Libre opinion/ Les problèmes que la carnavalisation de Gbagbo pose à l'Afrique et à l'humanité

Jeudi 21 Mars 2013 - 04:05


Libre opinion/ Les problèmes que la carnavalisation de Gbagbo pose à l'Afrique et à l'humanité
Le jeudi 28 février 2013 s’est clos, à La Haye aux Pays Bas, l’audience d’infirmation ou de confirmation de charges contre le Président Laurent Gbagbo. Petite précision importante : quand je parle de la République de Côte d’Ivoire, il s’agit de cette Nation humaine, insoumise et fière de défendre sa Liberté, sa Dignité et son Humanité bafouées, humiliées et violées par la Ploutocratie Totalitaire Occidentale (PTO) depuis le 19 septembre 2002. J’ai suivi avec un très grand intérêt cette mise en scène anthropophagique où l’Inquisition représentée par la terminologie «le procureur» a montré l’imposture éthique et morale de l’organisation dont il est un valet. L’organisation en question n’est pas la CPI. Cette dernière, depuis le «procès» de Nuremberg, s’est révélée être, dans les faits et la réalité, un instrument de domination comme une arme à feu est l’instrument dont se sert toute crapule pour délester sa victime de tous ses biens. L’objectif de la violence envers autrui est le vol. Cette mise en scène pose des questionnements de type philosophique et politique qui ne peuvent manquer d’interpeller l’Intelligence et la Conscience universelle. Mon propos va donc porter sur une brève analyse de ceux-ci. Mais avant de présenter ces questions phi- losophiques que je me propose d’analyser, permettez-moi de revenir sur la notion d’Inquisition utilisée pour qualifier la CPI.
Qu’est-ce que l’Inquisition ? Existe-il une filiation entre l’inquisiteur et le «procureur» de la CPI ? La Cour de Prédation et d’Injustice que la propagande totalitaire vend comme une organisation au service du droit est en réalité une organisation criminogène. Elle est congénitalement incapable de dire et de garantir le droit et la justice internationaux que même l’Onu dont elle en est une émanation n’a jamais milité pour et ne peut garantir. Qu’il soit clair : il n’existe pas à ce jour une Institution de forge impérialiste qui défende et promeuve la Justice et le respect du Droit dans le monde. Tant que l’impérialisme existera, il ne peut y avoir droit et justice. L’ONU et tout ce qui est appelé institution internationale sont des promoteurs et défenseurs de l’ordre désordonné impérialiste. Il ne peut en être autrement car derrière toute création existe un objectif politique : dans le cas de l’ONU et de la CPI, l’objectif est de garantir un ordre injuste qui assurerait l’hégémonie politique, économique, culturelle, philosophique et sociale de la ploutocratie totalitaire occidentale sur les peuples. Créée à partir de 1191, l’Inquisition, cette institution prescripteur de la «Vérité», a connu plusieurs formes qui ont eu toutes en commun pour ambition de détruire physi- quement toute source de production du sens qui avait le courage et la puissance mentale de démystifier le dogme. Dogme s’entend au sens de toute expression qui a le courage d’aller dans le sens contraire des intérêts des faibles du moment. Est faible, toute organisation, structure, entité ou État qui postule que son être au monde n’est possible qu’avec la souffrance des autres. Ses seules armes sont : mensonges, violence, agression et utilisation des armes de destruction massive (médias, cinéma, littérature, science, armes létales et non létales) pour imposer la misère et l’obscurantisme à ses nationaux et aux autres nations. On est donc dans l’erreur quand on utilise des superlatifs «fort», «puissant» pour les qualifier. Existe-t-il une filiation entre le procureur de la CPI et l’inquisiteur de l’Inquisition ? Personne ne peut contester que la cabale inquisitoriale contre Laurent Gbagbo, Homme devenu Vérité et Dignité, n’est autre chose que la lutte entre Obscurantisme et la Vérité. Toute la procédure, jusqu’aux «débats» obéit point par point aux différentes étapes de la procédure inquisitoriale. Avec la carnavalisation de Gbagbo, le monde entier s’est très vite rendu compte que la justice ploutocratique totalitaire occidentale est dans la diffamation, les supputations et non dans la présentation des faits. L’expression «affaire procureur contre Laurent Gbagbo» est en réalité le procès de la PTO ( ploutocratique totalitaire occidentale ) représentée par la France colonialiste contre Gbagbo.
