Les embouteillages dans les villes africaines : Un frein à l'évolution du tourisme

Vendredi 15 Juillet 2016 - 19:10


Les agglomérations africaines sont en pleine croissance. Une évolution qui rime avec l’augmentation de la population et aussi des véhicules, d’où une circulation dense que la plupart des infrastructures routières peinent à supporter. Conséquence : des embouteillages interminables qui empêchent une circulation normale des personnes et des biens. D’où l’inquiétude des acteurs du tourisme africain tel que Jumia travel dont l’objectif est la promotion de la destination Afrique.

Les embouteillages constituent un problème majeur pour le développement économique et touristique des métropoles africaines. En effet, en passant plus de deux heures dans un bouchon, un citoyen ne peut être à l’heure au travail ou à un rendez-vous d’affaire.  Il en est de même pour le touriste qui dispose de peu de temps pour ses activités dans la ville qu’il visite. Aussi, les causes de ces embouteillages sont-elles multiples et presque similaires dans toutes les villes africaines concernées.

L’insuffisance des infrastructures routières demeure la cause majeure. Dans certaines villes de l’Afrique, le réseau routier vieillissant est une véritable gangrène pour une circulation fluide.  Si dans les années 1960, les routes africaines étaient reluisantes, cela n’est plus le cas aujourd’hui. Des nids de poules à l’étroitesse des voiries, tout est réuni pour des accrochages à répétition. C’est surtout un véritable souci pour les villes dont les population sont les plus nombreuses.  C’est le cas de la Côte d’Ivoire dont 49% de la population vit en zone urbaine. Et la seule ville d’Abidjan accueille plus  de 20% de la population ivoirienne sur une superficie de 422 mètres carrés. Un surpeuplement dont la conséquence est visible et inévitable dans la circulation, surtout quand les voiries sont en mauvais état.

L’indiscipline des conducteurs et l’inefficacité des transports en commun sont une autre cause importante de l’embouteillage. Emportés parfois par le désir de faire recette, les conducteurs de taxi et autres véhicules de transport en commun s’engagent dans des méthodes de conduite qui occasionnent des accidents. Le non-respect des feux tricolores, parfois défaillants, des codes de la route, causent également des accidents à n’en point finir.

Les nombreuses pannes sur les grandes voies, dues à l’état de vieillissement que présentent les voitures ne sont pas en reste. En effet, les villes africaines accueillent les véhicules d’occasion par milliers chaque année. Et généralement, ce sont des voitures qui ont entre cinq, dix, voire quinze ans d’âge et sont, pour la plupart, utilisées comme taxis. On enregistre alors des pannes imprévues en pleine chaussée, entraînant des bouchons qui ralentissent la circulation. Certains États africains font tout de même des efforts dans ce sens pour réduire le nombre d’âges des véhicules qui entrent sur leur territoire. Au Sénégal par exemple, une nouvelle loi limite l’âge des véhicules importés à 8 ans. de telles initiatives devraient se multiplier dans les États Africains. Car une ville trop embouteillée peut faire l’objet de critiques récurrents. Ce qui n’est pas en faveur du développement touristique.

La grande conséquence des bouchons dus principalement au faible réseau routier est le ralentissement des activités économiques. D’une manière ou d’une autre cette situation, qui ne trouve pas d’issue depuis des années, déteint sur le développement du continent à plusieurs niveaux.


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Dominique Eliane Yao
PR Jumia Travel / Côte d'Ivoire




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