Les discours et actes Affiiens démobilisateurs et dangereux pour le FPI disqualifient AFFI

Analyste politique le professeur Bruno GNAOULE-OUPOH est l’un des acteurs et penseurs de la lutte au sein du Secrétariat Exécutif de la direction intérimaire du Front Populaire Ivoirien conduite par MIAKA Ouretto, qui a permis au FPI de rester débout dans la bourrasque répressive démentielle des lendemains du 11 avril 2011. 3ème secrétaire général adjoint dans la direction actuelle du FPI, le professeur Bruno GNAOULE-OUPOH, dans ce texte tonic d’une rigueur analytique remarquable, montre sans détour comment le président Affi s’est disqualifié dans la conduite du parti, décrypte le jeu politique diabolique du pouvoir Ouattara, et explique pourquoi le président Laurent Gbagbo doit reprendre la présidence du FPI.

Jeudi 27 Novembre 2014 - 07:24


Alors que le président Pascal Affi N’Guessan avait entrepris, dès sa sortie de prison, des tournées de remobilisation à l’intérieur du pays à la grande joie des militants et du peuple ivoirien, avec à la clé, parlant du pouvoir Ouattara et ses affidés, un slogan mobilisateur « ils n’ont plus de cartouches ! ils sont finis ! c’est bientôt leur fin ! », suivi du lancement du boycott du RGPH qui a connu un succès au-delà de toutes les espérances, le discours affiien s’est, depuis, enrichi de nouveau vocables, expressions et mots d’ordre totalement contraires, aux antipodes, des thèmes mobilisateurs. Désormais, et ce, depuis son très large remaniement solitaire du Secrétariat Général du FPI, en date du 4 juillet 2014, on ne l’entend plus que dire « ils sont trop forts. Ne faisons rien qui puisse les gêner. Entrons dans le jeu politique », et tutu quanti. Pour la bonne compréhension des militants afin qu’ils ne continuent pas d’être abusés, il est bon que le discours actuel que tient le président en exercice du FPI, garant de la ligne du parti, soit décodé. On s’apercevra aisément que le président Affi a bel et bien dévié de cette ligne.

