Mangou et l'impossible justification de la Trahison !

Jeudi 3 Mars 2016 - 20:35


Gl Mangou Philippe
Gl Mangou Philippe

Tous les secteurs de la vie, tous les métiers si on veut, se caractérisent par des principes inaliénables. Ce sont des dispositions, des règles, un ensemble de réalités (déontologiques) reconnues et admises par tous, dans la pratique ou l’exercice de l’activité ou du métier. Dans l’armée, il est, au nombre de ces principes, le fait qu’un soldat, quel que soit son rang, est astreint à tenir le poste auquel il est affecté, quoiqu’il arrive. Abandonner son poste, surtout en situation d’hostilité ouverte, c’est une désertion. Et la désertion est une faute lourde dans le métier des armes.  Une faute si grave que le déserteur est passible de la cour martiale, qui le condamne dans bien des cas à la peine de mort. La désertion ne peut en aucune manière avoir de justification  ! Le général Philippe Mangou, ex Chef d’état-major des armées de Côte d’Ivoire, qui a abandonné ses troupes pour se réfugier dans des ambassades, c’est-à-dire à l‘étranger, pendant que ces troupes étaient confrontées à des ennemis multiples sur le sol ivoirien, a commis un acte de désertion  : c’est un déserteur  ! Un chef de troupe qui a lâchement abandonné les siens,  pour se mettre à couvert à l’étranger: il a trahi  !…. Mais le général Mangou n’est pas coupable que de désertion, cet abandon qui a mis en péril toute l’armée dont il avait le commandement et exposé au danger toute la population ivoirienne  ; il est coupable d’une autre faute: Il s’est réfugié à l’étranger, rompant tout lien avec la mère patrie, pour plus tard être promu ambassadeur, par ceux qu’il était censé combattre avec l’armée nationale. C’est une autre grave trahison  ! Aujourd’hui, il est promu ambassadeur. Cette promotion, au-delà de tout, a tous les relents d’une récompense faite à quelqu’un qui a servi l’ennemi contre les siens  ! Cela s’appelle être en intelligence avec l‘ennemi, une grave félonie dont s’est rendu coupable le général Philippe Mangou. Son cas est désespérant  ; et il le sait ou devrait le savoir. Son acolyte, de la gendarmerie, le général Kassaraté, devenu, lui aussi, ambassadeur dans la foulée des récompenses à ceux qu’on peut aujourd’hui appeler des taupes dans notre armée, en a certainement une bonne conscience qui l’amène à se tenir tranquille. C’est qu’il semble que se tenir tranquille ne soit pas le fort du général Philip Mangou, que les Ivoiriens ont vu gesticuler, danser au stade et faire des déclarations de bravoure, pour courir, quelques temps après, se cacher dans les ambassades. Cela fait penser à l’histoire du «  tonneau vide qui fait beaucoup de bruit  »  ! Comme quoi, il faut du tout pour faire un monde  !   
Alors il semble que notre général félon, cet homme doublement traitre,  se justifierait sur les réseaux sociaux  ! Ce n‘est vraiment pas son fort de se tenir tranquille. Une trahison, surtout pour un soldat, ça ne peut nullement avoir de justification. Un soldat, lorsqu’il ne peut plus combattre, il se rend dignement à l’ennemi, en prenant le soin de ne pas mettre en danger ses frères d’armes  : il ne court pas se cacher de tous, y compris de ses compagnons de combat. On peut être lâche et couard, et avoir du respect pour l’institution dans laquelle on exerce, surtout à un certain niveau. Et le métier des armes est censé forger un moral solide à l’individu. Malheureusement dans ce monde de toutes les crises, aucune valeur n’est désormais sauve, et ce général de la double trahison, qui trouve encore la force de justifier l’injustifiable, semble être une parfaite illustration de ce monde en perte totale de repères.

     EMMANUEL KOUASSI
                                                                                                
  Citoyen ivoirien
 




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