Les «sorciers blancs» de Ouattara le lâchent

Dès la prise de pouvoir par Alassane Ouattara le 11 avril 2011, coopérants blancs – pour certains, amis de longues date, pour d’autres, des Français recommandés par l’Elysée – se sont retrouvés à la présidence de la République ivoirienne. Pour l’aider «l’ami personnel» de Sarkozy à gouverner le pays. Près de deux ans après, la lune de miel semble être un lointain souvenir.

Lundi 11 Mars 2013 - 09:19


Les «sorciers blancs» de Ouattara le lâchent
Après Serey-Eiffel, autrefois chargé des dossiers économiques au palais, rentré dans son Bordeaux natal après avoir démissionné de son poste de conseiller spécial d’Alassane Ouattara, une décision qui fait suite à une série de désaccords avec son ex- patron, notamment, selon la dernière parution de La Lettre du Continent, dans le refus de la présidence de la République de lui confier la direction d’une structure autonome chargée des investissement et des grands travaux en Côte d’Ivoire, c’est au tour du général Claude Réglat de mettre un terme à son contrat. Dépêché par Nicolas Sarkozy auprès de celui en faveur de qui il s’est immiscé militairement dans le contentieux électoral, le général Claude Réglat devait apporter son expertise sur la reforme de l’armée ivoirienne. Mais, toujours selon La Lettre du Continent qui a levé le lièvre sur les raisons de son départ, le militaire français a éprouvé des difficultés à travailler comme il le voulait. L’entourage d’Alassane Ouattara au palais lui mettait les bâtons dans les roues. Plus précisément, poursuit La Lettre du Continent, le frère de l’actuel numéro un ivoirien Birahima Ouattara, ministre des Affaires présidentielles, le directeur de cabinet Marcel Amon Tanoh, ainsi que son chef d’Etat-major Michel Gueu, ne lui auraient pas facilité la tâche. Mais le chef de l’Etat, qui trouve certainement son compte dans la collaboration avec des conseillers blancs, ne laissera pas le vide qui sera créé par le départ de Réglat. Il mettra le grappin sur un autre pour remplacer le général démissionnaire. Et parmi les successeurs potentiels de Réglat, révèle toujours LC, figure le colonel Jacques Parenty, ancien chef de corps au sein du 23ème bataillon d’infanterie de la marine à Dakar. Si le général Claude Réglat rompt totalement les amarres avec Alassane Ouattara, c’est n’est pas le cas de Serey-Eiffel qui privilégie son amitié de longue date avec l’ex-Premier ministre de Félix Houphouët-Boigny. Car ce n’est pas la première fois que l’ex- patron des grands travaux au temps du premier président ivoirien met sa démission dans la balance. Le fait qu’elle ait été acceptée cette fois-ci, révèle le bihebdomadaire en ligne, témoigne d’une perte de confiance entre les deux hommes. Serey-Eiffel conserve néanmoins une fonction de conseiller mais travaillera désormais depuis la France sur la base de visites trimestrielles en Côte d’Ivoire.

Par Gilles Naismon

Source: Le Nouveau Courrier N°745 Du Vendredi 08 mars 2013







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