Les tyrans n'ont pas d'avenir.

Lundi 24 Octobre 2016 - 21:57



 La marche du 20 octobre

Parlons-en. 
Ils soupent et s’enivrent dans les caves du prince. Pas facile de cuver les soirées du sulfureux roi jeteur de sabre. Leurs yeux se brouillent. Leurs esprits s’enchevêtrent. Pour si peu. Après tout il faut se tailler un costume dans le style raspoutinien. Et tremper sa plume dans un encrier chargé en mythomanies. Alors ça radote dans le billard. Ca jouent les fantassins de la dernière heure d’une légion éthérée. Perdue dans le labyrinthe de ses propres logofantasmachies. Ca se fait écho d’un zéhoros marchant au-devant d’une victoire acquise. A la Pyrrhus. Forcement. Qui comme son antique paragon, s’écrira un jour : encore une autre victoire comme celle-là et je me fossiliserai au trône. Les suppôts y croient. Se gargarisent de la dialectique de pot de fer contre le pot de terre. Tels des guichets automatiques leurs sensibilités est à fleur de peau. Du despotisme cocasse dont est victime le peuple ididadamisé (l’ougandais-fou, souvenons-nous en). Ils s’en battent les couilles (sic). In fine les tyrans n’ont pas d’avenir. Le leur non plus n’en aura pas. Game over.

CONSTITUTION IVOIRIENNE  :

Parlons-en toujours…
Les jours se suivent et se ressemblent. Au royaume de  donsokuntigi.  La chasse annoncée sur ses terres n’a pas été de pure mondanité. Coup d’œil dans sa cartouchière. Un moineau, deux pigeons. Maigres trophées! Mince alors  ! On dirait que la chasse à courre - vous savez, cette  partie de louveterie à laquelle les grands rois et princes blancs prenaient plaisir dans leurs jardins royaux -  n’a pas fait courir toute la basse-cour. Un moineau, deux pigeons venus adorer le grand fétiche. Désespérément.  Il ne restait plus qu’à appeler le cygne en renfort. Et toute la cour aurait entonné le chant du cygne. En chœur. Toute honte bue. Ils l’ont bue jusqu’à la lie. Le calice. Même le ciel a été clément. Qu’il a fait tomber des tonnes de clémentines sur la case. Pouvait-il en être autrement  ? Quand le  n’koni, le baladin du royaume avait prédit la haute marrée. A hue et à dia. Mais une furia ça peut cacher un déluge. Dans ses entrailles. La pluie s’est invitée. Le prince-consort y était aussi. Sacré homme-eau. La légende continue. Mais ne se proclame pas tombeur de déluges qui veut. Seul Noé en avait la science infuse. Et le déluge n’a pas eu raison du toit de son arche. La chasse n’a pas tenu la promesse des 50000 fleurs. A méditer.
 Un. Une hirondelle ne fait pas le printemps. Un  moineau, deux pigeons ne font pas non plus le paradis.
Deux. Entre le  prince  et son peuple, la constitution semble avoir choisi son camp. Les grelots  du maître-chasseur donsokuntigi  n’y feront rien. In fine les tyrans n’ont pas d’avenir. C’est encore dans l’air des temps qui tanguent.

Alger Ekoungoun
Enseignant d’Université
 




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