Me Kouassi André : « Le militant du Fpi doit lutter contre le tribalisme et l’exclusion »

Mercredi 19 Juin 2013 - 08:37


Me Kouassi André : « Le militant du Fpi doit lutter contre le tribalisme et l’exclusion  »
« Il est important que le militant connaisse les textes fondamentaux du Fpi. Ça l’aide à cadrer son discours dans son environnement, face aux autres partis et à l’Etat », a souligné Me Kouassi André, secrétaire national chargé de la formation politique au Fpi.

Il a fait cette déclaration le samedi 15 juin dernier au siège provisoire du Fpi à Attoban à la séance de formation portant sur les principes, les textes et l’idéologie du Fpi.
Pour cette formation qui avait pour cible les secrétaires nationaux, les membres de la direction du Fpi et les membres des commissions techniques du Comité central, le formateur était entouré de ses collaborateurs Goué Ouapo et Guiboni Sin Sin Roland.

« Quand on n’est pas formé, on n’est pas tolérant », fait remarquer Me Kouassi André dit Lokossué. Il a d’entré insisté sur l’idéologie du Front populaire ivoirien. « Le Fpi est un parti socialiste qui proclame son attachement aux libertés, à la solidarité, à l’égalité et à la démocratie ». Le chargé de la formation a insisté que la base de la démocratie, est la discussion. « Le Fpi exige une large discussion et les décisions sont exécutoires », a-t-il rappelé. C’est, précise-t-il, son attachement à la démocratie qui fait que les différents dirigeants des organes sont élus depuis le comité de base. Qui doit être militant et que doit être le combat permanent du militant ? « Un Ivoirien peut militer au Fpi. Un étranger peut également militer au Fpi. Le militant du Fpi doit lutter contre la discrimination, le tribalisme, l’exclusion et faire la critique et son autocritique » indique Me Kouassi André.

A part ces principes bien clarifiés dans les textes, le secrétaire national chargé de la formation politique a présenté les organes permanents et non permanents du parti dont l’organe suprême est le Congrès. Il y aussi les structures spécialisées. Sur celles-ci, des interventions ont plaidé pour que les coordinations soient à l’avenir inscrites comme des structures spécialisées. Si à certains endroits, les coordinations ont entretenu des conflits avec les fédérations, à d’autres endroits, les coordinations ont su jouer leur rôle en appuyant pleinement les autres structures de base.

Devoirs et droits du militant

« Les droits et les devoirs sont les faces d’une même médaille », souligne Me Kouassi André. Qui relève que les droits du militant du Fpi sont la liberté, la justice, la sécurité, l’égalité, la solidarité et la démocratie. « Le droit à la liberté est fondamentale », insiste-t-il. Par des devoirs, il a dit que le militant doit renouveler son appartenance au parti chaque année. Il doit respecter les mots d’ordre du parti, participer à sa vie et lutter contre les idées négatives. Selon lui, il y a deux tares qui mettent à mal la discipline. Ce sont, précise-t-il, l’individualisme et la légèreté. « L’individualisme conduit à l’indiscipline et la légèreté favorise la prise en otage d’une structure pour la plonger dans la léthargie ».

« Les courants ne sont pas un fait d’indiscipline. Dans le socialisme, il y a plusieurs courants. Le socialisme n’est pas le même en France, en Angleterre, en Allemagne. Il y a le socialisme africain » a déclaré Kouassi André. Qui a précisé que « Les courants sont utiles.

Les courants sont l’avenir du Fpi. Un courant n’est pas un Fpi bis. Parce que quand une idée est mise en minorité, on se plie à la majorité. Le courant est une bonne chose acquise de haute lutte. Mais la difficulté des courants résident dans le manque de formation et dans le fait que les militants qui se sentent frustrés se déversent dans les courants pour mener une fronde »

Benjamin Koré


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Publié le mercredi 19 juin 2013   |  Notre Voie





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