Mauvaise gouvernance: Le FMI et la Banque mondiale démasquent la caisse noire de Ouattara

Economiste chevronné dont il n’a de cesse de se targuer, Alassane Ouattara vient d’être apostrophé par des institutions financières et non des moindres pour sa gestion approximative des ressources du pays.

Vendredi 29 Novembre 2013 - 18:37


Le Programme présidentiel d’urgence (PPU), dans sa pratique, pose un véritable problème de gouvernance, ont constaté le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale. C’est ce que rapporte le confrère «La lettre du continent», dans sa livraison N°671 du mercredi 27 novembre : «Le FMI et la banque mondiale exercent d’amicales pressions auprès d’Alassane Ouattara pour la suppression du Programme présidentiel d’urgence (PPU), dont la gestion est jugée trop opaque».  Démarré en 2011 avec une enveloppe de 45 milliards destinée à réaliser des travaux d’urgence dans les secteurs de l’eau potable, de la santé, de l’éducation, de l’électricité et de la salubrité urbaine, le budget a connu une augmentation exponentielle en l’espace de deux ans. Atteignant à l’heure actuelle comme le rapporte le confrère les 200 milliards Fcfa. Une remarque bien pertinente qui pose le problème fondamental de l’utilisation de ces ressources, de l’argent du contribuable. Il est clair que ce fonds, dans sa gestion, poserait un jour ou l’autre problème dans la mesure où il est directement géré à travers le Fonds spécial présidentiel que dirige le frère cadet du chef de l’Etat Birahima Téné Ouattara. Si les institutions de Bretton Woods demandent ainsi la suppression pure et simple de ce programme, c’est dire que le mal est profond. La situation est si préoccupante que ces institutions n’ont pas eu d’autre alternative, elles dont les liens d’amitiés avec Alassane Ouattara - à en croire le chef de l’Etat - sont séculaires. Nul doute, le FMI et la Banque mondiale ont fini par s’apercevoir que leur «ami» utilise à d’autres fins l’argent du contribuable. Parce qu’en même temps que l’on prétend utiliser l’argent du contribuable pour lui offrir par exemple une meilleure qualité de réseau électrique, le délestage se signale dans le pays. Pour ne citer que ces exemples-là. Ce programme méritait-il en réalité d’être mis sur pied dans la mesure où des ministères existent déjà ? Pourquoi ne pas en outre confier ces travaux aux élus locaux, maires et conseillers généraux, afin que ceux-ci jouent pleinement leur rôle véritable, eux qui en sont à se tourner les pouces faute de financements ? Mais non ! L’on a jugé utile de confier la tâche à son frère cadet pour un meilleur suivi familial vu qu’il ne rend compte qu’à son ainé-président et à personne d’autre.

Par Hermann Djea

Source: Le Nouveau Courrier N° 937 Du Jeudi 28 Novembre 2013




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