Quelle est la mission géostratégique de la CPI dans le monde ? Quel est son rôle dans la carnavalisation orchestrée du président ivoirien Laurent Gbagbo ? Je ne vais pas revenir sur une analyse détaillée de la mission géostratégique de cette organisation qui n’est que le bras armé de la PTO. La PTO veut faire croire aux crédules de bonne foi que c’est le président Gbagbo qui serait responsable des massacres que l’armée française et l’ONU commettent en Côte d’Ivoire depuis le 24 décembre 1999. Ce faisant, ces entités cannibalistes  veulent réécrire l’Histoire en cachant leurs crimes. Ici, on est dans l’inversion des valeurs. La victime devient le bourreau et le bourreau, la victime.    Ces petites précisions étant évacuées, passons à l’objet de notre réflexion. Quels problèmes philosophiques, éthiques et politiques la carnavalisation de Gbagbo par la PTO met-elle en lumière ? Cette carnavalisation pose le problème philosophique et éthique de la distorsion inversion des valeurs, de l’érection du vice en vertu.  Le problème philosophique du droit, du droit international et celui de la justice en tant qu’instrument d’humanisation. C’est aussi le problème philosophique du Mal et du Mensonge. Il met aussi en lumière la question de la liberté (lisible à travers la misère intellectuelle et psychologique des politiques et lettrés africains formatés par l’idéologie ploutocratique totalitaire). C’est, d’un point de vue philosophique,  pour le mouvement de libération de l’Afrique et pour tous ceux qui croient en l’humanité, le problème du procès de la morale immorale qui structure le libéralisme économique occidental.
Au point de vue politique, c’est la question du rôle social des médias ploutocratiques dans le processus d’aliénation mentale et politique des peuples et du rôle politique des médias autoproclamés africains qui se revendiquent de la Résistance à l’ordre totalitaire ploutocratique. C’est la question du rôle et de la mission politiques et philosophiques des lettrés africains. Se pose aussi la question de l’autodéfense intellectuelle que nous allons étudier à travers le langage que les médias et les Résistances africains utilisent dans la lutte contre le totalitarisme du marché. Pour finir, je présenterai les conclusions que l’Afrique doit tirer si elle veut sortir de l’exclusion où la PTO la maintient depuis plus de six siècles.  
A- Les occidentaux n’aiment pas le droit international
Dans une interview accordée au B.I. Infos n° 185 de mars 2013, le journaliste Jean-Loup Isambert, revient sur le contenu de son dernier livre publié aux éditions 20 Cœurs, Crimes sans châtiment. Dans «Les noires complicités de la France», il cite ce que le grand intellectuel camerounais Pougala, dit des ploutocrates totalitaires occidentaux : «Qu’ils déclenchent des conflits en bafouant la souveraineté des peuples, en piétinant la Charte des Nations unies, ses résolutions comme les conventions internationales. [Que] les guerres ouvertes contre la Libye puis contre la République arabe syrienne font suite à celles déjà enclenchées dans des conditions similaires contre l’Afghanistan, l’Irak, la République fédérative de Yougoslavie et plusieurs pays d’Afrique dont la Côte-d’Ivoire ou le Mali. [Que] Elles (les guerres en question) témoignent de la volonté des dirigeants des mêmes pays occidentaux – USA, Angleterre et France en principalde passer outre le droit international pour piller les richesses des peuples, contrôler les grands axes de communication qu’ils jalonnent et y installer des régimes militaro-financiers. [Qu’]Ils bénéficient dans ces nouvelles guerres coloniales du soutien peu flatteur des dictatures pétro-religieuses du golfe Persique et de l’intervention du Fonds monétaire international. [Que] L’embargo contre la République islamique d’Iran afin d’empêcher son développement et d’y provoquer des troubles en est un autre exemple. [Que] Ces crimes sont prémédités, planifiés, discutés entre princes et sont le fait des mêmes États, tous membres de l’OTAN.» Le slogan «les droits de l’homme» n’est en réalité qu’une imposture dont se servent les nazis occidentaux pour voler, piller et massacrer les peuples qui refusent de se laisser spolier. C’est ce qui a été observé depuis décembre 1993 en Côte d’Ivoire.

