Le régime ouattara désinforme l’opinion internationale: Il y a bel et bien bien des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire

Mardi 8 Juillet 2014 - 09:37


Le Ministre Bruno Koné
Le Ministre Bruno Koné
Au cours dune conférence de presse tenue, jeudi dernier, le président du FPI, l’ex- Premier ministre Pascal affi N'Guessan, a dénoncé les conditions inhumaines dans lesquelles sont détenus les prisonniers politiques en Côte d’ivoire. il a surtout insisté sur la torture dont ils sont victimes. M. affi situe le nombre de ces prisonniers politiques dont certains sont détenus dans des lieux secrets entre 700 et 1000 personnes. « Faux, il n’y a pas de prisonniers politiques en Côte d’Ivoire», rétorque le ministre Koné Bruno, porte-parole du gouvernement ouattara, le lendemain vendredi sur la radio française rfi. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la Côte d’ivoire dont parle le porte-parole du gouvernement n’est pas la même Côte d’ivoire dont parle le président du fpi et dans laquelle nous vivons tous. La rencontre tenue le 22 mai 2014 entre le gouvernement et le FPI dans le cadre du dialogue politique avait à son ordre du jour, entre autres points, la question des prisonniers politiques. a cette rencontre, le ministre ahoussou Jeannot, émissaire d’alassane ouattara, avait, au nom du gouvernement, reconnu qu’il y avait des prisonniers pro-Gbagbo dans les prisons ivoiriennes et avait promis au fpi, la li- bération de 150 prisonniers politiques. en retour, il avait espéré que le fpi lève son mot d’ordre de boycott du recensement général de la population de et de l’habitat (RGPH). Jusqu’à ce jour, seulement 50 sur les 150 prisonniers politiques promis ont recouvré la liberté.  Quand le porte-parole du même gouvernement affirme, sans gène, qu’il n’y a pas de prisonniers politiques, on tombe à la renverse. Comment peut-on qualifier les prisonniers dits pro-Gbagbo dont le sort est décidé en conseil de ministres et aux réunions de négociation avec l’opposition ? s’il s’agissait de prisonniers de droit commun, pourquoi décidé-t-on de leur sort dans des instances politiques ?   Quand quelqu’un ment en croyant que ceux à qui il s’adresse ne savent pas qu’il ment, on peut le comprendre. Parce que quand il va se rendre compte qu’on a découvert son mensonge, il peut changer. Mais quand quelqu’un ment tout en sachant très bien que ceux à qui il parle savent qu’il ment, on ne peut rien faire pour lui. Car son mensonge prend du coup l’allure d’une foutaise et du mépris à l’égard de ses interlocuteurs.
Les membres du gouvernement Ouattara savent très bien que tout le monde entier sait  qu’il y a en Côte d’ivoire des prisonniers politiques, détenus dans des conditions inhumaines. et que certains sont même détenus dans des endroits tenus secret. Mais ils se gènent pas de dire le contraire de ce que tout le monde sait en indiquant qu’il n’y a pas de prisonniers politiques dans ce pays. en réalité l’activisme actuel du gouvernement Ouattara et de ses suppôts entre dans le cadre d’une propagande qui vise à soigner un peu l’image de M. ouattara dans la perspective de la visite du président français François Hollande. C’est dans ce même cadre qu’il faut situer le documentaire « billet retour à Abidjan » de france24 dont l’objectif est de montrer que ouattara travaille dans une Côte d’ivoire sécurisée et pacifiée. des choses qui sont en contradiction flagrante avec la réalité ivoirienne.

Boga Sivori
bogasivo@yahoo.fr

  In Notre Voie n° 4759 du lundi 7 juillet 2014




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