1.Le président Affi a dévié de la ligne du parti

Commençons par rappeler les fondamentaux de la ligne du parti avant de la mettre en rapport avec le discours affiien. Les piliers idéologiques du FPI
sont, pour l’essentiel au nombre de quatre ; 1° le socialisme, 2° la démocratie, 3° la souveraineté, 4° la voie pacifique d’accès au pouvoir. Ils fonctionnent en symbiose, c’est-à-dire en étroite imbrication l’un dans l’autre, pour constituer une entité cohérente, dénommée la ligne du parti. Le Front Populaire Ivoirien a, dès sa création, opté pour le socialisme comme le relève l’article 3 des statuts : « Le Front Populaire Ivoirien est un parti socialiste ». Le mot socialisme est apparu en occident à partir des années 1820 dans le contexte de la révolution industrielle et désignait alors un ensemble d’idées visant à améliorer le sort des ouvriers, et plus largement de la population, en remplaçant le capitalisme par une société plus juste, en faisant prévaloir l’intérêt général sur les intérêts particuliers. Le socialisme est de ce fait une doctrine politique et économique qui repose sur l’idée de progrès, c’est-à-dire la transformation du monde dans un sens positif. Il est fondé sur un système de valeurs, l’égalité la plus grande possible, la justice, la solidarité, opposées à celles du capitalisme qui repose sur l’exploitation de l’homme par l’homme, génère et exacerbe les inégalités sociales, en faisant pré- valoir les intérêts particuliers sur l’intérêt général. Il y a plusieurs variantes du socialisme. Le socialisme démocratique, l’option faite par le FPI préconise les réformes sociales dans le cadre de la démocratie parlementaire, opte pour une économie sociale de marché, accorde une grande place au débat interne par l’exigence de la démocratie au sein du parti (Cf. articles 5, 6 et 7 alinéa 3 des statuts). Sur le plan institutionnel « la souveraineté est la qualité de l'État de n'être obligé ou déterminé que par sa propre volonté, dans les limites du principe supérieur du droit, et conformé- ment au but collectif qu'il est appelé à réaliser ». L'État souverain n'agit que selon sa propre volonté, c'est le corollaire du droit à l'autodétermination c’est-à-dire du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Ce choix, le Front Populaire Ivoirien l’a exprimé sans ambigüité en ces termes. « Pour permettre au peuple de Côte d’Ivoire d’exercer pleinement sa souveraineté le FPI préconise que celle-ci échappe à la confiscation pour être restituée à son titulaire le peuple. C’est le sens de la refondation. » in FPI : Gouverner autrement la Côte d’Ivoire page 21 (L’harmattan 1999). Son option pour le socialisme démocratique explique que le FPI rejette la voie de l’accès au pouvoir d’Etat par la force des armes ; il opte pour l’accès au pouvoir par les urnes. « Le FPI opte pour la voie pacifique qui inclut les luttes légales, les négociations et le suffrage universel. Elle n’est pas un pacifisme, doctrine qui exalte la paix à n’importe quel prix, la paix à tout prix. » in FPI : Fonder une nation africaine démocratique et Socialiste en Côte d’Ivoire page 61 (l’Harmattan 1998). Historiquement et par essence, le socialisme et la souveraineté qui constituent l’épine dorsale de la ligne du parti sont des postures de lutte, de résistance et de combat contre les inégalités sociales, les injustices, l’exploitation des larges masses laborieuses, et le refus de la domination sous toutes ses formes, pour la promotion des droits et libertés. C’est pourquoi le Front Populaire Ivoirien a toujours été, est, et devra demeurer un parti de combat et de résistance. En créant au plus fort de la crise militaro politique le large rassemblement CNRD (Congrès National de la Résistance pour la Démocratie) regroupant des partis politiques et des associations de la société civile, à l’initiative du Président Laurent Gbagbo, le Front Populaire Ivoirien s’inscrivait dans le prolongement de ce combat, qui a déjà apporté beaucoup de fruits au peuple ivoirien. Cela d’autant plus que les avancées démocratiques obtenues notamment la réinstauration du multipartisme, le vote des jeunes à 18 ans, la commission électorale indépendante, le bulletin unique, les urnes transparentes pour des élections libres et équitables, constituent des acquis qui relèvent de notre combat. Le devoir qui s’impose au FPI est de se battre pour préserver ces acquis. Cela afin que les combats meurtriers et les douloureux sacrifices consentis par tous les démocrates et principalement les militants du FPI ne soient pas vains. Or que dit aujourd’hui le président Affi à ces militants, « ceux qui sont au pouvoir sont trop forts. Ne faisons rien qui puisse les gêner ». En clair, renoncez à la lutte, tournez le dos au com- bat, capitulez. Soumettez-vous. Ne résistez plus. Le disant Affi s’est assurément trompé de parti. Ce n’est certainement pas aux militants FPI qu’il s’adresse ainsi. On peut avec raison lui dire d’aller voir la porte d’à côté. Cela d’autant plus que depuis le 04 juillet 2014 date de son très large remaniement solitaire du Secrétariat Général, joignant l’acte à la parole, le président Affi n’a pas organisé la moindre manifestation publique du FPI. C’est le silence, un black out total. Le calme plat. Aucun meeting pour faire bouger les lignes. Seulement quelques rassemblements in muros au siège du parti, mais aussi et surtout des tournées personnelles de campagne du président Affi à l’intérieur du pays, à l’insu bien souvent même du Secrétariat Exécutif, tous azimuts pour expliquer aux militants sa ligne personnelle, après avoir tourné le dos à celle du parti. Je ne reviens pas ici sur ses décisions solitaires de nominations et dégommage des membres du Secrétariat Général, de désignation d’un représentant FPI à la CEI, dont le retrait exigé par le Comité Central n’a toujours pas encore été signifié par écrit etc. ajouté à cela la profonde léthargie dans laquelle est plongée le parti, tout cela disqualifie le président Affi pour diriger le FPI. Mais il y a bien plus, en lieu et place du combat et de la résistance, auxquels ils sont invités à renoncer, le président Affi in- vite les militants à ce qu’il appelle "entrer dans le jeu politique". Que recouvre cet autre mot d’ordre affiien ?