B- La CPI peut-elle être une instance de justice ?

J’invite les uns et les autres à se poser la question de savoir pourquoi les plus grands criminels (Bush père et fils, Obama, Blair, Sarkozy, Hollande, Ban Ki moon, Netanyaou, Pinochet, Chirac, Cameron, Ocampo, Koffi    Annan) n’ont jamais été inquiétés depuis la création de ce monstre. Moreno Ocampo (je recommande de lire le livre-enquête que lui a consacré Charles Onana), ex-inquisiteur, n’a-t-il pas reconnu implicitement, lors d’une interview à la chaîne impérialiste qatarie «Al jazeera» que la CPI était une organisation chargée de garantir l’hégémonie de la PTO ? Pour être plus précis, de quel problème philosophique et politique la Cpi serait-elle la solution ? Il s’agirait, selon la propagande totalitaire, d’un dispositif chargé de défendre le droit international et de garantir la paix. Sauf que le totalitarisme a une conception très curieuse du droit international qui se réduit à une licence d’exterminer donnée aux banques, assurances et autres cartels financiers et mafieux, de s’accaparer ce que bon lui semble où il le veut et quand il le veut. Lorsqu’on regarde l’historiographie de cet instrument du maintien de l’ordre injuste, on est frappé de constater qu’il a toujours été le fait des faibles. Est faible toute organisation qui utilise tous les moyens pour empêcher son «adversaire» de se préparer pour lui faire face.    Comme l’a dit le président Gbagbo, dans sa magistrale leçon sur la Vérité, la démocratie et le droit du 28 février devant la cour, «en suivant les débats», tous ceux qui ont une science de l’historiographie de l’occupation de la Côte d’Ivoire par la France se sont «trouvé tellement éloignés de la Côte d’Ivoire».
En écoutant l’égrainage du DCC (Document de Confirmation de Charges), on se pose la question de savoir de quoi doit se nourrir la Justice? Tel est le sens de la question que Gbagbo posa à la conscience des «juges». Si on veut dire la Justice comme le prétend la CPI, pourquoi pas une seule fois, les faits n’aient été convoqués par la «procureure» pour assoir son narratif ? Pourquoi, ne serait-ce que «pour fluidifier son raisonnement», ni la «procureure», ni la «représentante légale des victimes», ni les «juges» n’ont posé de question  au président Gbagbo afin d’obtenir «des informations» qu’ils auraient pu vérifier par la suite ? Par ce non respect du b-a-bas de toute procédure judiciaire, la CPI a convaincu ceux qui croyaient encore naïvement à la propagande qu’elle n’est nullement une cour de justice ; mais bien un instrument au service du Mal. Autrement dit, comment expliquer que pas qu’une seule fois, dans le DCC, il n’ait été question de la seule question qui vaille et que le président Gbagbo a rappelé aux «juges» : qui a gagné les élections présidentielles de 2010 en République de Côte d’Ivoire ? Comment la «justice moderne» peut-elle vouloir juger des conséquences sans se préoccuper des causes de celles-ci ? Seule la recherche de la réponse à cette question aurait suffi à situer les responsabilités.
Non, on ne peut juger de quelque chose sans en connaître les causes. C’est comme si on demandait à un médecin de soigner une maladie en ignorant les causes de celle-ci. Juger signifie évaluer, émettre un jugement de valeur sur quelque chose. Sur la question de la légitimité du jugement, Me Altit a répondu clairement qu’un juge - ment n’est légitime que si on prend le réel dans son ensemble. Porter des jugements sur des parties inexistantes d’un puzzle n’est nullement parler du puzzle ni même le juger. La partie inexistante ne peut rendre compte d’un ensemble ayant réellement existé. C’est à cette castration intellectuelle, à cette imposture éthique et psychologique que la PTO veut soumettre le monde. Comme on le voit, on est dans l’érection de l’Injustice en justice. C’est la raison pour laquelle je l’appelle Cour ploutocratique de l’Injustice. Dans sa lutte contre la Résistance [dont Gbagbo, est une figure de proue] la PTO, à travers son instrument la CPI, promeut l’Injustice en luttant de toute sa violence et sa férocité contre la Justice.

C- La CPI ou la caution morale du totalitarisme?

Que donne à voir l’expression «Affaire procureur contre Laurent Gbagbo» ? En suivant au jour le jour l’audience qui a commencé depuis le 19 février 2013, on se rend compte qu’au-delà de la question de la Justice, se pose la question philosophique du Mal. Le monde entier a pu constater que l’acte d’accusation était un tissu de mensonges que la défense a pulvérisé dans les règles de l’art. Mentir est intentionnel. Quand on ment, déforme les faits, raconte une histoire qui n’a rien à voir avec le réel ou les faits, on ne fait pas autre chose que banaliser le Mal. N’en déplaise aux afrocollabos (individus qui, en se revendiquant de l’Afrique, travail - lent pour son aliénation par le PTO) en Côte d’Ivoire, il y a d’un côté le camp du Bien qui est le peuple de Côte d’Ivoire que représente Gbagbo et le Mal qui est la France (et le cer - cle des cannibales), l’Onu et ses démembrements que représente [Ouattara]. (….)
Cette scène de cannibalisme qui se joue depuis novembre 2011 pose la question de la légitimité philosophique et politique du colonialisme que la propagande appelle «droit d’ingérence». Au nom de quel principe, de quelle valeur, des entités qui massacrent, mutilent, violent, font des homicides ou génocides depuis des siècles se donnent-elles la liberté d’aller massacrer dans un pays sou verain comme la Côte d’ivoire, la Libye, l’Iraq, la Syrie, le Mali ? Le «droit d’ingérence humanitaire» n’est pas autre chose que le totalitarisme. Le totalitarisme n’est pas ce qu’on a voulu faire dire à la philosophe Hannah Arendt. C’est une organisation de la vie humaine reposant sur la pensée unique et un système d’aliénation et d’embrigadement des peuples et des consciences. La pensée unique ici est la thèse selon laquelle «tu dois suivre une seule voie qui est la mienne et à condition que ce soit toujours moi qui te domine». Voilà ce que je nomme la pensée unique. Le totalitarisme se veut intemporel, ahistorique et trans-humain. C’est parce que Gbagbo est nationaliste et fondamentalement humain que la PTO veut le briser. En réalité, c’est la lutte Etat-nation contre ce que le philosophe Herbert Marcuse appelait le «capitalisme des monopoles», du pillage et des massacres qui se joue dans la déportation du président ivoirien. On comprend, au regard de tout ce qui précède, que la CPI n’est que la caution morale du totalitarisme.  

