Menace de déstabilisation: La France met en doute le rapport de l’Onu . La position de Paris sur le cas Nady Bamba. Des hommes du capitaine Sanogo chez Soro

Les partisans de Laurent Gbagbo en exil mijotent un coup tordu contre le régime Ouattara. Là-dessus, les autorités françaises n’ont pas de doute.

Mercredi 17 Octobre 2012 - 06:57


Le Ministre français de la Défense, Gérard Longuet, en visite de travail à Abidjan
Le Ministre français de la Défense, Gérard Longuet, en visite de travail à Abidjan
Du moins si l’on en croit le confrère Jeune Afrique, dont l'information publiée dans sa dernière édition, a été reprise sur le blog officiel du président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro. Il ressort du document que des pro-Gbagbo en exil ont tenu des réunions secrètes en Gambie et au Ghana cet été, en vue de planifier des opérations de déstabilisation du régime. C’est en tout cas ce que soutient le ministère français de la Défense.
Sur ce point donc, la France rejoint le rapport des experts des Nations-Unies sur la Côte d’Ivoire, ébruité récemment, et qui accuse les dignitaires de l’ancien régime Gbagbo de projeter des actions de déstabilisation dans leur pays. Là s’arrête la convergence de vue entre les autorités françaises et les experts onusiens.
En effet, en bien des points, la France met en doute le rapport produit par ceux-ci ; rapport qui doit être examiné bientôt par le conseil de sécurité de l’Onu. D’abord, sur le cas Nady Bamba, cité au nombre des financiers des conspirateurs. Le ministère français de la Défense dit en effet douter que la seconde épouse de Laurent Gbagbo apporte un « soutien financier(…) à des opérations armées menées depuis le Ghana et le Liberia ». De deux : le même ministère français de la Défense prend avec des pincettes l’information rapportée par les experts mandatés par l’Onu, selon laquelle des pro-Gbagbo auraient pris attache avec des islamistes du Nord-Mali aux fins d’instaurer une « coopération ». « Les liens supposés entre les militaires pro-Gbagbo et les jihadistes d’Ansar Eddine, n’ont pas, non plus, pu être recoupés », souligne l'article repris sur le blog officiel de Guillaume Soro.
Il y est par ailleurs révélé qu’à la suite du rapport onusien le mettant en cause, l’ex-chef de la junte malienne, le capitaine Haya Sanogo, a dépêché deux émissaires à Abidjan pour rencontrer Soro. La rencontre se serait tenue à l’hôtel du Golf. Les émissaires du capitaine Sanogo seraient venus dire au président de l’Assemblée nationale que celui-ci ne s’associerait jamais à un quelconque projet de déstabilisation de la Côte d’Ivoire. « Ne vous mettez pas en travers du travail de reconstruction en Côte d’Ivoire, vous pourriez avoir des ennuis avec la communauté internationale », l’a mis en garde Guillaume Soro.

Assane NIADA
Source: L’Inter
 




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