Les prix vont flamber en Côte d’Ivoire Les ivoiriens ne verront plus la queue du diable !

Samedi 5 Janvier 2013 - 07:25


Les prix vont flamber en Côte d’Ivoire Les ivoiriens ne verront plus la queue du diable !
Les Ivoiriens vont boire le calice jusqu’à la lie. Il n’y a pas de doute à se faire. Le gouvernement Ouattara vient de procéder à l’aug - mentation des prix de l’essence et du gaz butane, en attendant celui de l’électric - ité, comme l’ont recom - mandé, il y a de cela plusieurs mois, les institu - tions de Bretton-Woods. Malgré une fausse résistance, cela ne durera pas longtemps. Et les con - séquences de tout cela sont prévisibles : le renchérisse - ment de la vie, alors que les temps sont rudes, comme le dit le petit peuple. Même si l’augmentation à laquelle a procédé le gou - vernement n’a pas encore touché le gasoil, il ne faut guère s’étonner que certains transporteurs, les jours prochains, augmentent le prix du transport, surtout sur les lignes des véhicules ‘’woro-woro’’, dont certains roulent avec de l’essence super. A ce jeu, ce sont les populations, qui croulent déjà sous le poids de la pau - vreté, qui vont payer encore plus. Elles qui sont confron - tées sur les marchés, à une hausse presque quotidienne des prix des denrées de pre - mière nécessité. Leur misère est telle qu’aujourd’hui, elles ne voient même plus la queue du diable, à plus forte raison la tirer. La catastrophe est totale. Pour ainsi dire, le gou - vernement actuel, jugé à la tâche, n’a pas encore conva - incu les Ivoiriens sur sa com - pétence. On sait que dans tous les pays sérieux, c’est à l’aune d’un certain nombre de facteurs que l’on juge une équipe gouvernementale. Deux des facteurs les plus courants sont la lutte contre le chômage et l’inflation. Sur cela, on ne peut pas dire que c’est un succès pour le gou - vernement ivoirien. Bien au contraire. L’échec est total. Et les chiffres et les faits sont là pour le prouver. En effet, dès qu’il est arrivé au pouvoir, les premières actions du chef de l’Etat Alassane Ouattara ont été fort curieusement de détruire les emplois. Ce sont par mil - liers que les Ivoiriens ont été jetés dans la rue. Les pre - miers qui ont souffert de cette politique sont les agents de la présidence de la République. Soupçonnés de « Gbagboïsme », des cen - taines d’entre eux ont été priés d’aller voir ailleurs si l’herbe était plus verte. Le mouvement de renvoi s’est poursuivi dans les autres institutions de la République.  En dehors des institutions et autres ministères, des entreprises privées ont dû mettre au chômage, parfois à leur corps défendant, leurs employés, pour la simple et bonne raison qu’elles ont été victimes de pillage de la part des FRCI, après que la France les a aidées à déposer le président Gbagbo. Devant l’ampleur du phénomène, la centrale syndicale UGTCI à dû se faire violence pour sor - tir de son mutisme, en déclarant qu’en seulement quelques petits mois de gou - vernance Ouattara, ce sont plus 80.000 emplois qui ont été détruits. Or, ce chiffre n’est pas exhaustif. Il faut y ajouter le chômage monstre provoqué par la prétendue lutte contre l’insalubrité qui a permis à Ouattara lancer sa ministre Anne Ouloto à la destruction sauvage, sans pitié, sans mesure d’accom - pagnement et sans conces - sion, contre les petits com - merces aux abords des rues. Un triste exploit qui n’a pas manqué de précariser un peu plus les populations. Au plan de la lutte contre la cherté de la vie, malgré le tin - tamarre fait par l’ancien Premier ministre Ahoussou Kouadio, qui  a sillonné les marchés, avec tambour et trompette, les prix n’ont jamais cessé de prendre de l’ascenseur. De sorte qu’au - jourd’hui, c’est la croix et la bannière pour les ménages, surtout ceux qui sont nom - breux. L’échec est donc retentissant. Peut-être c’est le prix pour que le pays dans lequel l’argent ne circule pas mais travaille devienne émergent à l’horizon 2020. Redoutable pari.

