Le visa, un frein au développement du tourisme en Afrique

Mercredi 30 Août 2017 - 06:24


Le développement du tourisme africain passe par plusieurs facteurs. Notamment celui de la facilitation de circulation entre les états du continent. Le voyage est l’une des passions du peuple africain qui se déplace tant sur son continent que dans les autres pays du monde. Cependant, la question de l’obtention du visa s’avère parfois problématique. De la demande à la délivrance du visa, en passant par les nombreux documents à fournir et de multiples étapes que le voyageur africain doit franchir pour se déplacer sur le même continent.

Pour illustrer cette problématique, les résultats d’une étude de la Banque mondiale révèlent qu’un commerçant africain souhaitant exporter ses produits dans tous les pays du continent peut actuellement avoir besoin de jusqu'à 1.600 permis, licences et certificats douaniers.

Pourtant, faciliter le déplacement de l’africain en Afrique pourrait constituer un excellent moyen de développement du tourisme local estimé à 60%, selon le rapport l’Hospitality report 2017 sur l’hôtellerie et le tourisme en Afrique.

Mieux circuler pour se développer

Plusieurs pays africains ont déjà entrepris d’offrir des facilités de visa d’entrée sur leur sol. C’est notamment le cas des 13 pays qui ont adopté le e-visa (visa électronique), un système qui consiste à effectuer toutes les procédures d’obtention du visa (y compris la délivrance) uniquement en ligne.

En outre, certains pays permettent d’obtenir le visa à l’arrivée, tandis que d’autres l’ont carrément supprimé pour la totalité des citoyens du continent africain. Le Bénin, par exemple, a annoncé la décision de supprimer les visas pour les détenteurs de passeport ou de la carte nationale d’identité de tout pays africain (valable pour les séjours de moins de 90 jours). En Afrique du Sud, ce sont les hommes/femmes d’affaires et chercheurs qui peuvent obtenir un visa de 10 ans à entrées multiples.

De leur côté, et pour promouvoir la libre circulation des personnes et booster le secteur du tourisme, la Namibie et le Zimbabwe autorisent au sein de leur pays la libre circulation des citoyens des pays membres de la Communauté de développement d’Afrique australe (CDAA).

Le passeport africain : le (futur) précieux sésame

Le passeport africain devrait être l’aboutissement de toutes ses initiatives nationales. Ce projet permettra aux citoyens africains de se rendre librement dans tous les pays du continent.

Après le lancement en juillet 2016, la Commission de l’Union africaine qui veut rapidement réaliser ce projet de « Schengen africain », va fournir les moyens techniques aux États membres. Le but sera de leur permettre de délivrer le passeport africain à tous leurs citoyens. Une feuille de route pour le développement d’un protocole relatif à la libre circulation des personnes en Afrique doit être mise en œuvre d’ici à janvier 2018. Aussitôt bouclé, le protocole prendra effet dans tous les États membres.

Cette volonté de libre circulation entre les états africains aura de nombreux avantages pour le développement économique du continent. En effet, la suppression du visa favoriserait les échanges commerciaux, l’investissement et le tourisme.

 

Dominique Eliane Yao

Public Relation Jumia Travel

 





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