Les agressions au siège du FPI: Le Plan d'une entrepresise de mise à mort du Parti

Mercredi 3 Septembre 2014 - 10:26


Ce lundi 1er septembre 2014, le siège du Front Populaire Ivoirien (FPI), le parti de Laurent Gbagbo a été attaqué pour une énième fois. Dans cette autre attaque, le mode d’opération, les dégâts, les victimes, de même que le scenario, tout est quasiment identique à ce qui s’est passé les fois précédentes. Évidemment, toutes les attaques précédentes du FPI étant restées  sans suite, dans ce pays de l’insécurité et de la justice à sens unique, les auteurs de l’agression n’ont pas de souci à se faire et, à quoi bon changeraient-ils de méthodes  ? De là à présumer que l’objectif est le même, la marge est presqu’inexistante  : en effet, depuis le dénouement tragique du coup d’Etat de la France qui a conduit le président Laurent Gbagbo à la CPI, les ennemis de Laurent Gbagbo s’échinent à effacer toutes les traces de ce socialiste, père de la refondation  ; et comme le FPI fait partie de ces traces, quoi de plus naturel qu’on veuille la mort de ce parti  ! Or il n’existe pas de moyens légaux pour mettre sous l’éteignoir ce parti politique légaliste et respectueux de la règle  ! Alors  on choisit, lâchement, d’user de la barbarie, du vandalisme, du banditisme! Comme quoi, «  la démocratie par les bombes  » des occidentaux ne contient pas que les germes de la destruction des Etats, à l’image du Soudan, de l’Iraq, de la Lybie, de la Côte d’Ivoire, pour ne citer que ceux-là… Les prétentions de ceux qui croient que le monde doit marcher selon leurs caprices conduisent surtout à donner toutes les libertés à tous les malfaiteurs, avec pour conséquence première, la fin des libertés.  Les attaques récurrentes du siège du FPI ont pour objectif principal de faire disparaître le parti de Laurent Gbagbo, dans le plan global mis en œuvre pour couper toute base à l’homme qu’on veut, par tous les moyens, condamner pour des crimes qu’il n’a pas commis  !


Le cercle vicieux de la violence ou des agressions :


Le régime en place en Côte d’Ivoire est une dictature  ! Personne n’ignore cette réalité. Les parrains, eux-mêmes, du dictateur du bord de la Lagune Ebrié sont parfaitement au courant de ce qui se passe dans ce pays. Et il n’est pas impossible qu’ils organisent les actes de déni de liberté et de démocratie dans notre pays  ! Il n’y a qu’à considérer que tout est parti de l’agression armée du pays, pour se terminer par le coup d’Etat électoral. En fait, la Côte d’Ivoire, occupées ou assiégée par les forces étrangères, demeure sous le coup des agressions  : tout le pays est enchaîné et la vie est au ralenti. Il s’agit d’amener toute la population à accompagner la dictature, en s’inscrivant dans la mouvance de suivisme obligé, subissant tout, sans parler ou alors parler pour approuver le faux et l’injuste. Ceux qui s’inscrivent dans cette mouvance sont nombreux, des individus aux communautés et associations dont les partis politiques, y compris les plus anciens. Pourtant, il y a que des poches de résistance. Une résistance qui se nourrit du choix de la dignité, quoi qu’il arrive  ! Et le FPI fait partie de ces réalités qui restent dans la dignité, malgré tout. Le parti de Laurent Gbagbo, bien qu’étant en première ligne des victimes du coup de la France, continue de s’inscrire dans la voie de la libération des consciences pour la libération du pays. On lui fait alors subir les agressions les plus meurtrières, comme à tout le pays. Après les emprisonnements politico ethniques et l’exil de ses membres et dirigeants, des villages sont assiégés par le Dozos et FRCI, avec encore des agressions et l’épée de l’emprisonnement sur la tête de ses dirigeants. L’objectif est de mettre fin à la résistance du parti de Laurent Gbagbo, pour la condamnation définitive de ce leader au charisme avéré. On recrute même des gens au sein de ce parti, toujours dans l’objectif de l’affaiblie. Puis on crée le séisme au sein de la direction  : personne n’est dupe, pas même parmi les Ivoiriens les moins enclin aux réflexions sur la vie politiques, quant au fait que la crise artificielle créée au FPI, pour immobiliser ce parti pendant des mois, soit un coup du régime avec le soutien de la France  ! Les maîtres d’œuvres du coup ont certes pu immobiliser, et on ne sait pas pour combien de temps encore, ce parti, mais l’objectif principal était demeuré le même  : mettre le FPI sous l’éteignoir, ou tout au moins dans la mouvance du suivisme obligé, aux fins de faciliter la condamnation définitive de Laurent Gbagbo. La vérité, c’est que dans le parti du fondateur du FPI, tout le monde n’attend pas avec le même enthousiasme la libération du leader charismatique. C’est humain, et de nombreuses raisons qui finiront par se découvrir, expliquent cette réalité. La crise qu’on a installée, et qui n’est pas encore terminée, semble hors de contrôle de ceux qui avaient compté là-dessus pour en finir rapidement avec Laurent Gbagbo  : alors, on revient à l’attaque du siège, l’agression comme moyen d’intimidation. Et on compte cette fois-ci se servir des divergences issues de la crise artificielle au sein du parti, pour utiliser cette attaque contre la victime qu’est la FPI. Il n’y a qu’à suivre la communication autour de cette agression et on comprendra. Mais la violence est un cercle vicieux, elle est comme le feu  : elle n’épargne pas forcément celui qui en use  ! C’est pourquoi  le sage dit que «  le pyromane peut parfois se brûler bien plus que sa cible  ».


