Les quatre exigences du FPI pour aller à la réconciliation

Lundi 16 Juillet 2012 - 08:00


Danon Djédjé, Le Secrétaire Général Adjoint chargé des Elections, de la Gestion des Conflits, de la Réconciliation et de la Cohésion Sociale
Danon Djédjé, Le Secrétaire Général Adjoint chargé des Elections, de la Gestion des Conflits, de la Réconciliation et de la Cohésion Sociale
RENCONTRE FRONT POPULAIRE – GOUVERNEMENT
Vendredi 13 juillet 2012
 
 
Monsieur le Premier Ministre,
Ministre d’Etat, Ministre de la Justice,
Mesdames et Messieurs les membres du gouvernent,
Au nom du président du FPI et de la délégation FPI, je vous adresse mes félicitations fraternelles et mes remerciements appuyés pour l’honneur que vous nous faites en nous recevant ce jour.
Monsieur le Premier Ministre, après le premier rendez vous que vous avez bien voulu nous accorder, nous nous retrouvons ce vendredi 13 juillet 2012 qui selon nous devait logiquement aplanir nos divergences et permettre à chacun de nous de jouer pleinement sa partition dans le développement socio politique et économique de la Côte d’Ivoire.
Après une crise aussi longue et aussi meurtrière que nous venons de traverser, la méfiance ne peut s’effacer du jour au lendemain, c’est pourquoi nous devons ensemble rechercher toutes les opportunités qui peuvent nous rapprocher au lieu de nous éloigner les uns des autres.
Si notre objectif commun est d’œuvrer pour la démocratie et la consolidation de la paix dans notre pays, nous ne devons pas avoir peur de nous parler. C’est pourquoi nous avons été heureux et fiers lorsque, vous, Monsieur le Premier Ministre, avez pris l’engagement de ne point marginaliser le FPI dans la conduite de votre politique de rapprochement.
Malheureusement, tous les propos qui nous parviennent du gouvernement, ainsi que les comportements qui l’accompagnent ne sont pas de nature à favoriser l’unité nationale. Il s’agit notamment des arrestations diverses et diversifiées que subissent tous les partisans de Laurent GBAGBO depuis le 11 avril 2011 et qui s’intensifient au cours de ces derniers mois.
Monsieur le Premier Ministre, nous avons accueilli votre nomination et vos premiers pas avec beaucoup d’espoir pour la Côte d’Ivoire, tout comme nous avons pris bonne note des propos du président de la République tendant à ouvrir la voie de la réconciliation et de la reconstruction dès son ascension au pouvoir d’Etat.
Mû par la recherche effrénée d’une société fraternelle, solidaire et démocratique, le FPI s’est toujours inscrit dans la voie du dialogue pour le règlement de tous nos différends.
Malgré la diabolisation dont nous sommes quotidiennement l’objet, nous croyons à la vertu du dialogue républicain, seul gage pour la réalisation de notre choix idéologique qui est la « transition pacifique à la démocratie » soutenue par une alternance politique.
Monsieur le Premier Ministre, c’est à Grand-Bassam, lors du conclave sur la relance du dialogue républicain que nous avons sollicité ce rendez vous verbalement puis concrétisé par écrit à deux reprises.
Vous nous recevez ce jour et nous espérons que de nos échanges sortiront des solutions idoines qui nous permettront de construire chacun à son niveau un avenir meilleur pour notre pays.
C’est pourquoi nous nous permettons de vous rappeler succinctement les points essentiels de nos préoccupations consignées dans le mémorandum que nous avons soumis à votre sagacité et dont nous souhaitons obtenir des résultats encourageants en terme de signaux forts pour nous rassurer et rassurer notre population. Il s’agit de :
1- La Sécurité :
Chaque jour la peur s’abat sur le pays. La population en général et les pro GBAGBO en particulier vivent dans une torpeur permanente
 
2- Le jeu démocratique :
Malgré nos multiples démarches et les résultats peu flatteurs des élections législatives 2011, nous ne voyons aucune lueur d’espoir à l’horizon à moins que cela ne traduise une volonté manifeste du gouvernement d’écarter le FPI, (parti majoritaire) du jeu électoral.
 
3- L’Etat de Droit :

L’Etat doit garantir la liberté collective et individuelle de tous ses administrés. or la situation actuelle crée deux groupes de citoyens, d’un côté ceux qui ont droit à tout, qui font tout et qui peuvent tout faire,
et de l’autre, ceux qui n’ont droit à rien, qui sont considérés comme des sous hommes parce que proches de Laurent GBAGBO, ou soupçonnés comme tels.
 
4- La Réconciliation Nationale :

Alors qu’elle a suscité beaucoup d’espoir, elle cherche encore ses repères. Qu’attend t- on du FPI ?
CONCLUSION
Monsieur le Premier Ministre,
Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement,
Le FPI place beaucoup d’espoir dans le processus du dialogue républicain qu’il a sollicité et que vous aviez bien voulu accepté. Nous sommes persuadés que seul le gouvernement qui a le pouvoir de décision peut favoriser et assurer le succès de ce dialogue en faisant preuve de dépassement, en donnant des signaux forts notamment :
* la libération de tous prisonniers politiques
* le retour des exilés
* la rétrocession des biens privés (espace de la Liberté de Yopougon, maison occupées)….
* Le paiement des arriérés dus au du FPI au titre du financement sur fonds public des partis politiques.
Merci pour votre aimable attention.
                                                                                     DANO DJEDJE Sébastien
Le Secrétaire Général Adjoint chargé des Elections, de la Gestion des Conflits, de la Réconciliation et de la Cohésion Sociale.
 
 
 




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