Le président Equato-Guinéen attaque la CPI: « Je sais que je prends un risque mais les Africains doivent sortir de la CPI »

Lundi 21 Octobre 2013 - 06:21


Teodoro Obiang Nguema, Président Equato-Guinéen
Teodoro Obiang Nguema, Président Equato-Guinéen
Le président de Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema a demandé jeudi, au cours d’une conférence de presse, le retrait de tous les Etats africains de la Cour pénale internationale (CPI) invoquant le traitement discriminatoire que cette organisation réserve au continent. «L’Afrique doit sortir de la CPI, tous les Etats africains membres de cette Cour, doivent voir, avec l’Union africaine, comment en sortir », a déclaré M. Nguema au cours d’une conférence de presse accordée à des médias africains. « Je le crie haut et fort que les Etats africains membres se retirent de la Cour pénale internationale (CPI) qui ne juge que les Africains », a-t-il poursuivi, appelant les chefs d’Etat du continent à ne pas se laisser téléguider par les puissances occidentales. « Je sais que c’est un risque pour moi mais les Africains doivent être jugés en Afrique », a poursuivi le président équato-guinéen devant une centaine de journalistes venus de différents pays du continent dont la prise en charge (hébergement, restauration et transport) a été assurée par la présidence de Guinée équatoriale. « La Guinée équatoriale n’est pas membre de cette Cour, moi je ne suis pas d’accord avec elle depuis fort longtemps », a encore déclaré le président Nguema au cours de cette conférence de presse, la deuxième du genre en l’espace de trois mois. Il a par ailleurs déploré la situation des Africains qui ont péri sur les côtes italiennes de Lampedusa, « à la recherche d’une vie meilleure quand bien même il n’y a pas de vie meilleure comme ils le pensent puisque l’Europe est actuellement en crise économique ». « J’appelle donc les dirigeants africains à prendre les mesures pour que les jeunes diplômés et autres soient occupés, qu’ils aient du travail pour rester dans leur pays afin d’éviter ce genre de drame », a dit le président équato- guinéen. Teodoro Obiang Nguema a annoncé une enveloppe de 1 million de dollar en faveur du Conseil Africain des médias qui a aidé à organiser cette conférence de presse continentale. On se souvient que  l’Union Africaine a récemment critiqué ouvertement cette Cour. Elle l’a traitée de raciale et a donc estimé que «les chefs d’Etat et de gouvernement en exercice ne devraient pas être poursuivis quand ils sont en fonction» . Cette semaine encore, le président rwandais, Paul Kagame, a dit que la CPI représente une justice sélective qui a pour but d’humilier les Africains. Il a cité en exemple la poursuite d’autorités en exercice, en mettant l’accent sur le Kenya, voix de discorde entre la CPI et l’Union africaine. Mais il a aussi évoqué le fait que les poursuites lancées par la CPI étaient pour la plupart initiées par des pays occidentaux, sur qui la CPI n’a pas autorité (ndlr USA).  «Ce monde est divisé en catégories, il y a des gens qui ont le pouvoir d’utiliser la justice internationale ou le droit international pour juger les autres, mais ça ne s’applique pas à eux. [...] Il n’est pas possible d’avoir un système international qui est supposé offrir une justice et qui au final le fait de manière sélective ou politique...», a-t-il dit ▄

MYRYAM BAKAYOKO Source : APA





1.Posté par pro1 le 26/10/2013 07:21 (depuis mobile)
Je suis de cet avis. Pas de politique de deux poids, deux mesures. Mr le president je vous donne raison et que les autres l''emboitent les pas. Toutefois, je vous prie de ne pqs augmenter votre barbarie chers presidents.

2.Posté par MIMI le 01/11/2013 22:12
je suis tout a fait d accord
avec Mr le président de la guinée

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