité sait que ce qui est reproché à Laurent Gbagbo ne peut pas être vrai parce que c’est son cœur qu’il a donné à ses compatriotes. Son cœur qu’il a toujours donné à ses compatriotes, à l’Afrique toute entière et au monde. Il n’a jamais fait de distinction. Et je le dis parce que je le pressens et parce que c’est la justice de Dieu, Laurent Gbagbo va bénéficier d’un non lieu et il va revenir dans son pays. Et au nom de la réconciliation, il faut que Laurent Gbagbo revienne. Partout où nous sommes passés ici, tout le monde même ceux qui ne savent même pas ce que c’est que la politique, criait « libérez Gbagbo, libérez Gbagbo », c’est le cri qui nous avons entendu. Ça veut dire toute la Côte d’Ivoire réclame Laurent Gbagbo au nom de la paix et de la réconciliation. Si Laurent Gbagbo n’est pas de retour, tout ce qu’on fait c’est pour se faire plaisir personnellement. Or quand on est dans une société on n’agit pas que pour soi-même. On a besoin des autres même d’un plus petit que soi. Et Laurent Gbagbo une figure emblématique de ce pays en qui des ivoiriens se reconnaissent.
Oui nous ne sommes pas allés aux élections parce qu’il faut sauver les ivoiriens. Il faut sauver la paix en Côte d’Ivoire. Il faut sauver la cohésion en Côte d’Ivoire. Nous sommes aujourd’hui des professionnels de la politique. Et cette politiquer nous allons la faire jusqu’à ce que la Côte d’Ivoire retombe sur ses pieds. Nous allons rentrer partout, nous allons parcourir le monde, rentrer partout voir les bonnes volontés pour leur dire aidez-nous à sauver notre pays. C’est ça l’objectif des missions que nous faisons à l’extérieur. Nous n’avons pas de moyens, mais nous les faisons. Mais avec ce que nous venons de voir ici, nous pensons que ces moyens les autorités vont nous les donner. Les moyens que nous demandons c’est un droit pour nous. Et il faut qu’on se comprenne bien, nous ne quémandons pas, c’est un droit. Et il ne faut pas qu’on dise « si on donne les moyens au Fpi, ils vont détruire le pays. Nous, nous voulons plutôt fortifier la Côte d’Ivoire. c’est pourquoi il faut que l’Etat de droit fonctionne. L’Etat doit fonctionner. Tous ceux qui ont servi l’Etat à un haut niveau ne doivent pas être traités comme des moins que rien. Nous avons été député pendant 10 ans, j’ai été directeur de cabinet du ministre de l’industrie, du Premier ministre, on entend notre retraite c’est bloquée pourquoi ? Pourquoi ne veut-on pas nous payer notre pension de député ? Pourquoi ? On les bloque, peut-être veut-on qu’on meurt. Doit-on être à la tête d’un Etat et souhaiter que ses compatriotes meurent ? Ça ce n’est pas une République. Quittons la République bananière. Revenons dans l’Etat de droit pour que main dans la main nous puissions reconstruire une Côte d’ivoire forte et moderne, et non une Côte d’Ivoire qui recule de 100 ans. Non, les devanciers ont fait un travail trop noble pour qu’on vienne le galvauder. Non il faut qu’on aille de l’avant. Il faut que Laurent Gbagbo sorte pour qu’il y ait la paix véritable et la réconciliation vraie. Oui il faut que tous nos camarades sortent de prison pour qu’il y ait réconciliation. C’est pourquoi nous avons toujours indiqué qu’il faut une loi d’amnistie générale. Lorsqu’on sort d’une situation aussi difficile, chacun à une rancœur quelque part. il faut donc apaiser les cœurs. C’est une loi d’amnistie qui va permettre d’apaiser définitivement les cœurs. Elle permettra à tous les prisonniers de recouvrer la liberté et à tous les exilés de rentrer sans crainte. Il faut que tout le monde rentre pour retrouver leurs frères et respirer l’air frais de la lagune ébrié.
A nos structures, nous disons qu’il faut se débarrasser de la peur. Celui qui dit maintenant qu’il a peur et qu’il ne peut pas recevoir une délégation du parti, c’est faux ! Voyez nous sommes venus dans le Zanzan et nous avons tourné librement. Pourquoi avoir peur maintenant que les autorités mettent à notre disposition les policiers et les gendarmes pour assurer notre sécurité. Les préfets et sous-préfets nous reçoivent selon les règles démocratiques. Evidemment à nous de les respecter aussi en leur écrivant pour leur donner notre programme de visite. Alors camarades mettez-vous au travail. Les camarades du Zanzan viennent de vous lancer un défi qu’il vous faut relever. Il faut que chaque région se donne les moyens de relever ce défi.
Merci encore une fois au camarade NGuettia, le national chargé du Zanzan, merci à Kambou Difilé, merci à tous les fédéraux du Zanzan et à tous les militants et sympathisants.
Nous voulons aussi lancer un appel à tous nos camarades responsables de partis politiques, d’Ong et de la société civile. Pour dire que nous devons nous retrouver autour de l’idéal commun. Notre idéal commun c’est la république de Côte d’Ivoire. Comment faire vde la Côte d’Ivoire un Etat de droit, un Etat démocratique. C’est cela qui doit nous rassembler au-delà de nos divergences politiques. Nous sommes liés par un seul intérêt, celui de notre pays la Côte d’Ivoire. or notre se meurt aujourd’hui, il faut avoir le courage de le dire. Nous qui voyageons beaucoup, nous entendons certains discours qui sont tenus sur notre pays. Nous ne devons pas laisser nourrir la Côte d’ivoire. Nous devons nous retrouver autour des grandes questions qui engagent la Côte d’Ivoire. Ces grandes questions ce sont les problèmes de la nationalité, ce sont les problèmes du foncier, il ne faut pas nous voiler la face. Le Fpi appelle à un débat national pour que nous débattions de toutes ces questions-là. Les questions de la nationalité et du foncier ne sont pas des petites questions qu’il faut traiter dans les bureaux. Il faut qu’on le fasse dans le cadre d’un débat national pour qu’on trouve des solutions définitives.
Les questions d’ordre nationale ce sont aussi les questions sécuritaires. Il ne faut pas traiter ces questions de façon partisane. Non, il faut se débarrasser de la Côte d’Ivoire des esprits de vengeance et mercantilistes.
La Côte d’ivoire a trop souffert. Nous avons vu des frères tomber sous nos yeux. Nous avons vu des morts. Nous avons assisté à des scènes horribles. Mettre les pieds sur un être humain et l’égorger, éventrer une femme enceinte, tirer dans le dos de quelqu’un, ce sont des scènes abominables. Plus jamais ça dans ce pays. Il faut que nous puissions nous retrouver de nouveau en frères. Et c’est le rôle des autorités de le faire. De ramener la paix et la cohésion dans ce pays. Que Dieu nous aide sur ce chemin. La Côte d’Ivoire a besoin de paix, la Côte d’Ivoire a besoin de réconciliation. Les Ivoiriens ont besoin de se retrouver ensemble avec nos belles femmes, avec nos enfants intelligents, nos vieux pétris de sagesses qui sont prêts à nous raconter notre histoire. Cette histoire qui adoucit les cœurs et qui berce. Oui puisons dans notre histoire pour nous aimer les uns les autres. C’est ce message qui je voudrais lancer depuis Bondoukou. Il y a de l’espoir. Merci à vous tous et que Dieu mette sa main sur la Côte d’Ivoire.



Propos recueillis par Boga Sivori bogasivo@yahoo.fr envoyé spécial dans le Zanzan.
 




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