Mandat d’arrêt contre Blaise Compaoré : Le RPCI-AC exige son arrestation immédiate et son extradition au nom de la lutte contre l’impunité chère à Ouattara

Vendredi 25 Décembre 2015 - 10:12


Blaise Compaoré
Blaise Compaoré
Le rassemblement de Côte d’Ivoire Alternative crédible a appris lundi de source judiciaire burkinabé, l’inculpation de l’ex-Président Blaise Compaoré dans l’enquête sur l’assassinat de l’ex-Président Thomas Sankara.
En effet, la justice burkinabé a émis contre Blaise Compaoré, en exil en Côte d’Ivoire depuis sa chute le 31 octobre 2014, un mandat d’arrêt international et saisi Interpol et les autorités ivoiriennes, pour demander leur aide en vue de son extradition au Burkina afin qu’il réponde devant la justice de son pays des faits qui lui sont reprochés à savoir, assassinat, attentat, et recel de cadavre.
Le RPCI-AC, tout en félicitant la justice et le peuple burkinabé pour l’émission de ce mandat d’arrêt international, demande aux autorités ivoiriennes de procéder à l’arrestation immédiate de Blaise Compaoré et à son extradition au Burkina, en vertu des accords de coopération judiciaire entre les pays de la CEDEAO, notamment entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso.
Pour le RPCI-AC, malgré les liens étroits qui existent entre le Président Alassane Ouattara et l’ex-Président Blaise Compaoré, la Côte d’Ivoire n’a pas d’autre choix que d’extrader l’assassin présumé de Thomas Sankara.
Pour le RPCI-AC, le Président Alassane Ouattara qui a toujours fait de la lutte contre l’impunité, la priorité de ses priorités, est aujourd’hui au pied du mur et est donc obligé d’exécuter le mandat d’arrêt international de la justice Burkinabé.
Car c’est au nom de la lutte contre l’impunité que le Président Laurent Gbagbo a été transféré à la Cour pénale internationale, que son épouse Simone Ehivet Gbagbo a été jugée en Côte d’Ivoire où elle purge sa peine, que Charles Blé Goudé a été extradé du Ghana puis transféré à la CPI, et que les Ministres Assoa Adou et Lida Kouassi qui étaient en exil au Ghana et Togo, sont aujourd’hui en prison, le dernier après avoir été extradé.
 En cas de refus du Président Ouattara de s’exécuter, toute sa propagande officielle de lutte contre l’impunité se révélerait pur mensonge et s’effondrerait comme un château de cartes.
Ce   serait la confirmation supplémentaire qu’en Côte d’Ivoire règne une justice à sens unique ou justice des vainqueurs, dont le but est de mettre hors d’état de nuire des opposants gênants.
Pour le RPCI-AC, le risque majeur du refus du régime d’Abidjan d’extrader Blaise Compaoré, est un  incident diplomatique avec le Burkina Faso avec à la clé,  une menace sur la paix entre les deux pays, tout en se mettant à dos le peuple burkinabé.
Si le Président Ouattara essaie de faire obstruction à l’extradition de Blaise Compaoré, il sera alors vu comme un obstacle à la manifestation de la vérité dont a soif le peuple burkinabé, et un ennemi de la réconciliation nationale et la paix au Burkina Faso.


Fait à Lyon le 23 décembre 2015


Pour le RPCI-AC
Christian Vabé
Président




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