2. entrer dans le jeu politique diabolique Ouattaro-RHDPien est suicidaire pour le FPI

Dans toute vie politique nationale il y a une seule scène politique où chaque parti politique ou groupement politique, pour atteindre l’objectif qu’il s’est fixé (accéder au pouvoir d’Etat) met en œuvre un certain nombre d’actions dont l’ordonnancement constitue sa stratégie, c’est-à-dire son jeu politique. Il n’y a donc pas un jeu politique comme semble vouloir le faire admettre le président Affi, mais autant de jeux politiques que de partis politiques. Le jeu politique au singulier désigne toujours en trompe l’œil, le jeu de celui qui est au pouvoir qui invite toute la classe politique à entrer dans son jeu. Chaque formation politique au sein même d’une coalition mène de ce fait son propre jeu politique, quitte à l’adapter à la plateforme politique consensuelle qui constitue le ciment de cette coalition. La coalition RHDP qui a œuvré solidairement sur tous les plans (politique, militaire) pour la chute du pouvoir FPI, a décidé de tout mettre en œuvre pour que le Front Populaire Ivoirien (FPI), dont elle redoute au plus haut point la force, disparaisse de l’échiquier politique ivoirien, au lendemain du 11 avril 2011. L’objectif général du RHDP peut ainsi être libellé, conserver durablement le pouvoir d’Etat en éliminant totalement le FPI, principal adversaire de la scène politique ivoirienne. Les objectifs spécifiques mis en œuvre comme actions stratégiques qui constituent l’ossature de son jeu et qui sont clairement lisibles dans les actes posés par le pouvoir Ouattara, bras exécutif de cette coalition, peuvent se décliner en neuf points :
1- Décapiter le FPI par les arrestations du président Laurent Gbagbo, Simone Gbagbo, Aboudrahamane Sangaré, fondateurs du FPI et du président en exercice Pascal Affi N’Guessan.
2- Elimination du président Laurent Gbagbo de la scène po- litique ivoirienne par sa déportation à la CPI.
3- Exterminations physiques des militants du FPI par des assassinats et exécutions sommaires, avec comme point d’orgue, le génocide Wê (Dué- koué mars 2011, 900 morts ; Nahibly juin 2012, 250 morts).
 4- Déstabilisation du FPI par une vaste offensive de dispersion des militants dont plus de 100 000 d’entre eux n’ont eu la vie sauve que par un exil forcé (Ghana, Togo, Benin, Libéria, Maroc, France, etc.), emprisonnements massifs et tortures dans des lieux tenus secrets.
5- Expropriations des militants et proches du FPI, par le gel et la récupération de leurs avoirs, occupation des plantations, des résidences, des sièges du parti, privant ainsi le FPI des ressources de ses militants, tout en lui refusant le financement pu- blic auquel il a droit.
6- Mise en œuvre d’un simulacre de dialogue avec le FPI, pour les besoins de la communication afin de polir l’image du régime à l’extérieur, tout en prenant  soin de ne jamais traduire dans les actes les acquis, dont le financement public du parti, le retour apaisé des milliers d’exilés qui vivent dans des conditions très précaires dans les camps insalubres, d’Avepozo (Togo), Empain (Ghana), etc. et leur réinsertion sociale.
