Libération des Prisonniers politiques: Le grand embarras de Ouattara

Samedi 17 Mai 2014 - 07:16


Simone Gbagbo, prisonnière politique depuis le 11 avril 2011
Simone Gbagbo, prisonnière politique depuis le 11 avril 2011
Le régime pris à son propre piège,  vit un grand embarras, en ce qui concerne le sort des prisonniers politiques qui croupissent par milliers dans ses goulags. Doit-il aujourd’hui les libérer ? Il veut bien le faire. Mais dans le même temps, il est rongé par sa grande peur et sa haine de Gbagbo.  Plusieurs hommes du régime font donc la cours à certains prisonniers politiques pour leur poser une seule question. « Est - ce qu’ils sont animés par une volonté de vengeance, a près tout ce qu’ils ont subis ? » Cette question est même aussi posée à des ex-détenus politiques. Pourquoi une telle démarche ? Se demande-t-on à la fin. A la vérité, le régime Ouattara a peur de lui- même et  des actes qu’il a posés en comptant sur la bénédiction de la Droite française en ce moment au pouvoir en France. En tout cas, depuis 2011, les Ivoiriens expérimentent un autre type de régime devant lequel même les Mobutu, Eyadema et autres paraîtraient pour des enfants de chœur. Plusieurs centaines d’Ivoiriens sont aujourd’hui en prison sans savoir pourquoi.  "Je suis inculpé de l’ensemble du Code pénal, nonobstant  le crime de génocide. C’est pour vous montrer à quel point ce  accusations sont farfelues, dénuées de fondement. Je m'étonne parce que je n'ai toujours pas eu de chef d'inculpation à proprement parler. On ne m'a toujours pas dit ce que j'aurais commis exactement comme acte. ça démontre bien que ces dossiers sont purément politiques et totalement vides (...) Il n'y a  simplement pas de justice en Côte d'Ivoire. Aucune date de commencement d'un éventuel procès n'a jamais été communiquée à un de nos conseils. Et cela est valable pour tout le monde. ça démontre bien que quelque part la machine judiciaire en Côte d'Ivoire est totalement grippée." , accusait il n’y a pas longtemps, Michel Gbagbo sur les ondes de Rfi. Et il n’est pas le seul dans ce cas. Affi, Aké N’Gbo et autres ont été inculpés avant qu’on ne leur trouve un chef d’accusation. Et ils ont passé toutes ces années en prison sans avoir été entendus par un seul juge. Le régime sait donc qu’il est allé loin. Très loin même dans les exactions et autres. C’est pourquoi il a aujourd’hui peur. Alors que depuis sa sortie de prison, Affi le président du Fpi, chef de fil des pro-Gbagbo ne fait que par- courir la Côte d’Ivoire  pour demander aux Ivoiriens de pardonner. 

G. Brence

Source : Le Temps N ° 3195 du vendredi 16 mai 2014




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