Lire l'intégralité de la motion déposée par les patriotes ivoiriens au palais Bourbon (Parlement Français).

Samedi 14 Juillet 2012 - 00:03


De la gauche vers la droite: Anicette Mepi (Coordinatrice du Cri panafricain), Christine Zékou du CODESCI et Mireille Saki, présidente du CFIACI
De la gauche vers la droite: Anicette Mepi (Coordinatrice du Cri panafricain), Christine Zékou du CODESCI et Mireille Saki, présidente du CFIACI
MOTION POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES EN COTE D’IVOIRE ET LA FIN DE TOUTE COLLABORATION AVEC LE REGIME D’ALASSANE DRAMANE OUATTARA


Très cher et honorable Président de l’Assemblée Nationale Française,
La revolution française, évènement qui a mis fin à l’injustice et aux différents ordres en favorisant l’irruption du peuple dans l’espace politique, constitue l’impulsion de la démocratie, et demeure pour Nous, peuples du Tiers-Monde, un moment de fascination, instant qui continue de guider nos aspirations de liberté et de justice. Les mérites ainsi que les progrès de la démocratie qui sont vantés à travers cet évènement, sont exaltés au même titre que les révolutions britannique et américaine avec tant d’éloges, qui connaissent aujourd’hui un élan universel pour tous les peuples. L’institution dont vous tenez les rênes, est d’autant plus importante qu’elle symbolise la somme de tous les individus représentées en assemblée, en un mot le socle de la démocratie. Les luttes incessantes de nombreux français pour l’avènement d’une société juste, débarrassée des maux de l’Ancien Régime, sont contenues dans cette institution, reflet de plusieurs combats à travers les siècles.
Honorable Président de l’Assemblée Nationale,
Tout récemment, vous avez accordé une audience à votre homologue de la Côte d’ivoire, Monsieur Guillaume Soro. Nous imaginons que l’objet de cette entrevue s’est focalisé sur la situation des droits de l’Homme, les arrestations arbitraires, les tueries et autres crimes contre l’Humanité commis par ce chef rebelle dont l’accueil en France a soulevé beaucoup d’interrogation au sein des organisations de défense des droits de l’Homme. La spontanéité avec laquelle les ivoiriens se sont mobilisés devant vos locaux, traduisent l’ampleur des dégâts causés par ce cynique qui se pare d’oripeaux de démocrate. Cette audience que vous avez accordée à monsieur Guillaume Soro est d’un intérêt tout particulier pour nous, ce pour plusieurs raisons :
D’une part, vous accordez une audience à un génocidaire, faisant croire que l’Assemblée Nationale est devenue le paillasson sur lequel les génocidaires peuvent s’essuyer leurs pieds tachés de sang. Cela traduit et cause un malaise persistant, pour vous qui êtes socialiste, dont les idéaux reposent sur l’égalité et la justice d’une part, mais surtout est en contradiction avec l’esprit démocratique, pour vous qui êtes enracinés dans une culture de changements constitutionnels de gouvernement et de stabilité politique, de recevoir avec tant d’égards , une personne , Guillaume Soro , qui alimente et nourrit les foyers de guerre en Côte d’ivoire, et cause la mort injuste à d’innocentes personnes.
Honorable Président de l’Assemblée Nationale,
Reconnaissant les fondements de la constitution française de la cinquième République , qui fait allusion au préambule de la constitution de la quatrième République, qui fait allusion à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, qui assure la promotion de la démocratie et le respect des droits de l’Homme.
Rappelant, notre volonté d’assurer sans relâche, par la consolidation de la démocratie en Côte d’ivoire, le retour à un véritable Etat de droit, et favoriser le respect des libertés fondamentales telles que garanties par l’Union africaine et la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, organisations auxquelles la Côte d’ivoire appartient.
Résolus à promouvoir les valeurs universelles et les principes de la démocratie, fondés sur le respect de la pluralité politique et du débat contradictoire, principes aujourd’hui bafoués par le régime d’Alassane Ouattara en Côte d’ivoire.
Convaincus que Nous sommes de la réalité selon laquelle, l’ère des dictatures, des monarchies est une période révolue.