7- Constitution d’un bétail électoral par des naturalisations et octrois massifs de la nationalité aux non ivoiriens, sur une simple demande, découpage électoral taillé sur mesure, et main basse sur l’organe électoral CEI, contrôlé par le RHDP, qui s’assure ainsi d’avance la victoire à toutes les consultations électorales à venir.
8- A défaut d’avoir réussi à abattre le FPI dont le capital de confiance au sein du peuple et la capacité de mobilisation restent intactes, le RHDP vise à avaler le FPI, mais en séparant si l’on peut dire le bon grain de l’ivraie. Le bon grain ce sont les militants et cadres du FPI qu’ils considèrent comme modérés, comestibles, digérables, prêts et même pressés d’être digérés. L’ivraie à leurs yeux, ce sont tous les os, les arrêtes, les irréductibles, immangeables qu’ils envisagent de réduire définitivement au silence par la condamnation à perpétuité des têtes fortes le moment venu, avec des procès en assises aux verdicts déjà rédigés. Ainsi pensent-ils pouvoir effacer le FPI de la scène politique ivoirienne. Ils en sont d’autant plus convaincus qu’ils ne « calculent «  même plus le FPI dans l’alternance politique.
9- L’exclusion délibérée du FPI de l’alternance politique ni en 2015, ni en 2020, ni même  plus tard et qui se traduit dans le discours de campagne présidentiel, Ouattaradien en termes de contrat à court, moyen et long terme (RDR/PDCI), trahit ce qui se prépare contre le FPI. Imploser le parti d’une part en prenant sous leur protection, les comestibles prêts à entrer dans leur jeu par des appuis budgétaires, et judiciaires pour faire passer leur ligne capitularde au congrès, et de l’autre, faire taire et disparaître à jamais la ligne de combat et de résistance par tous les moyens. Tel est l’enjeu majeur du 4ème congrès. Voilà le plan machiavélique qui constitue le jeu du pouvoir Ouattara et de ses alliés du RHDP, qui fait de la Côte d’Ivoire depuis le 11 avril 2011, un état de non droit, dans l’indifférence et le silence assourdissant des hurleurs droitsdel’hommeins (France, Etats-Unis, ONU, et autres ONG sous perfusion). Le président français François Hollande l’avait signifié à Pascal Affi N’Guessan. « Entrez dans le jeu politique ». Sous entendu leur jeu politique pour légitimer Ouattara et puis après quand vous aurez perdu toute crédibilité auprès de vos militants et du peuple, comme la feuille avec laquelle on vient de se torcher, vous serez jetés aux mouches dans l’oubli et l’indignité, la mort politique donc. Or le président français a assorti son ordre à Affi d’une menace, « sinon le FPI disparaîtra ». Entre une mort politique sûre et certaine dans l’oubli et l’indignité, et une disparition peu probable dans la résistance et la dignité, le choix du Front Populaire Ivoirien a toujours été clair. Le fait même pour le FPI d’avoir pu survivre par sa résistance à la répression démentielle qui s’est abattue sur lui depuis le 11 avril 2011, on est une preuve patente. L’avenir du FPI, sa survie face à ce plan diabolique conçu pour, le voir disparaître ne doit pas consister à entrer benoitement dans le jeu politique que l’adversaire à échafaudé pour se maintenir au pouvoir. Il se situe dans une saine analyse de leur jeu pour développer notre propre jeu en vue de la prise en charge de notre propre destin de parti politique responsable et non arrimé à un attelage comme la dernière roue du carrosse.

