Le sort des enfants gâtés

Dimanche 22 Juin 2014 - 05:08


Soro Guillaume (à gauche) et Alassane Ouattara (à droite)
Soro Guillaume (à gauche) et Alassane Ouattara (à droite)
Sagesse d’ici et d’ailleurs  : Quand on a pris l’habitude de passer tous ses caprices à un enfant, il croit que tout lui est permis Alors, il considère comme un acte de défi, toute résistance, toute contradiction et tout refus de le suivre sur son chemin de prédilection  : le mensonge, la falsification des faits...
 Lorsqu’une telle situation se présente à lui, il s’en plaint, s’en offusque, se révolte, menace même et veut se rendre justice, par tous les moyens.
        Ici, en Côte-d’Ivoire, par leur barbarie et parce qu’ils sont sans pitié,  ils avaient fini par faire de nous, des béni-oui-oui.
 A force de nous jeter en prison, de suspendre nos journaux, de geler nos comptes, d’occuper nos maisons, de nous licencier abusivement,  ils avaient fini par faire de nous des êtres  humains amorphes.
        Nous les avons ainsi habitués:
-à  nous voir ne leur opposer aucune résistance mais, plutôt, à  faire leur volonté, envers et contre tout.
-à  dire avec eux, que c’est blanc alors que nous sommes convaincus que ça ne l’est pas.
-à  acquiescer à leur présentation mensongère de leurs rôles dans notre crise sociopolitique comme étant nos sauveurs. Et cela devait être une vérité indiscutable quand même nous savions que ce qu’ils disaient n’était pas vrai.
- à tenir nos têtes courbées au moindre de leur éternuement, à la moindre de leur volonté.
-à être insultés, à être privés de tout ce qui fait que nous sommes, nous aussi, des hommes ou des  femmes comme eux. Tout cela, jamais sans mot dire.
- à nous faire mener une vie, non pas comme nous le voulons, mais comme eux, le veulent.
-à les considérer comme des dieux dont la volonté, -à peine émise- doit être faite à tout prix.
    Aussi, vivions-nous, toujours la peur au ventre, toujours la queue entre les pattes et toujours la tête basse. Convaincus par eux que nous ne sommes rien d’autre que du bétail prêt à être conduit à l’abattoir par ses bouviers qui, seuls, savent quand ce sera, pour lui, l’heure de passer de vie à trépas  !
Ainsi donc, nous vivions, sans nous opposer jamais, dans le mensonge permanent tissé par eux, nos maîtres. Dans le tripatouillage perpétuel de notre histoire, aux côtés de ces hommes qui sont même parvenus à nous faire douter de nos propres certitudes.
Vivant permanemment à leurs côtés, dans leurs mensonges quotidiens, nous ne savions plus si l’histoire de notre pays, telle qu’elle s’est déroulée n’était pas une illusion sortie de nos rêves.
Eh oui  ! Nous ne savions même plus si c’est nous qui étions les victimes de leur rébellion ou si c’est nous qui avions fait la rébellion et eux étaient nos victimes.
       Ils avaient «  tout bouclé sur nous  ».
 Livrés à nous-mêmes et sans espoir de nous sortir des affres de leurs turpitudes, nous n’avions aucun défenseur.
Toutes les institutions de normalisation sociale et politique mises en place par eux, sont des coquilles vides  !

1) Ne nous parlez surtout pas de la CDVR, cette «  boîte portant une muselière et une laisse  »  !
La CDVR, cette inutilité qui se dit chargée du Dialogue entre Ivoiriens, du rétablissement de la Vérité des faits qui ont conduit à la déchirure politique et sociale, de la Réconciliation nationale. Donc, des voies de sortie de crise.
La CDVR, qui, jamais, au grand jamais, n’a pu lever la voix pour mettre le holà à notre servitude ni imposer aux décideurs une démarche rassurante pour tous, de règlement de nos différends  !

2) Il en va de même pour ceux qui se disent être notre «  représentation nationale  ».

Ces hommes et ces femmes qui occupent inutilement notre assemblée nationale et que nous observions du coin de l’œil.
Comme nous aurions bien voulu croire que, par leur comportement  enfin emprunt de remords, ils redoreraient leur blason  !
Oui, même ceux qui disent être des députés et dont  on attendait qu’ils débattent sérieusement, patriotiquement et courageusement des questions importantes comme celles de l’acquisition de la nationalité, de l’occupation de nos terres, de la composition de la Commission électorale indépendante…  !
        Oui, même eux, les députés, nos autoproclamés défenseurs  !
Ils se révélaient n’être qu’une caisse de résonnance des hommes qui nous dirigent. Faisant, eux aussi, consciemment, de la falsification de notre douloureuse Histoire pourtant commune, la preuve éclatante de leur union dans le RHDP. Ils savent bien que telle est la condition sine qua non de leur participation à la gestion de notre Etat au plus haut niveau.
Ne les voyez-vous pas qui font mine de protester contre les lois iniques qui leur sont soumises au Parlement  ?
Ne comprenez-vous pas que leurs protestations sont, en fait, une mise en scène pour mieux se vendre à l’Exécutif  !
N’avez-vous pas vu la célérité avec laquelle les «  députés de la nation  » qui n’ont pas oublié qu’ils sont avant tout et surtout du RHDP, sont revenus bien vite à «  de meilleurs sentiments  », votant les yeux fermés, lorsque l’actuel occupant du fauteuil présidentiel  a menacé de dissolution le gouvernement  composé de ses alliés RHDP  si ceux-ci ne voulaient pas –à l’Assemblée nationale- se montrer solidaires de son parti le RDR, et donc de lui  ?

