Mamadou Diané (Conseiller d’alassane ouattara) : « Pas d’émergence sans respect des droits humains »

Jeudi 22 Mai 2014 - 07:40


Image d'archives: Un camp de torture d'Alassane Ouattara
Image d'archives: Un camp de torture d'Alassane Ouattara
Pour le conseiller du chef de l’Etat chargé des Affaires juridiques, l’émergence passe par plusieurs critères dont le respect des droits humains.

La restauration d’un Etat de droit basé sur le respect des droits de l’Homme constitue une des conditions essentielles que tout pays qui aspire à l’émergence doit remplir. C’est ce qui ressort de l’exposé fait le jeudi dernier à l’Inades (Cocody) par Me Mamadou Diané. Le conseiller spécial du chef de l’Etat chargé des questions juridiques et humanitaires animait une conférence publique sur le thème « Contribution des droits de l’homme à la construction d’une Côte d’Ivoire émergente » organisée par le réseau des éducateurs aux droits de l’homme, à la démocratie et genre (Redhg) en collaboration avec la Fondation Friedrich Naumann. Outre le respect des droits de l’homme, le conseiller d’Alassane Ouattara a égrené un chapelet de critère à réunir pour être un pays émergent. Au nombre de ces critères reconnus par les textes de la Cedeao et la l’Union africaine, il cite la bonne gouvernance avec à la clé une gestion efficiente et transparence des ressources publiques, une forte croissance économique, la réduction du taux de pauvreté, la liberté d’expression et de la presse, la démocratie, la paix, la justice sociale, la sécurité, l’alphabétisation, l’accès aux soins de santé pour les populations. Le conférencier a précisé que «l’Etat de droit est un Etat qui respecte les lois conformes aux droits fondamentaux de l’homme ». Me Diané n’a pas dit à son auditoire si la Côte d’Ivoire répond ou non à ces critères pour atteindre l’émergence à l’horizon 2020 comme l’a promis le chef de l’Etat. Mais de nombreux intervenants ont démontré que la Côte d’Ivoire est bien loin de l’émergence qui reste pour l’instant un simple slogan de propagande politique du régime Ouattara.

Avant le conférencier, le coordinateur du Redhg, Touré Moussa, a indiqué que le rêve de son organisation est de « faire des droits de l’homme une réalité en Côte d’Ivoire ». Un objectif partagé par Sophie Konaté, chargée de programme à la Fondation Friedrich Naumann qui encourage la formation des défenseurs des droits de l’Homme.

Jean Khalil Sella


Publié le jeudi 22 mai 2014  |  Notre Voie




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