Libération des domiciles occupés, provocations de Wattao…Paul Koffi Koffi avoue son impuissance face aux FRCI

Jeudi 12 Septembre 2013 - 16:04


Paul Koffi Koffi
Paul Koffi Koffi
Invité de la RTI, hier mardi 10 septembre 2013, le ministre délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi s’est prononcé sur un certain nombre de questions militaires, notamment la réforme de l’armée. En tout cas, sur ce sujet le «sécurocrate» de Ouattara a relevé les dysfonctionnements dans l’armée, notamment les cas d’indiscipline, où des «lieutenants donnent des ordres à des généraux», ou encore les cas où des sous-officiers et officiers se donnent à un jeu d’interviews interposés, créant ainsi la «zizanie» dans la hiérarchie militaire. Bien entendu, il pointait, sans le dire, l’incroyable entretien accordé au quotidien Nord-Sud par le commandant Issiaka Ouattara dit « Wattao », dans lequel il défiait quasiment ouvertement l’autorité du commandant Kouyaté, son supérieur au sein du CCDO. Selon Koffi Koffi, il est temps de mettre de l’ordre dans l’armée et de faire cesser les cas d’indiscipline pour avoir désormais une armée républicaine, respectueuse de la hiérarchie militaire.
C’est sur la question de la libération des résidences et sites privés ou publics occupés par les Frci, depuis la fin de la crise postélectorale,  que le ministre de Ouattara a eu ses propos les plus scandaleux. Alors qu’il avait annoncé le mois de juillet pour la libération des résidences et autres, Paul Koffi Koffi a été on ne peut plus flou dans ses explications. Il a fait savoir qu’il faut employer la diplomatie et le dialogue pour aboutir à la libération de ces maisons par les Frci. Plus grave, il a invité les propriétaires de résidences occupées à engager des procédures judiciaires contre les «occupants illégaux» de leurs maisons, et à saisir des huissiers de justice pour entrer en possession de leurs biens. C’est bien un aveu d’impuissance et d’incapacité dont fait montre celui là même qui avait promis quelques mois en arrière, une période de sensibilisation sui- vie de la période de répression. Eh bien, il faudra encore attendre la providence divine pour espérer entrer à nouveau en possession de ses biens mobiliers ! Selon lui, avec les Frci qui occupent encore des résidences privées et autres, la procédure est encore plus délicate, pour éviter qu’on en arrive à des «coups de feu». A l’entendre l’on est en droit de se demander s’il existe bien une autorité ? A moins que les autorités ivoiriennes ne veuillent voir per - durer cette situation…

F. Toti

Source: Le Nouveau Courier N° 875 Du Mercredi 11 Septembre 2013




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