    3) Ne croyez pas que je les ai oubliés, ces différents corps habillés censés nous défendre  contre toutes exactions!
Les FRCI et les Dozos  ? Ils ont été disséminés partout, sur le territoire national     –depuis les villes jusqu’aux hameaux les plus reculés du fin fond de notre pays- pour servir de force dissuasive. Leur rôle est d’empêcher de notre part, une quelconque tentation de lever la tête pour -ne serait-ce que cela- regarder nos bourreaux dans les yeux et leur dire notre souffrance.   
Ils sont armés dans nos quartiers et dans nos rues et ils y sont les yeux, les oreilles et les bras exécuteurs de nos dirigeants.
 Et ils contribuent, eux aussi à donner aux occupants de nos institutions nationales, l’illusion qu’ils sont des extra-terrestres, des rois, des dieux  !
         Alors, ils croient que, étant chez nous -l’Alpha et l’Omega, les faiseurs de la pluie et du beau temps, ceux qui décident du droit de vie et de mort sur leurs concitoyens et sont les seuls à décréter vrai ou faux tel ou tel pan de notre histoire  -ils croient, nos seigneurs et maîtres, qu’ils le sont également partout dans tous les pays d’Afrique  !
   Oui, nos lâchetés, nos peurs, nos compromissions et notre vénalité avaient fini par transformer en enfants gâtés, les insatiables bourreaux des Ivoiriens démocrates.
Comme nos comportements serviles les ont poussés à se croire intouchables, ils osent se permettre d’aller dicter la volonté de leur maître dans toutes les capitales africaines.
 Leur souci est d’y croiser le fer avec tous ceux qui, hors de la Côte-d’Ivoire qu’ils ont subjuguée, veulent rétablir la vérité de notre crise postélectorale.     Ils vont donc partout où l’on estime, à juste titre, que ce sont eux les rebelles   et que Laurent GBAGBO, qu’ils passent leur temps à faire passer pour criminel, est  innocent des crimes qu’ils lui imputent. Ils y interdisent même des émissions télévisées et menacent de leurs foudres ceux qui ne veulent pas obtempérer.
     Cela explique également que, se croyant en territoire conquis partout, ils vont jusqu’à kidnapper nos frères dans les pays africains où ceux-ci se sont exilés pour échapper à leur inextinguible soif de crimes  !
      L’un d’entre eux, habitué à faire des tournées en grande pompe sur notre territoire, tournées au cours desquelles, ne tenant pas compte de la souffrance que sa seule présence provoque, il défie, écrase, humilie les victimes ivoiriennes de leur sauvagerie et de leur folie meurtrière, déformant à leur avantage notre douloureuse histoire politique récente.
    L’un d’entre eux -disais-je-, coutumier des silences poltrons et des visages soumis d’esclaves des Ivoiriens,  pensait que toutes les populations leur sont soumises. Et qu’elles ne peuvent remettre en cause leur éhonté mensonge dont le but est de blanchir les bourreaux de notre peuple qu’ils sont en fait !

Mal lui en a pris  !

Heureusement, il est des populations qui ont été forgées à la lutte libératrice des plus faibles. Et ces peuples sont décidés –à notre place- à mener le combat du rétablissement de la vérité historique contre la falsification des faits.  
 Vous en avez un aperçu avec ce qui vient de se passer au Cameroun et qui va faire tâche d’huile en Afrique.
Le Cameroun, ce n’est pas la Côte-d’Ivoire «  pacifiée  » militairement par les militaires français, par les militaires de l’ONU, par les Dozos, par les FRCI et par les mercenaires burkinabè, maliens et autres  !
Le Cameroun, c’est la terre des panafricanistes  de la trempe de U’M NYOBE et autres  ; de Patrick SAPACK, Jean-De-Dieu AHISSI, et j’en passe  !    
Là-bas, ne vivent pas ces Ivoiriens émasculés par une rébellion prédatrice composée essentiellement de faussaires.
Là-bas, ne se trouvent pas ces êtres apeurés qui les ont habitués, en Côte-d’Ivoire, à se prendre pour des roitelets!
Là-bas, se trouvent des combattants de la liberté, différents de ceux qui, ici, ont fait de ces criminels, des enfants gâtés.
Alors, à notre homme en question, les Camerounais lui ont «  montré petit  » avec le SDF.
Désormais, ils comprendront que ce n’est pas partout qu’ils peuvent mentir impunément et que tous les peuples ne sont pas serviles  !
C’est d’ailleurs-là le sort réservé à tous ces enfants gâtés qui travestissent les faits  : ils seront, partout démasqués, ramenés à leur plus simple expression et hués.
Leurs mensonges seront mis à nu.
Et, quand nos enfants gâtés voudront, en représailles, se venger de ceux qui, comme Ahoua Don Melo, leur portent la contradiction en terre étrangère, ils seront partout  déboutés, comme ce fut le cas au Cameroun  !

                                   CE VENDREDI, 20-06-2014.
                                                                      WANDAOGO Padezem.




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