Jean Josselin

La vérité triomphe du mensonge

Au lendemain de l’augmentation du prix du carburant et du gaz domestique en 2008, le parti d’Alassane Ouattara, le RDR, bien qu’au gouvernement, a dénoncé avec véhé - mence la mesure. Dans un communiqué, il a soutenu que l’augmentation est un « acte de mépris pour les consom - mateurs et les populations ivoiriennes ». Le RDR a expliqué que cette mesure aurait pu être évitée si un cer - tains nombres de décisions et de règles de bonne gouver - nance avaient été observées. A savoir, « la réduction des prélèvements de l’Etat,  l’optimisation de la structure des prix par ajustement du niveau de péréquation transport, la vérification des montants collectés et mise en œuvre des excédents collectés au titre de la Péréquation transport, la suppression du prélèvement pour Stock de Sécurité, la réalisation d’un audit urgent des fonds collectés par la GESTOCI au titre des stocks de sécurité, de l’utilisation de ces fonds et de la mission et du statut de cette entreprise, la mise en œuvre des importants excédents financiers constitués grâce à la part ivoirienne dans les revenus d’exportation de pét - role brut, estimés à 90.000 barils/jour en moyenne en 2006, et à 100.000 Barils/jour en moyenne en 2007, chiffres confirmés par les institutions financières inter - nationales, par les grands centres mondiaux de l’é - conomie pétrolière et par tous les experts » . Le RDR a souligné que cette mesure aggrave le niveau paupérisa - tion des Ivoiriens. Qu’aujourd’hui, au pouvoir, Alassane Ouattara procède à une nouvelle augmentation du prix du carburant et du gaz domestique donne à s’interroger. Le régime veut-il se foutre des Ivoiriens? Les solutions « anti-hausse » n’ont- elles  pas été appliquées ? Ou alors elles n’ont pas bien fonctionné.  En tout cas, le pouvoir doit des explications aux Ivoiriens. Comment le prix de 774 FCFA jugé, hier, trop élevé,  a-t-il augmenté pour atteindre 792 FCFA ? De deux choses l’une, soit on a menti  aux Ivoiriens, soit on est incompétent. Ceux qui ont cru de bonne foi qu’Alassane Ouattara pouvait sauver la Côte d’Ivoire réalisent bien que l’homme n’est pas du tout à la hauteur des attentes. Chaque jour qui passe, les Ivoiriens découvrent la supercherie et la vérité rattrape le mensonge. Le prix du cacao a chuté. Aujourd’hui, le prix du carburant grimpe. Demain, sans doute qu’il grimpera encore.  

César Ebrokié

Ouattara, ujn drôle d'économiste

En si peu de temps, Alassane Ouattara a fini de convaincre qu’il n’a rien appris en politique et qu’il aura aussi atteint toutes ses limites en économie. Sa façon de conduire le pays l’atteste bien. Un homme politique met toujours l’homme au centre de toute son action. Il a le souci permanent de rendre heureux son peuple et non œuvrer à rendre plus mis - érables ses concitoyens. L’augmentation du coût du carburant et du gaz qui vient secouer les Ivoiriens n’a pas de sens. Si c’est cela faire de la politique, alors Ouattara n’aura rien compris à la politique. Venant d’un homme qui s’est toujours vanté d’être un grand, on est bien surpris qu’il rende la vie dure à son peuple. Sinon, qu’est-ce qui explique cette aug - mentation du coût du carburant et du gaz au moment où on ne s’y attendait pas du tout ? Sous le président Gbagbo, toutes les augmentions faites sur le coût des hydrocarbures ont suscité une vive colère et fait objet de toutes les dénonci - ations. Alors qu’ils étaient dans l’opposi - tion, ceux qui sont actuellement au pou - voir disaient ne pas comprendre la cherté du carburant en Côte d’Ivoire qui produit du pétrole. Pendant que le car - burant est vendu à moindre coût dans les pays comme le Burkina Faso, le Mali et le Niger qui s’approvisionnent en Côte d’Ivoire. A ces langues qui ignoraient la réalité, Gbagbo répondait que la Côte d’Ivoire n’est pas le Koweit en matière de production de pétrole. Malgré tout, voulant atténuer les souffrances de son peuple, Laurent Gbagbo a décidé de sub - ventionner les prix à la pompe. C’est la somme de 100 milliards FCFA qui a été consacrée à cette subvention pour ne pas laisser les prix subir une hausse. Voici qu’aujourd’hui, Alassane Ouattara décide de retirer cette subven - tion de 100 milliards FCFA pour laisser exploser les prix à la pompe. Quelle sor - cellerie ! Les mêmes qui, hier accusaient Gbagbo de rendre les Ivoiriens pauvres, ravalent aujourd’hui leurs déclarations pour faire pire que ce qu’ils ont dénoncé. Ne sachant plus comment justifier cette augmentation insensée, la presse du pouvoir tente de défendre l’indéfend - able. Subitement Le Patriote support du Rdr trouve que cette subvention a un coût budgétaire. Ce confrère soutient dans sa parution d’hier que les 100 milliardsFCFA qui servaient à subven - tionner les prix peuvent désormais être investis dans d’autres domaines. On se demande donc dans quels autres domaines ces 100 milliards seront investis par le pouvoir quand on nous rebat les oreilles qu’Alassane Ouattara a récemment obtenu à Paris un jackpot de 4000 milliards FCFA pour le Plan national de développement (Pnd) ? Pendant que le pouvoir jubile et crie partout qu’il y a des pluies de milliards, on ne comprend pas que ce pouvoir pousse les Ivoiriens dans la souffrance et dans la galère. Cette politique qui tend à appauvrir les peuples est criminelle. Si on doit rendre la vie chère aux Ivoiriens pour économiser 100 milliards FCFA , alors on peut aisément conclure qu’Alassane Ouattara est un curieux économiste. Les Ivoiriens ont raison de ne rien attendre de cet homme.

Benjamin Koré

Source: Notre Voie du 4 décembre 2013




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