Les « cinq universités en cinq ans » de Dramane en question

Mercredi 16 Mai 2012 - 00:15


Les « cinq universités en cinq ans » de Dramane en question
Au delà du silence intrigant de l’UNESCO et de la Francophonie sur la situation de l’école en Côte d’Ivoire, il devient difficile de ne pas penser que nous sommes victimes d’un véritable complot contre le progrès. Ceux qui nous dirigent actuellement mesurent-ils l’importance d’une université dans le dispositif évolutif d’une société ? Le processus scolaire du primaire au baccalauréat permet à un Etat de former des exécutants. L’université lui donne la possibilité de former des concepteurs, des ingénieurs, programmeurs bref, ceux qui sont capables de penser la marche et l’évolution de la société. Un homme politique sérieux ne devrait pas se passer un seul jour de son université. Nous comprenions pour ce faire que malgré toutes sortes de perturbations inhérentes au bouillonnement de l’esprit prospecteur, tous les gouvernements que nous avons connus jusqu'à celui de Dramane Ouattara se fussent toujours arrangés pour sauver l’année universitaire. Ce sont souvent les ONG internationales comme l’UNESCO qui brandissaient le chiffon rouge de l’année blanche pour forcer les gouvernants à ne pas rater leur devoir. Le silence de ses organisations suscite en nous l’intrigant sentiment qu’elles sont complices du sabotage de notre instrument de progrès social. Une rébellion sauvage a chassé la structure universitaire de la ville de Bouaké et eux qui ont pris les armes pour une « société plus juste et plus intelligente » s’en sont paradoxalement passé pendant dix ans. Et ce n’est pas fini ! Après la crise postélectorale, l’université n’a pas été bombardée, mais elle reste la plus sinistrée. Plus d’un an après, elle continue d’être fermée. Sa réhabilitation et sa réouverture sont le dernier des soucis d’un gouvernement qui, dans ses envolées démagogiques, en avait promis 5 en cinq ans. En annonçant la réouverture des universités d’Abidjan et de Bouaké dans le mois de septembre prochain ; ce ne sera pas un exploit. Celle d’Abidjan aura été ainsi fermée deux ans durant. Cumuler quatre promotions de bachelier à un seul niveau et après avoir retardée autant de générations de doctorants, tenez-vous bien, le gouvernement de Dramane Ouattara n’est toujours pas prêt à faire diligence. Avant même d’ouvrir les portes de cet auguste instrument de gouvernance sociale, il crée toutes les conditions de son sabotage. Avant d’avoir fait le point de l’effectif, il met 6000 étudiants à la rue. Il veut augmenter le coût de la scolarité, mais il ne sait pas ce qu’il va faire de la manne à récolter. Gestion de fait en vue. Les cités anniversaires ne font partie du programme du gouverneur de la pluie. On se demande alors pourquoi il ne les a pas ouvertes plutôt ? Et enfin comme si ce sont les chasseurs traditionnels qui allaient donner les cours, il continue de traquer les professeurs !

Joseph Marat

FPI (Front Populaire Ivoirien):
 




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