3. La présidence du FPI met Laurent Gbagbo au cœur de notre propre jeu politique

Notre propre jeu devra consis- ter à lever, par un combat ré- solu, tous les obstacles qu’ils ont dressés devant nous. En premier lieu, il y a l’emprisonnement, et la déportation du président Laurent Gbagbo. Le but visé, le soustraire de la vie politique nationale. Cela pour trois raisons essentielles :
1. Son attachement viscéral à la démocratie et à la souveraineté de son pays.
2. Son charisme exceptionnel.
3. Le très grand amour que le peu- ple ivoirien lui porte jusqu’y compris dans les rangs des militants, cadres et dirigeants (RDR,PDCI, UDPCI, MFA). dont ses pairs président de partis politiques, Bédié et Ouattara, qu’il a couvert de toutes sortes d’attention, en payant leurs soins, logement, même les factures d’électricité et cadeaux divers. Ses pairs présidents de partis politiques Bédié et Ouattara ont bénéficié de sa générosité et nombreuses largesses. C’est tout ce monde qui lui a tourné le dos « pour manger aussi avec Ouattara, comme ils ont mangé aussi et beaucoup avec lui » qui l’admire, mais a peur de rencontrer son regard par honte, ne veut pas qu’il revienne. Ou aller cacher cette honte en croisant le regard du wooddy avec son sourire légendaire, si mortel pour ses adversaires. C’est pour toutes ces raisons qu’ils s’acharnent à refuser au président Laurent Gbagbo, sept fois déjà, la liberté ne serait-ce que provisoire, et même à l’empêcher de venir dire son adieu filial à sa pauvre mère quasiment morte de chagrin en exil. Dans leur jeu de rôle, la CPI a demandé à Ouattara de décider. Il a dit non. Bédié et tous les autres se sont tus. Et puis il y a le contentieux électoral. Qui a gagné les élections présidentielles de novembre 2010 ? Question que le président Laurent Gbagbo ne manquera pas de poser à celui qui fait office de président depuis le 11 avril 2011. Comment gérer aussi sur le territoire ivoirien sa présence qui n’aurait pas manqué de drainer des millions de citoyens. Chacun allait vouloir le voir, le toucher dire Yako à ce "génocidaire" que son peuple aime tant, adore pour tout dire. C’est ce peuple là qui ne manquera pas, avec la présence du président Laurent Gbagbo, de se détourner du RHDP, que ses dirigeants redoutent au plus haut point, et les rendent insomniaques. Comment, en dépit de son éloignement, et écartement de la scène politique donner la parole, la voix au président Laurent Gbagbo pour qu’il parle à ses militants, à son peuple et à ses adversaires. Le 4ème congrès ordinaire de notre parti, le Front Populaire Ivoirien, qu’il a fondé avec à ses côtés feu Boga Doudou, Pascal Dago Kokora, Aboudrahamane Sangaré et Simone Ehivet Gbagbo devenue son épouse, nous en donne une occasion inespérée :
1.En refaisant de lui le prési- dent du FPI par un plébiscite.
2.Pour le placer ainsi au même niveau de responsabilité que ses adversaires présidents des autres partis politiques, Henri Konan Bédié au PDCI, Alassane Ouattara qui même faisant of- fice de président de la République est resté, président du RDR, en dépit de la constitution qui l’interdit.
3.Renforcer sa légitimité aux yeux de l’opinion nationale et internationale en montrant que le président Laurent Gbagbo à son parti le FPI qui le soutien, débout et mobilisé autour de lui. Ce que son conseil Me Altit a très bien perçu et soutient avec force.
