Marche de soutien à Laurent Gbagbo à Paris: Le refus du FPI d'y participer!

Lundi 18 Mars 2013 - 07:31


Image d'archives:ci-devant, en manteau rouge,Hortense Assalé, Représentante du FPI en France
Image d'archives:ci-devant, en manteau rouge,Hortense Assalé, Représentante du FPI en France
L'ère Brigitte Kuyo est vraiment finie à la tête de la représentation du FPI en France. Sa remplaçante, Hortense Assalé, donne à voir une réprésentation du FPI aux antipodes de  celle qu'elle a eu à diriger. La représentation du FPI, dès les premiers jours suivant la nomination d'Hortense Assalé, n'a pas tardé à se démarquer des manifestations de la résistance patriote ivoirenne en France. Souvent annoncée à des manifestations, elle n'a que brillé par son absence, sans prendre soin de se  faire représenter.  Son attitude était d'autant plus incompréhensible que l'on se demandait si elle répondait à une feuille de route dictée par la direction intérimaire du Parti.
Les patriotes ivoiriens ont connu une Brigitte Kuyo toujours présente aux grands rassemblements de la résistance. A l'opposé, ils découvrent une Hortense Assalé qui a fait le choix de briller par son absence à ces grands rendez-vous.  Cependant, deux exceptions, qui peut-être resteront les seules, sont à noter. Le 19 février dernier, jour d'ouverture de l'audience de confirmation des charges, la représentation du FPI en France eut à subventionner partiellement une location de deux cars pour se rendre à La Haye, dans le cadre de la manifestation de soutien au président Gbagbo qui y était prévue le même jour. Cette représentation du FPI était également présente à la manifestation du 9 mars dernier à Paris pour soutenir le président Gbagbo et exiger sa libération. Le FPI-France était au nombre des partis organisateurs de cette manifestation.  Mais Hortense Assalé et ses camarades du Bureau de la représentation affichent désormais une attitude surprénante et douteuse. La représentation du FPI, version Hortense Assalé,  a refusé de se mêler à l'organisation de la manifestation du week-end dernier (16 mars) pour exiger  la libération du Président Gbagbo. Ce refus explicite de prendre part à l'organisation a été suivi par un refus implicite de manifester effectivement. Certes des militants du FPI étaient présents à cette seconde manifestation faisant suite à l'audience de confrimation ou d'infirmation des charges. Mais ils n'y étaient pas au nom de leur Parti. Ils y étaient sans doute à titre personnel, leur Parti ayant explicitement refusé d'appeler à manifester . Le Bureau de la représentation du FPI en France était absent, après avoir demandé expréssement le retrait du FPI du sms de mobilisation qui avait commencé à circulé en début de la semaine dernière.
Cette posture de la Représentation du FPI en France devrait bien correspondre à une feuille de route dictée par la direction intérimaire du Parti. A y voir de près, le FPI a opté pour les salons de dialogue direct, fondant son espoir sur de l'illusoire. Le parti de Laurent Gbagbo semble oublier qu'un tel dialogue ne pourra produire les effets escomptés que s'il existe un véritable rapport de forces démocratiques jouant en sa faveur, et qui ne peut se démontrer que sur le terrain des  manifestations de rue.Il est aussi à souligner que le dialogue a souvent été  l'arme soporiphique dont se servent les partis au pouvoir pour endormir l'opposition. C'est à cela que nous assistons avec le FPI engagé dans un dialogue avec le régime d'Alassane Ouattara. Privéligier le dialogue, tel semble être le mot d'ordre du FPI sous la direction intérimaire de Miaka Ouretto. La jeunesse du Parti a dû l'apprendre à ses dépens le 16 février dernier suite à l'annulation de son meeting prévu à Youpougon pour demander la libération du Président Gbagbo. Avant cette date du 16 février, la direction du Parti n'avait prodruit aucun communiqué officiel de soutien à la jeunesse et pour donner un coup de pouce à la mobilisation. Suite à l'interdiction abusive de cette manifestation, aucun communiqué officiel de condamnation n'a émané de la direction du Front populaire ivoirien. En novembre dernier, une forte délégation de la direction intérimaire était à Paris pour y mener une "offensive diplomatique". Elle a préféré s'adresser aux Associations et Partis politiques dans des salles, que de rejoindre les ivoiriens manifestants dans les rues et sur les places parisiennes.
Le refus de la Représentation du FPI de participer à la manifestation du week-end n'a été suivi d'aucune explication. Aucun motif n'a été avancé pour justifier une telle posture qui pourrait décourager et démobiliser certains ivoiriens. Le camp du refus était également occupé par l'UNG (Union des nouvelles générations),  parti créé et présidé par Stéphane Kipré,gendre de Laurent Gbagbo. L'UNG  aurait par contre motivé son refus par un manque de moyens  pouvant lui permettre de contribuer au financement de la manifestation.
Quoiqu'il en soit les patriotes ivoiriens de la diaspora, déterminés et très engagés, continueront de soutenir Laurent Gbagbo et de demander sa libération, même si des responsables de sont Parti, qui étaient censés prendre le devant des choses, ont fait le choix de marcher à reculons.

Charles Lebon






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