Conscients du fait que la démocratie soit le moins mauvais des régimes, que seul, le respect d’un tel principe, est pour nous une absolue nécessité, qui contribuera à lutter contre la famine, la misère, la pauvreté, le sous-développement et la fuite des cerveaux.
Désireux de faire de la démocratie un principe de gouvernement à appliquer sans trêve partout à travers le monde, et surtout en Afrique et en Côte d’ivoire.
Face aux violations flagrantes des droits de l’Homme, qui ont cours en Côte d’ivoire, depuis le renversement du Président Laurent Gbagbo par l’armée française au profit de monsieur Alassane Dramane Ouattara;
Sachant que, ce changement brutal de régime a aujourd’hui causé envers les populations, des conséquences désastreuses, tant sur l’économie que sur les populations dont certaines sont pourchassées et contraintes à l’exile forcé;
Soulignant que, depuis cette date du 11 avril 2011, la chasse à l’Homme, une justice des vainqueurs, des arrestations arbitraires, des exécutions sommaires de simples citoyens par les Hommes de Guillaume Soro et d’Alassane Dramane Ouattara, sont devenues le lot quotidien des ivoiriens;
Rappelant les principes qui animent la Nation française depuis les mouvements révolutionnaires jusqu’à nos jours, principes qui reposent sur la liberté, le respect des droits de l’Homme, et la lutte contre les régimes absolutistes.
Reconnaissant que ces valeurs dont la France ne cesse de s’enorgueillir, sont pour nous une fierté, sorte de patrimoine universel, valable pour toutes les Nations de ce monde, qui met en avant les progrès du genre humain dans son ensemble;
Vous rappelant que monsieur Guillaume Soro, que vous avez récemment reçu, est avec Alassane Dramane Ouattara, un chef de guerre, dont les mains tachées de sang, ont endeuillé et continuent d’attrister de nombreuses familles en Côte d’ivoire.
Cet acte, à condition qu’il soit un rappel à l’ordre sur la situation des droits de l’Homme bafoués en Côte d’ivoire, pourrait être interprété comme une complicité, s’agissant de nombreux meurtres et tueries causés par monsieur Guillaume Soro, et constituerait une injure à l’esprit des révolutionnaires et tous ceux qui ont lutté pour l’avènement d’une société juste, libre et démocratique en France .
Rappelant qu’en votre qualité de Président de l’Assemblée Nationale, l’idéal démocratique qui sous-tend vos actions, vous soumet à une obligation de rendre compte et de transparence au Peuple français que nous sommes et qui a placé en vous toute sa confiance.
Honorable Président de l’Assemblée Nationale,
Tout développement historique est fondé sur la lutte pour la reconnaissance, règle à laquelle nous n’entendons point déroger, afin de construire une société libre et démocratique en Côte d’ivoire et en Afrique .
Inscrits que nous sommes dans la droite ligne de Francis Fukuyama, nous avons longtemps cru en la fin de l’histoire, c'est-à-dire à l’avènement d’un monde dans lequel la démocratie et les droits de l’Homme, auraient partout droit de cité, sans considérer que ce soit un luxe pour les peuples d’Afrique.
Pour tout ce qui précède,
Nous, Mouvements, Associations, Partis Politiques, sympathisants, Amis de la Côte d’ivoire, Parents de victimes de la barbarie du tandem Alassane Dramane Ouattara, et Guillaume Soro,
Demandons,
L’arrêt des tueries sur les populations civiles en Côte d’ivoire par Alassane Dramane Ouattara et Guillaume Soro
La fin du soutien de la France aux dictatures en Côte d’ivoire et en Afrique, sous le silence complice de la France, l’ONUCI et de la Communauté dite internationale,
La libération de toutes les personnes arbitrairement détenues dans les goulags en Côte d’ivoire par Guillaume Soro et Alassane Dramane Ouattara.
La libération des collaborateurs du Président Laurent Gbagbo, de son épouse dont l’immunité parlementaire a été bafouée , et de son fils, le citoyen français Michel Gbagbo.


Fait à Paris le 13 juillet 2012
CODESCI-CRD-CRI PANAFRAICAIN-NPR-CFIACI

De la  gauche vers la droite: Anicette Mepi (Coordinatrice du Cri panafricain), Christine Zékou du CODESCI et Mireille Saki, présidente du CFIACI
De la gauche vers la droite: Anicette Mepi (Coordinatrice du Cri panafricain), Christine Zékou du CODESCI et Mireille Saki, présidente du CFIACI




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