Lettre ouverte à M. Henri Konan Bédié, Président du PDCI RDA

Samedi 23 Avril 2016 - 21:18


Henri Konan Bédié, président du PDCI-RDA
Henri Konan Bédié, président du PDCI-RDA
Monsieur le président, assis dans mon camion, je me suis arrêté à Palaiseau une banlieue proche de Paris avec un beau soleil d’Afrique, qui me permet de contempler la verdure naissante de ce paysage longtemps emprisonnée par la période d’hiver qui me donne cette occasion unique de m’adresser à vous. Monsieur le président, vous savez  très bien que votre personne m’a toujours fasciné et je n’ai de cesse de  vous admirer.

Tout jeune étudiant à Paris, vous faisiez de la libération de votre pays et de l’Afrique, un combat. J’ai rencontré un vieux malien ici, de votre génération qui vous connait très bien et quand il m’égrène vos qualités d’orateur, de sagesse et de courage, je  vous avoue que c’est avec fierté que je vais souvent l’écouter.

Ce que je vous fais aujourd’hui, vous l’avez fait subir au président Félix Houphouet Boigny quand vous trouviez  certaines de ses dérives antidémocratiques, cela ne voulait pas dire que vous ne l’aimiez pas.

Vous souvenez-vous, des pires moments inattendus que Ouattara vous a fait subir juste après la mort du président Houphouet ? Il ne voulait point respecter notre constitution et il vous a fait cette guerre que nous continuons d’en payer les prix. Vous avez  vu toute la côte d’Ivoire unie autour de vous et M. Ouattara venait de nous montrer son ingratitude et contre vents et marées, nous vous avions élu président à temps plein.

Souvenez-vous  aussi,  votre prénom Bédié, était devenu une doctrine où jaillirent, associations, clubs, groupements, mouvements politiques. Des amis et moi, Assouman Pierre, Kouakou Léandre avions créé l’ABCI, l’association des Bédieistes de Cote d’Ivoire. Ce que les ivoiriens ont fait pour vous, ils ne l’ont jamais unanimement fait à aucune personnalité de ce pays.

Monsieur le président, vous êtes  une grosse victime du système Ouattara ne vous faites pas passer de coupable. Ce pouvoir que vous protégez aujourd’hui, vous doit publiquement des excuses, des dommages et intérêts pour réussir la réconciliation dont il n’ose, parce que les ivoiriens réconciliés donc unis, ne l’arrange pas. C’est dans la douleur et la tristesse des ivoiriens, qu’il tire sa jouissance et son plaisir.  

Qui peut prétendre aimer les ivoiriens que vous ? Tout jeune ministre, vous aviez cette hargne pour le développement de votre pays que vous y avez distribué des bourses d’études à certains étudiants dont M. Zémogo et mis en place des structures commerciales comme les chaînes PAC, Agripac, Chaînes avion et j’en passe. Cette période, était la marche de votre pays, la Côte d’Ivoire, Ouattara on ne le connaissait pas.

Les ivoiriens étaient confiants et le soleil brillait sur nous et tous les obstacles se transformaient en bénédictions.

Monsieur le président, le pays est bloqué. C’est là où votre orgueil de bâtisseur devrait resurgir  que vous protégez sans relâche notre bourreau. Sortez de là s’il vous plait. Votre RHDP n’a jamais été unificateur. C’est une alliance de compromission, de duplicité, de haine et de traitrise. Ouattara ne changera point et jamais car on dit souvent, qui a bu, boira. Ce RHDP n’a jamais été un moteur de développement mais une machine à broyer nos acquis et décapite tous nos espoirs. Le président Laurent Gbagbo mérite-il ce sort ? Votre jeune fils Blé Goudé et ces milliers d’ivoiriens en exil, dans les prisons sans être jugés, ces dozos, microbes, et j’en passe, vous en êtes fier ? Le pays que vous aimez tant, Ouattara l’endette et le défigure et vous ne dites rien.

Des milliers de militants du PDCI RDA ne vous comprennent plus et ne leur donnez pas raison que le président Houphouet est votre pire ennemi et vous êtes prêt à effacer toutes ses traces avec la complicité de Ouattara. Le sens de ma désobéissance. Je ne sais plus le sens que je peux donner à mon militantisme politique.

Revenez, M. le président. Oubliez les rancœurs, M. le président. Les ivoiriens souffrent Monsieur Bédié et vous êtes devenu notre problème. Remettez les pendules du PDCI RDA à l’heure, si vous avez encore cet amour. M. le président, vous ne pouvez pas tuer ce parti ou l’arrimer au RDR, non. Votre présence aux côtés de Ouattara, bloque toutes les revendications et nos attentes.

D’où me revient l’idée de cette lettre, Palaiseau, loin de mon pays natal qui me manque et nous sommes nombreux. Le pouvoir ne me rassure pas.

C’est maintenant que le chemin de votre vie doit éclairer le développement du pays que vous collaborez avec nos bourreaux et demain vous serez assis sur le banc des coupables, des accusés alors que votre êtes une grosse victime.

C’est Ali Touré cadre du RDR qui paie les frais de l’anniversaire des 70 ans du PDCI RDA en France c’est une mascarade et une honte et comme le maintien en vie du parti, ne fait plus parti de vos préoccupations, nous allons prendre nos responsabilités.

Monsieur le président vous n’avez jamais cautionné l’injustice, revenez à la maison, on vous aime tant. Cherchez à rentrer dans l’histoire, comme Mandela, Houphouet Boigny, Nkrumah et les autres. Tard, sera trop tard.

                                                                                            JOEL ETTIEN

                                                            Directeur de Publication de « jtvnews.com »

                                                        Cadre militant du PDCI RDA ivoirien vivant en France




Politique | Economie | Société | Vidéo | Agenda | Religion | Culture | Santé | Diaspora | Contact





WWW.ABIDJAN.ME
UN SITE A VISITER ABSOLUMENT !