Le problème syrien ou les signes précurseurs de la troisième Guerre mondiale

Jeudi 28 Mars 2013 - 11:01


Le problème syrien ou les signes précurseurs de la troisième Guerre mondiale
Depuis bientôt deux ans, le problème syrien meuble notre quotidien. Les avis et soutiens sont partagés sur la crise dans ce pays ravagé par la guerre civile. Tout a débuté avec ce que l’on appelle abusivement le «printemps arabe» . Les pays tels l’Egypte, la Tunisie, la Lybie, le Bahreïn, la Syrie et d’autres pays arabes ont, dit- on, embrassé le vent de la démocratie et par ricochet ont décidé de se débarrasser de «leurs dictateurs» . Tous ces pays-là ont connu des changements brusques de gouvernement souvent après des émeutes ou un semblant de guerre civile. Qu’en était- il vraiment du printemps arabe ? Le printemps arabe est un concept Occidental mis en place pour déloger les anciens présidents encom - brants ou gênants dans l’a - vancée impérialiste de l’occi - dent. Il est certes vrai que dans certains cas comme le cas de la Tunisie, l’ex- Président Zine El-Abidine Ben Ali (ancien Premier ministre du Président Habib Bourguiba) qui conduisait la destinée du pays de 1989 à 2011, avait mis sur pied une politique élitiste, politique qui arrangeait seulement sa famille et son entourage, délaissant la grande majorité des Tunisiens dans la pauvreté. Les sentiments de rejet et le taux de chômage élevé dans ce pays a engendré l’immolation du jeune Mohamed Bouazizi le 17 décembre 2010. Mohamed a succombé à ses blessures le 4 janvier 2011, créant un sentiment anti-Ben Ali à travers le pays et éventuellement sa chute. Les autres pays ont aussi connu des changements à la tête de leur présidence et le renouvellement de leurs institutions. Cependant, que dire de la démocratie dans ces pays-là, démocratie souhaitée par les Occidentaux ? A dire vrai,
rien de spectaculaire sinon un semblant de démocratie. La vieille garde étant partie, les islamistes font leur entrée sur l’échiquier politique. Les élections étaient certes ouvertes mais l’orientation des votes se faisait pour une gouvernance islamiste avec application stricte de la Sharia. En d’autres termes, au lieu d’embrasser la démocratie dans toute sa plénitude, il y a eu un recul vers les pratiques anciennes conduisant au monopartisme. C’est le cas de la Lybie, la Tunisie et l’Egypte. Dans le cas d’espèce de l’Egypte, le nouveau Président Mohamed Morsi, s’est illégalement octroyé des pouvoirs exorbitants et au- delà, la constitution, faisant de lui un pharaon des temps modernes. Ce qui explique le mécontentement des Egyptiens et leurs actions paralysant à nouveau le pays. Le cas de la Syrie est très particulier. Il est certes vrai qu’il a aussi débuté dans la même période dite printemps arabe mais les enjeux sont très différents. La Russie et la Chine ont vertement critiqué l’attitude des Occidentaux concernant leur poussée «démocratique» dans certains pays. Les Occidentaux sont accusés de jouer les gendarmes du monde en installant, selon eux, des démocraties à travers la planète. Les Russes et Chinois ont trouvé que cet argument était erroné. Aucune démocratie n’a été véritablement installée dans tous les pays où les occidentaux sont passés. La preuve en est que l’Irak, l’Afghanistan, la Tunisie, l’Egypte, la Lybie et la Côte d’Ivoire sont des exemples palpables où les occidentaux ont lamentablement échoué. Dans le cas de la Lybie et de la Côte d’Ivoire, les Russes et Chinois racontent qu’ils se sont laissés distraire par les Occidentaux avec des promesses d’installer des personnes ou dirigeants compétents. Les Occidentaux ont raconté au duo Sino-russe que les Présidents de ces deux pays (Lybie et Côte d’Ivoire) refusaient de se soumettre à la volonté de leur peuple respectif. Par conséquent, il fallait une résolution onusienne pour les contenir (sanctions économique, diplomatique, gels des biens et interdiction de voyager) ou encore protéger les populations civiles prises à partie dans le conflit. Détruire les armes lourdes pour protéger la population. Le duo sino-russe a accepté ces conditions, si et seulement si, cela pourrait éviter un bain de sang inutile à la population. (A suivre)

Nick De Bessou
Juriste Président du Forum pour la démocratie et la résolution des Crises (Fdrc)

Source: LG Infos du N ° 3 9 7 D U M A R D I  2 6  M A R S  2 0 1 3




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