Marche du Front du refus. Les ivoiriens ont vaincu la peur sous la pression des gaz lacrymogènes: Et si c'était un signe prémonitoire de la libération du peuple? (Par Joel Ettien)

Samedi 29 Octobre 2016 - 09:14


Honneur et gloire au peuple ivoirien qui vient de prouver à la face du monde la rédaction de son destin. Ils ont vaincu la peur et moi qui pensais perdre tout espoir, je renais comme un bourgeon à la première pluie d'une longue sécheresse. Comme une femme supposée stérile qui enfante pour la première fois, c'est une joie immense qui m'anime et j'extériorise ce soir sur mon clavier.
Or donc, je ne connais pas véritablement mes compatriotes ivoiriens. Que n'ai-je donc pas entendu ça et là, quand le peuple burkinabé s'est levé un matin pour chasser, celui qui voulait coûte que coûte modifier l'ADN de leur pays? Comme un seul homme, ils se sont levés, un bon matin, pendant que le parlement était dans ses tripatouillages, ils les ont encerclés et ce qui devrait arriver, arriva et Blaise Compaoré se trouve aujourd'hui, en exile doré sur le bord de la lagune Ebrié. Qui peut contenir la colère d'un peuple qui crie sans cesse son raz le bol et que personne du pouvoir, ne veut lui accorder une seule écoute?
 Quelles sont les graves conséquences que nous subissons sous M. Alassane Dramane Ouattara? Une des premières de celles-ci, c'est la pétition que les français vivant aux abords de notre ambassade à Paris, sont entrain de rédiger pour demander à l'état de leur pays, de revoir l'implantation de cette "terre ivoirienne" de ce qu'elle crée plus de nuisance que de diplomatie. Sous M. ADO, jamais, ces riverains, n'ont fermé les yeux ou recevoir leurs hôtes dans la tranquillité. Bon sang, c'est un autre dossier. Revenons à la bravoure du peuple ivoirien.
ADO, pensait que quoi? Qu'il allait abuser de nous, par ces moyens de pression, d'oppression, de dictature, nous déloger pour faire sa politique de peuplement? Voilà, un premier jet et ce n'est pas tout. Tout près n'est pas loin.
Comme par coïncidence, c'est le jour des jours, que le premier ministre français a choisi pour se rendre chez le despote monarque. Attention, s'il vous plait, n’étouffer pas le combat de ce vaillant peuple !, il en a trop payé. Plus de sang innocent sur cette inondée de sang inutilement versé dont nos esprits portent encore les stigmates . Alors, je voudrais dire à M. Manuel VALLS, comme il veut être témoin, qu'il ne transforme pas en acteur et donneur d'ordre de tueries. Nous sommes aussi des êtres humains  comme les français, même si nous avions été colonisés par la force de l'impérialisme aveugle de la France. Un peu de respect. Un homme averti en vaut deux.
Chers ivoiriennes et ivoiriens, je saute de joie et dans mes bras, des fleurs pour vous encourager. Ici, à Paris, nous avons pris toutes les dispositions pour relayer la marche, mais, poliment, la police nous a suppliés, je dis bien poliment, avec respect, de tenir compte des riverains, qui se plaignent de nos nuisances et nous les avons compris. Mais en grande partie, c'est parce que les images qui nous parvenaient du pays, nous rendaient confiants et fiers, comme c'est là-bas que tout se passe. Mais avant de partir, quelques responsables ont donné de leurs voix pour dire pas de vote ce dimanche.
Je suis vraiment fier et j'avoue ne pas être le seul dans ce cas si magique et réconfortant. Enfin, nous allons libérer notre pays. Nous sommes prêts du but final. Et si ce dimanche, Manuel VALLS prenait ADO dans son avion, pour destination finale: "la France"? Comment, un chef peut-il être sourd et pédant à ce point? Les ivoiriens ne veulent plus de son bonheur, encore moins de sa présence. C'est bon.
Fonctionnaires, agents de l'état, militaires, gendarmes, policiers, agents des eaux et forêt, douaniers, élèves, étudiants, retraités, chômeurs, ménagères, planteurs, chauffeurs, et militants de tous les partis politiques, recevez nos encouragements et quand vous refuserez d'aller travailler,  comme tout peuple épris de paix, de liberté, de démocratie  et justice, et que vous continuez d'occuper les rues, jusqu'à ce que  justice soit faite, je crois que c'est en ce moment, que M. ADO comprendra, l'expression  " y en a marre" et l'efficacité de la désobéissance civile. Que ceux qui n'ont pas pu sortir parce que tétanisés par les grelots de Bédié et de son mentor, sortent massivement aux futurs appels de nos leaders qui, courageusement, sont devant et puis, personne ne peut les ramasser comme pour la première fois. ADO, le dernier jugement arrive et prie pour des compagnons de lutte.  Bravo, mon pays est debout face à l'adversaire, les ivoiriens n'ont peur de rien, les esprits guident nos pas. Haut les cœurs. Que tous ceux qui tenteront de vendre ce noble combat, qui trahiront, soient maudits à jamais.
                                                                                            Joël ETTIEN
                                             Président du Renouveau PDCI RDA France
                                             Membre du comité de crise du PDCI RDA Toujours France  




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