Menace de déstabilisation :13 suspects arrêtés à Yamoussoukro et transférés à la DST

La journée du lundi 24 décembre 2012 a été marquée à Yamoussoukro par l’interpellation de 13 individus considérés comme des suspects par la police nationale. Ce sont des anglophones, précisément des Nigérians, qui ont soutenu être en transit pour leur pays.

Mercredi 26 Décembre 2012 - 07:34


FRCI en patrouille
FRCI en patrouille
Selon les témoignages confirmés par la police, ces individus, en provenance du Liberia sont arrivés vers midi au niveau de la gare routière de la ville avec l’un de leurs 3 véhicules en panne. « Il s’agit d’une voiture de sport noire immatriculée Joe 100. Les 2 autres véhicules étaient de type Toyota Camry, l’une de couleur rouge-bordeaux et l’autre jaune-or, immatriculés respectivement PC 20908 et PC 20505 », nous a confié un témoin de l'interpellation. A la gare, ces anglophones, de très grande taille, portant des dreadlocks (forme de cheveux, prisée dans le milieu des Rasta ndlr) et vêtus de Jeans, communiquaient au téléphone en anglais. « Ils cherchaient à avoir des mécaniciens ou au pire des cas, ils souhaitaient vendre la voiture en panne », a expliqué une source proche de la police, rapportant les propos de ces nigérians. Leur allure suspecte à amener des jeunes de la gare à faire appel à la police. Une patrouille mixte des forces de l’ordre dépêchée sur les lieux, a bouclé le périmètre avant d'interpeller les 13 individus. Ils ont affirmé être en route pour leur pays, en passant par le Ghana, pour aller célébrer la fête de Noël et du nouvel an.
Après un interrogatoire dans les locaux de la préfecture de police, où ils ont passé la nuit derrière les barreaux, deux options se sont présentées aux forces de l’ordre. A savoir les escorter jusqu’à la frontière ghanéenne ou les mettre à la disposition de la Direction de la surveillance du territoire (DST). Finalement, c'est la deuxième option qui semble avoir été retenue. La hiérarchie de la police, selon nos sources, a demandé que les suspects soient envoyés à Abidjan.
Ce qui aurait été fait hier mardi 25 décembre 2012, jour de la Noël. « La Côte d’Ivoire est un Etat de droit. Rien ne leur est reprochée jusqu’à preuve du contraire. Nous allons procéder à quelques vérifications et si nécessaire, nous allons les conduire à la frontière », nous a confié l’un des responsables de la police de la ville. Il faut souligner que les forces de police, de gendarmerie et de l’armée sont en alerte maximale depuis les attaques répétées contre leur position. Elles ont mis les bouchées doubles pour cette période de fin d’année.
 
Blaise BONSIE à Yamoussoukro
Publié le 26 décembre 2012
Source:L'inter




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