D- Le mensonge est-il consubstantiel au totalitarisme à la CPI ?

Le président Gbagbo posait aux juges la question de savoir «pourquoi dans la justice moderne, il y a des camps retranchés ?» Et il renchérissait en demandant à ses bourreaux de ne pas lui attribuer des parents qu’il n’a pas. Cette remarque fut la preuve qu’il est conscient que c’est l’inconscient africanophobe des Euro-Américains qui composent la «cour» qui structure ce canni- balisme dont il est le «trophée» provisoire. L’observation la plus importante qu’il fit était le constat que si la «cour» voulait vraiment dire le droit et la justice, elle aurait, ne serait-ce que «pour fluidifier le raisonnement», fait appel à lui pour avoir des «informations» qu’elle pourrait vérifier par la suite. La prestidigitation de l’inquisiteur et de l’Inquisition a confirmé tout ce que l’Afrique pense de cette organisation. D’ailleurs, mise à mal, (…) Bensouda a fui en rase campagne. Ainsi, le raisonnement est simple. Au-delà de la carnavalisation du président Gbagbo par la PTO, la vraie question philosophique que soulève l’existence de la CPI ou des autres  «tribunaux internationaux» qui l’ont précédés est celle de sa légitimité. Qui créent ces structures et les financent ? Toute organisation est au service exclusif de son créateur-financeur. L’être même de la CPI est mensonge et imposture. Crime et justice sont incompatibles.  Le mensonge ne peut se nourrir que du mensonge. La CPI étant mensonge, ce dernier ne peut que lui être consubstantiel.
 
E- Le larbin vit-il ?

 Avec l’agression-occupation de la Côte d’Ivoire par la France colonialiste, j’ai découvert comment et pourquoi des individus étaient des individus et non des hommes. J’ai vu et lu des individus qui chantaient et se présentaient comme des militants anticolonialistes et qui postulaient à qui voulait les entendre qu’en toute circonstance, il faut se référer à la raison. Je les ai vus proclamer qu’il faut enterrer la françafrique, ils ont vilipendé et honni de bouche l’impérialisme. Mais ils ont accouru pour soutenir le colonialisme en Côte d’Ivoire. Ce faisant, ils ont nié leur profession de foi publique. Des contempteurs occidentaux des gouvernants africains se sont retrouvés alliés à eux quand il fallait justifier les positions sociale et économique qu’ils occupent. Ils ont renoncé à penser pour aller dans le sens du vent de l’impérialisme, ont renié leurs parents pour satisfaire les dessous de la ceinture. Ils ont appelé et justifier les massacres des hommes et femmes pour un verre de bière. Avec l’agression-occupation de la Côte d’Ivoire, la France a livré à la vindicte populaire africaine tous ses agents africains. Elle a permis aux jeunes générations africaines de voir quel est le rôle exact des lettrés africains qui travaillent pour la France et contre l’Afrique. Au Cameroun, nous avons vu à quoi servent Achille Mbembè, Shanda Tomnè (Ce dernier essaie de faire oublier qu’il a participé au « coup d’Etat» contre Gbagbo et à l’agression-occupation de la Côte d’Ivoire) et autres organes de presse tels que Voxafrica et son larbin de service Jules Ndomché ; au Bénin, on a vu a quoi sert Hountondji, au Congo Brazza, on a eu Mabanckou ; de l’autre côté de Kinshasa, on a vu Élykia Mbokolo ; au Sénégal, on a vu Boubakar Boris Diop et tous les autres que je ne vais pas citer ici. J’ai voulu savoir qu’est-ce que tout ce monde avait en commun. Toute leur propagande est faite par la France. Autrement dit, ils doivent tout à la France.
 
Le 16 mars 2013

Batouri Ngoffi


 Ancien vendeur d’arachide au marché New Déido à Douala
 Bangoffi05@gmail.com  
Source :  cameroon voice




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