MACA: Des détenus se soulèvent. Des gardes pénitentiaires pris en otage, plusieurs blessés

Mercredi 24 Octobre 2012 - 07:34


prisonniers et gardes pénitentiaires face à face
prisonniers et gardes pénitentiaires face à face
La température est montée d’un cran, le mardi 23 octobre 2012, à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca).

De fait, aux environs de 10h, selon nos sources, une cinquantaine de gardes pénitentiaires, nouvellement recrutés, habillés aux couleurs nationales (Orange-Blanc-Vert), investissent la prison civile. « Que viennent-ils faire ? ». C’est la question que se posent environ 3000 détenus.
Mais très vite, ils seront situés quand ceux-ci vont se diriger vers le bâtiment A (qui abrite les prévenus, des personnes non encore jugées), avec à cœur de commencer la perquisition des cellules. Ils veulent mettre la main sur des interdits (drogues, portables, armes, etc.). Mais parmi les gardes, à en croire nos sources, des prisonniers identifient formellement des repris de justice qui seraient des ex- éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), leurs anciens co- détenus.
Les prisonniers estiment que ceux-là ne sont pas des poches de moralité. Ils décident alors de dresser le front du refus. Le mur de résistance se met en place et empêche que des intrus entrent dans les cellules. Les premiers gardes, qui tentent d'y accéder sont pris en otage. La détermination de chaque camp d’atteindre son objectif fait des dégâts corporels. Au moins trois gardes sont blessés (légèrement). Pour éviter que la situation ne dégénère, il est mis fin à l’opération, près d’une heure, après son démarrage.
Notons que la Maca, vidée de près de ses 6000 pensionnaires, le 31 mars 2011, à la faveur de crise post-électorale, a été rouverte, à la mi-août de la même année. Depuis lors, elle a connu au moins deux évasions, depuis. La population carcérale comprend des prisonniers politiques, des forces de l’ordre et des détenus de droit commun. Notons que des gardes pénitentiaires ont dénoncé, hier, le fait que certains des leurs aient été arrêtés, puis placés sous mandat de dépôt, par des juges du tribunal de Yopougon, pour des fautes qu’ils n’auraient pas commises.

Dominique Fadégnon

Source: Soir Info





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