Miaka Ouretto, pdt par intérim du Fpi : «Gbagbo doit bénéficier d’un non-lieu le 28 mai»

A Bondoukou, dans le cadre d’une vaste tournée qu’il a entreprise dans le Zanzan, le président intérimaire du Front populaire ivoirien (Fpi), Miaka Ouretto a partagé avec les militants de son parti, son optimisme quant à une possible libération de Laurent Gbagbo.

Samedi 18 Mai 2013 - 07:36


Miaka Ouretto, pdt par intérim du Fpi : «Gbagbo doit bénéficier d’un non-lieu le 28 mai»
Entre optimisme et supplications, les frontistes croient dur comme fer que Laurent Gbagbo reviendra. Jeudi à Bondoukou, Sylvain Miaka Ouretto, le président par intérim du Front populaire ivoirien, a dit toute sa foi en une possible relaxe de son mentor, détenu à la Cour pénale internationale (Cpi), à La Haye. « En Europe, la mobilisation est forte et le 28 mai, Laurent Gbagbo doit bénéficier d’un non-lieu. Il doit retrouver sa liberté », a-t-il déclaré. Puis, argumentant, il a expliqué pourquoi l’ancien président ivoirien, poursuivi pour son rôle dans les événements de la crise postélectorale, doit être remis en liberté. « Comment quelqu’un qui arrive au pouvoir et nomme ses adversaires ministres peut-il être un dictateur ? C’est l’intérêt de la Côte d’Ivoire qui compte pour lui. Laurent Gbagbo va revenir et il sera réhabilité et nous serons nombreux pour célébrer la victoire, le retour de la paix en Côte d’Ivoire. Il faut que les autorités de ce pays se donnent les moyens pour que la paix revienne rapidement, pour que la réconciliation soit effective », a-t-il défendu son mentor, tard dans la soirée, à l’espace Ahinifié, avec l’ensemble des fédéraux, des secrétaires de sections, des membres des comités de base et plusieurs centaines de militants de son parti. « Vous avez tous vu Laurent Gbagbo à la dernière audience de confirmation de charges, comment l’homme a affiché sa sérénité, comment ses avocats avec beaucoup de professionnalisme ont eu à démonter tous les arguments de ce comédien d’argentin qui se dit procureur et qui a monté des dossiers sans vraiment se donner le temps et les moyens de les consolider », a encore ajouté le chef de file des frontistes, avant de bocarder le régime Ouattara. « La pression est plutôt sur le pouvoir, car on a fini par découvrir leur vrai visage. C’est Ouattara qui a des problèmes et c’est lui qui est présenté comme l’homme violent », s’est offusqué l’ancien président du conseil général de Soubré. Dans cette veine, le président par intérim du Fpi a décerné un satisfecit à ses partisans qui, selon lui, ont su résister aux provocations. « Je vous félicite parce que vous avez adopté une attitude qui m’a beaucoup aidé. On a présenté Laurent Gbagbo comme le pestiféré, comme le violent, comme le tueur ; si vous avez été habités par des sentiments de vengeance et de récrimination, mon travail allait être difficile. C’est toute la planète que nous avons contre nous. Mais vous avez gardé votre calme, votre sérénité. Là où on vous provoque, vous opposez la maturité, l’intelligence et la fraternité. Ça m’a beaucoup aidé, de sorte que Laurent Gbagbo qu’on présentait comme un homme violent, les choses se sont inversées », s’est-il réjoui. En outre, il a livré un message d’espoir à ses militants. « C’est le vent qui a renversé la farine de la vieille, qui refroidit sa bouillie. C’est ça aussi les Occidentaux. Ce sont ceux-là mêmes qui ont placé Ouattara, qui vont l’enlever ; ce n’est pas nous. Le Fpi n’est pas un parti violent. Nous nous sommes toujours inscrits dans la ligne de la transition pacifique et de la démocratie. C’est par la voie des urnes que nous allons balayer tous nos adversaires », a-t-il déclaré. Pour montrer le poids de son parti dans le jeu politique ivoirien, il est revenu sur les taux de participation aux récentes élections. « Oui, le Fpi est un parti des élections et quand il dit : ‘’je ne vais pas aux élections, c’est la catastrophe’’. Voyez ce qui se passe actuellement : Tu es élu et tu doutes de toi-même, tu doutes de ta propre élection. A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Nous n’avons pas participés aux élections couplés et le camp Ouattara a subi sa quatrième défaite. Quand, nous décidons de ne pas aller aux élections et que le taux de participation est de 16%, c’est que c’est nous qui avons gagné et les Blancs qui connaissent la démocratie le savent », s’est félicité Sylvain Miaka Ouretto.

Jean Michel Ouattara à Bondoukou



Publié le samedi 18 mai 2013  |  Nord-Sud




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