Les mouvements de résistance de la diaspora demandent la libération de Blé Goudé

Mardi 14 Janvier 2014 - 06:33


Déclaration du CDR-CI

Au moment où l’année 2013 vient de se terminer ; année qui a vu les souffrances des populations ivoiriennes s’intensifier, il convient d’attirer l’attention de l’opinion publique nationale et de la Communauté Internationale sur les dérives graves du pouvoir d’Abidjan.

En effet, il y a aujourd’hui dans les prisons ivoiriennes de nombreux détenus de façon arbitraire. Nombre d’entre eux endurent une situation privative de leur liberté sous le prétexte générique et fallacieusement globalisant d’atteinte à la sureté de l’Etat. Plusieurs d’entre eux n’ont jamais rencontré un juge aux fins d’une audition qui pourrait les situer sur la suite judiciaire de leur cas. Nous observons par ailleurs que sur la base des standards internationaux de l’exercice démocratique et de mode de gouvernance, des ONG des droits de l’homme et des experts de l’ONU dénoncent la praxis politique de l’actuel pouvoir d’Abidjan et la justice des vainqueurs. Pire, la Côte d’Ivoire est classée 3ème des pays les plus violents et dangereux au monde après le Honduras et le Salvador.

Le CDR-CI considère que la Côte d’Ivoire ne saurait rester dans cette situation parce qu’elle a un capital humain de qualité, à même de résorber, dans la concertation de telles difficultés. En fait, quelle que soit la lecture que l’on fait des résultats des dernières élections présidentielles, l’affirmation de la bipolarisation de la vie politique est manifeste. Il n’est donc pas normal que l’autre partie de la population soit pourchassée avec ses cadres de haut niveau, qui devrait contribuer à reconstruire le pays.

A la veille d’une nouvelle année (2014), nous pensons que le sujet de la réconciliation nationale doit être abordé avec un sens aigu des responsabilités. Après plusieurs années vaines de tentatives d’intimidation et de musellement des combattants de la liberté, de la démocratie et des droits de l’homme, le pouvoir d’Abidjan doit réaliser que la force est l’arme de ceux qui manquent d’arguments pour convaincre.

Nous invitons donc Alassane Ouattara à aller franchement dans le sens de l’apaisement et d’abandonner complètement l’option de « prises d’otages » en gardant arbitrairement en prison des adversaires politiques.

La situation dramatique de Charles Blé Goudé qui est détenu au « cachot » n’est pas acceptable. Et nous demandons donc au pouvoir de le mettre en liberté pour donner une chance à la paix que tout le monde attend.

Nous ne saurions parler de Charles Blé Goudé sans parler de Simone Ehivet Gbagbo. La mise en liberté de cette dernière sera la marque réelle d’une volonté de paix. Il est évident que pour panser les plaies, c’est la méthode de la justice transitionnelle qui convient pour notre pays. C’est pourquoi, tous les prisonniers quels que soient leurs lieux de détention doivent être libérés pour que tous les fils et filles de ce pays se retrouvent à une table de discussion.

Le monde entier ne devrait plus subir une autre ignominie de l’histoire après le cas de Mandela qui a été traité de terroriste, alors que le vrai mobile de la privation de sa liberté, était un soutien de grands pays au régime honteux de l’Apartheid.

ONT SIGNE : mosourpa (Marseille), cri-panafricain, COJEP, Plate-forme panafricaine (PSP),  cpad-France, (Conseil pour la Défense de la Démocratie et de la Souveraineté) CDDS, (Union des Nouvelles Générations) UNG, Mouvement Ivoirien pour la République (MIR), Parlement et AGORA (Lyon), CFCIA, Go Africa, CRD, gbagbo free, CODESCI,  Halte aux Génocides, 3000 Femmes, MAE (Mouvements des Artistes Engagés).

Pour le CDR-CI, le Porte-parole Dr Claude Koudou

 


 





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