4.Mettre le président Laurent Gbagbo, en dépit de son éloignement au cœur de la scène politique nationale, face à ses adversaires à qui il s’adressera en tant que président du FPI, levant ainsi l’obstacle qu’ils ont dressé 5.Récréer l’unité, et la cohésion du parti qu’il a fondé et dans lequel nous nous sommes tous reconnus pour y adhérer 6.Donner l’opportunité au président Laurent Gbagbo, de parler au cours de son procès qui s’ouvre dans sept mois, du FPI le parti qu’il a fondé et que l’on s’acharne à diaboliser. Le Front Populaire Ivoirien et Laurent Gbagbo font un. Voilà sans qu’elles ne visent à l’exhaustivité les raisons qui motivent le repositionnement du président Laurent Gbagbo à la présidence du Front Populaire Ivoirien, qu’il a fondé et qu’il connait mieux que chacun d’entre nous ses lieutenants qu’il a bien voulu placer là où chacun est à présent. C’est pourquoi j’avais sincère- ment pensé que le camarade président actuel du FPI, Pascal Affi N’Guessan, dès l’annonce de l’initiative de présenter la candidature du président Laurent Gbagbo à la tête du FPI, al- lait l’endosser personnellement pour le proposer aux instances du parti et en faire la promotion. Cela parce que en mettant le président Laurent Gbagbo dans cette posture, le Front Populaire Ivoirien, y compris personnellement le camarade Affi N’Guessan, gagne sur tous les tableaux, et ne perd absolu- ment rien. Tout le reste, relatif au contenu de son dossier, au fonctionnement du parti dans le cas de la figure concerné ne relève que de dispositions statuaires internes au parti, que nous pouvons ajuster si nécessaire. Tout comme l’élection du président du parti qui statutairement doit se faire par les assemblées fédérales et qui ne s’est pas fait ainsi lors du 3ème congrès en 2001 et ne se fera pas encore ainsi à ce 4ème congrès. A l’instar aussi du mandat du président qui est de 3 ans statutairement qui s’est prolongé durant treize ans (2001- 2014) soit plus de quatre mandats successifs parce que des circonstances exceptionnelles, la crise militairo politique de septembre 2002 et ses conséquences, ne permettaient pas l’organisation d’un congrès. Le FPI s’est adapté à toutes ces circonstances comme il peut et doit le faire ici et maintenant, en raison de l’extrême importance de l’enjeu. Camarade président du FPI, Pascal Affi N’Guessan, laisse ce combat d’arrière garde, te battre contre le président Laurent Gbagbo. Cela ne te grandit pas, et ne te sert pas non plus politiquement. C’était à toi qu’il a choisi pour diriger le parti, connaissant son sens de l’humilité, de lui demander de reprendre la présidence du parti comme arme pour sortir du bourbier où la mission que nous lui avions tous confiée, l’a conduit. Un otage peut se libérer lui-même s’il réussit à couper les liens qui l’enserrent. Il le peut davantage si on lui donne une arme pour confondre ses geôliers. Cette arme c’est le FPI. N’en privons pas Laurent Gbagbo. Pour l’avoir conçue, il a su la manier cette arme pour conquérir le pouvoir d’Etat. Avec sa même dextérité nous pouvons reconquérir ce pou- voir d’Etat. Le président Laurent Gbagbo, élu président du Front Populaire Ivoirien, les autres obstacles énumérés ci-haut et qui relèvent du jeu politique de nos adversaires, peuvent être levés par la lutte. Notre détermination dans le combat peut ouvrir les frontières pour le retour chez eux de tous les exilés ; ouvrir les portes des prisons pour que nos militants et tous nos proches recouvrent la liberté ; ouvrir aussi la voie à la réconciliation nationale par un dialogue politique franc et sincère et la mise en œuvre d’un jeu démocratique transparent pour des élections  justes, et transparentes, seules gages de la démocratie dans notre pays. Ainsi peuvent être esquissées, les grandes lignes de notre propre jeu politique. Evitons d’entrer dans leur jeu parce que pour sûr, le FPI n’en sortira pas vivant. Tel est le vœu le plus cher du RHDP dont le rêve est de ramener la Côte d’Ivoire au parti unique par le musellement de tous les droits et libertés. Ce cauchemar qui se profile à l’horizon, nous devons le transformer en un avenir radieux pour notre peuple qui n’attend que le FPI pour se mettre en marche vers sa libération du joug de la dictature ouatta- radienne sous le manteau RHDPien.

Prof Bruno GNAOULE-OUPOH

3ème Secrétaire Général Adjoint du Front Populaire Ivoirien
 




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