Le FPI survivra à toutes les manœuvres  :


Le Front Populaire Ivoirien (FPI), parce qu’un front, c'est-à-dire un point de ralliement, un rassemblement de personnes adhérant à un objectif dans l’optique de mener des actions pouvant faire aboutir cet objectif est, par principe et par nature, ouvert à tout le monde. C’est pourquoi il ne faut pas s’étonner de trouver dans ce parti des personnes d’obédiences idéologiques, ou même comportementales, très différentes, divergentes, voire opposées à des égards. C’est donc, par excellence un parti où la contradiction (secondaire) est permanente. Alors les adversaires de ce parti ont parfois cru pouvoir se servir d’une divergence de vue, à un moment donné, pour avoir raison du parti.  Des manœuvres multiples ont été engagées contre ce parti depuis son existence officielle en 1990. Mais le FPI s’en est toujours sorti, en retombant sur ses pieds, en se retrouvant grandi  !
Cette fois encore, le parti de Laurent Gbagbo ne mourra pas de cette crise artificiellement installée. Certes, conscients des expériences passées, les auteurs, coauteurs et exécutants de ce coup contre le FPI, ont cherché, surtout au départ, à ajouter  des méthodes nouvelles à leur stratégie  : ainsi, ils ont commencé par posséder la tête du parti, sur la base de l’adage selon lequel «  le poisson commence à pourrit par la tête  ». Le hic de leur jeu actuel, c’est que la tête du FPI, ce n’est pas l’exécutif porté par président  ; la tête du FPI, ce sont les militants  : c’est eux qui prennent les décisions au Comité Central ou à la Convention, en dehors du Congrès. Et lorsqu’un militant s’inscrit dans une logique contraire à la volonté de l’ensemble des militants, il cesse d’être militant, quel que soit son rang  ! Tous ceux qui s’agitent en ce moment dans tous les sens, y compris ceux où les adversaires et même les ennemis du FPI se sont déjà agités, ceux-là  apprendront, à leurs dépens qu’ils ne peuvent pas sacrifier la lutte, les souffrances de tout un monde, à leurs intérêts personnels et égoïstes.

Dieu nous assiste  !
     

  Bédi Holy




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