Libération des prisonniers politiques : La pression a enfin eu raison de Ouattara

Les informations livrées tout récemment par « Le Quotidien d’Abidjan » sur la colère de François Hollande contre le régime d’Abidjan sont en train de produire leur effet. Alassane Ouattara et sa justice, sous la pression de l’Elysée viennent d’accorder la liberté provisoire à des prisonniers pro-Gbagbo.

Mercredi 7 Août 2013 - 04:23


Libération des prisonniers politiques : La pression a enfin eu raison de Ouattara
La justice ivoirienne a décidé hier d’octroyer la liberté provisoire aux prisonniers politiques dont Pascal Affi N’guessan, le président du FPI et Michel Gbagbo, fils de Laurent Gbagbo injustement détenu à la Haye. A l’instar de ces deux personnalités, ils sont nombreux les cadres du FPI qui bénéficient de la même mesure. Il s’agit de Géneviève Bro Grébé, Justin Koua, Narcisse Téa Kuyo, Aboudramane Sangaré, Alcide Djédjé, Moïse Lida Kouassi, Sokouri Bohui, Alphonse Douaty, Séka Obodji, Henri-Philippe Dakoury Tabley, le colonel Konandi Kouakou et Nomel Djro. Arrêtés après la chute de Laurent Gbagbo, ils étaient quasiment tous détenus à Katiola (Centre-Nord), à Bouna (Nord-Est) et Boundiali (Nord) après la guerre postélectorale imposée à la Côte d’Ivoire par la France et l’ONU de décembre 2010 à avril 2011, faisant plus de 3000 morts. Expliquant les motifs de la décision de mise en liberté provisoire à travers un communiqué qu’il a lu sur la première chaîne de la télévision nationale, le procureur de la République, Christophe Richard Adou a fait savoir « qu’à la demande de mise en liberté d’office formulée par la Chambre d’accusation et les juges d’instruction en charge de certains dossiers de la crise postélectorale, le procureur informe que la liberté peut être demandée soit par le détenu soit par le procureur, par le juge d’instruction ou enfin par la Chambre d’accusation comme c’est le cas ». Précisant « qu’il ne s’agit que d’une liberté provisoire et que les procédures en vue du jugement poursuivront leur cours et connaitront sûre - ment leur dénouement d’ici la fin de l’année ». Le gouvernement, à travers son porte- parole, Bruno Koné n’a pas manqué de commenter la décision. Selon lui, c’est une mesure à saluer étant donné qu’elle peut favoriser la décrispation de l’atmosphère sociopolitique. Qu’est-ce qui a pu changer la donne là où le régime s’est longuement refusé à tout compromis ? Selon, certains analystes de la scène politique, c’est  la forte pression de la communauté internationale y compris la France qui aurait finalement eu raison d’Alassane Ouattara et son gouvernement. Dans un passé récent, Paris avait menacé de subordonner son aide financière à la Côte d’Ivoire à des gestes de décrispation de l’atmosphère sociopolitique d’Alassane Ouattara. Cela en libérant les prisonniers politiques arrêtés depuis avril 2011 après la chute de Laurent Gbagbo. C’est cette  Information dont votre quotidien préféré avait largement fait écho qui, semble-t-il aurait fait son effet. A cela, il faut ajouter les appels de pieds de Barack Obama, qui après avoir découvert la vraie face du chef de l’Etat ivoirien qu’il a soutenu grâce aux mensonges de Nicolas Sarkozy, avait également menacé le régime d’Abidjan. L’on en veut pour preuve, les nombreuses difficultés liées au paiement des salaires de cette fin du mois de juillet. Parce que les banques françaises, selon les informations en notre possession, n’ont pas voulu se laisser prendre dans le piège du dilatoire exigeant du gouvernement ivoirien des gestes forts à l’égard de l’opposition. Exigences qui auraient plongé Ouattara dans un grand doute. Il lui fallait donc sauver sa tête. Et c’est ce qu’il a fait. En tout état de cause, les Ivoiriens qui attendaient ce geste depuis longtemps ne boudent pas leur joie de retrouver leurs frères et sœurs injustement emprisonnés par le régime.

Par Gobson Zago

Source: Le Quotidien d'Abidjan




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