Le discours-vérités de Blaise Pascal Logbo au Conclave du NPR du 22 août 2015: Le NPR dit "NON" aux présidentielles de 2015....

Les instances du NPR ont tenu du 19 au 21 août un conclave du Parti pour se prononcer sur la situation sociopolitique de la Côte d'Ivoire et sur les prochaines présidentielles en Côte d'Ivoire. Les décisions issues de ce conclave ont été publiées ce samedi 22 août 2015 à l'Hôtel Ivotel d'Abidjan. Devant les militants et sympathisants du parti, en présence de quelques invités. Nous publions pour nos lecteurs le discours vérité de Blaise Pascal Logbo, président du NPR.

Dimanche 23 Août 2015 - 15:22


CONCLAVE DU NPR DU SAMEDI 22 AOÛT 2015 A ABIDJAN
 
 

DISCOURS DU PRESIDENT BLAISE PASCAL LOGBO
 
 

 
 
 

 
 
 

Je voudrais saluer et remercier le Comité d'organisation de ce conclave qui nous réunit tous cet après-midi. Je voudrais particulièrement saluer et remercier tous nos invités dont la présence honore ces moments essentiels de notre parti.
 
 

Au nombre de ces invités, nous avons messieurs les représentants du LIDER (Liberté et démocratie pour la République), du PIT (Parti ivoirien des travailleurs) et mon ami Zap Krasso du COJEP. Bien entendu, tous nos invités non pu être présents compte tenu de leurs nombreuses préoccupations.
 
 

Je ne saurai poursuivre sans également adresser mes remerciements et chaleureuses salutations aux camarades militants et sympathisants de notre parti, dont la confiance en notre combat n'est plus à prouver. Car nous savons la démonstration qu'ils en font au quotidien dans l'action et les sacrifices. Ils ont compris, et nous en sommes fières, qu'il n'y a pas de croissance de parti politique sans actions significatives, sans sacrifices quotidiens de ses militants et sans adhésions massives de ses sympathisants.C'est pourquoi j'encourage les camarades militants à œuvrer davantage efficacement, afin que la majorité de nos sympathisants passent au statut de militant. C'est le militantisme vrai, celui qui est fait de courage, de détermination et d'abnégation qui pourra nous faire avancer, qui pourra nous conduire dans la réalisation de nos objectifs. Nous sommes certes un jeune parti. Mais nous sommes appelés à grandir par nos propres moyens, par nos propres actions. Comme le dit l'adage, « Qui veut aller loin, ménage sa monture. ». L'on ne nous tiendra pas par le bras pour nous conduire là où nous voulons. Il nous appartient, chers camarades, de faire preuve de courage, de détermination et d'abnégation en marchant résolument et sûrement, en toute responsabilité, vers la réalisation de nos ambitions politiques.
 
 

Nous pensons humblement, et nous en sommes convaincus, que la Côte d'Ivoire a besoin de notre combat.
 
 

Chers ivoiriens,
 
 

Chers militants et sympathisants,
 
 

Chers invités,
 
 

Notre combat est celui de la souveraineté de notre Nation.
 
 

Notre combat est celui de la démocratie.
 
 

Notre combat est celui de la République fondé sur la liberté et l'égalité des citoyens en droit et en devoir.
 
 

Notre combat est celui de la justice et de la justice sociale.
 
 

Notre combat est celui du développement économique et social de la Côte d'Ivoire.
 
 

Notre combat est celui de la prospérité des ivoiriens et des populations étrangères vivant dans notre pays.
 
 

Notre combat est celui de la fin de toutes les formes de corruptions dans notre pays qui empêchent son développement et accroît davantage le fossé de l'inégalité sociale entre les citoyens.
 
 

Vous comprenez donc que le Nouveau Parti pour le Rassemblement est un parti de combat. Nous ne sommes pas et nous ne serons jamais un club de soutien d'un individu ou d'un autre parti politique. Nous nous sommes constitués en toute responsabilité comme parti politique, c'est en toute responsabilité que nous agissons pour avancer. Le NPR ne fera jamais parti de la constellation des partis politiques satellites existants. Car nous avons notre vision de la Côte d'Ivoire que nous voulons, traduite dans notre projet de société. C'est pourquoi nous nous sommes résolument engagés dans le combat pour sa réalisation.
 
 

Le NPR est un parti de combat, je voudrais encore une fois insister là-dessus. Et nous appelons solennellement les ivoiriens à nous rejoindre dans ce combat. C'est un combat pour le bien-être de tous. Un combat pour les générations présentes et à venir. Dès la naissance de notre formation politique, notre premier cri a été celui de la justice pour tous en Côte d'Ivoire, justice pour toutes les victimes de la barbarie qui a défiguré notre pays depuis le 19 septembre 2002.
 
 

Jugeant qu'il était impérieux que cette barbarie prenne fin, et considérant que l'impunité est la mère des crimes à venir, en octobre 2008, nous avons saisi le Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale, afin que justice soit rendue aux victimes de cette barbarie. Notre saisine s'est fondée sur la déclaration de reconnaissance de la compétence de la CPI signée par l'Etat de Côte d'Ivoire le 18 avril 2003. Les compromis politiques entre le pouvoir et la rébellion armée pour qu'advienne la paix à tous les prix paralysaient effectivement notre institution judiciaire et frustraient de ce fait même les victimes. La CPI apparaissait dès lors comme la seule Voie et le seul espoir pour que justice soit rendue à toutes ces victimes. Mais notre espoir d'une CPI juste, équitable et indépendante s'est effondré aux lendemains de la crise post-électorale qui a débuté en décembre 2010. C'est pourquoi le NPR avait jugé nécessaire d'interpeller en mai 2008 par courrier le Procureur de la CPI ainsi que le président de cette Institution, afin de lui rappeler sa nécessité d'indépendance, d'équité et d'impartialité dans le traitement du dossier ivoirien. Le NPR n'avait aménagé aucun effort pour mobiliser des ivoiriens, des panafricanistes et des européens à manifester devant cette institution, afin d'exiger d'elle indépendance, équité et impartialité. Depuis 2008, le NPR, anciennement appelé COPACI (Courant de Pensée et d'Action de Côte d'Ivoire) a été l'initiateur des manifestations des ivoiriens et amis de la Côte d'Ivoire devant la Cour pénale internationale. Les images et les écrits existent, qui attestent ces faits historiques. Quand nous disons que nous sommes un parti de combat, notre discours n'est donc pas celui de la propagande ou d'un slogan sans assise dans des faits historiques. Car notre combat s'inscrit depuis toujours dans l'action. Dans cette logique d'action, nous avons par deux fois appelés des patriotes ivoiriens à manifester devant le Haut-Commissariat des droits de l'homme à Genève. Car nous avons jugé inacceptable que des graves violations de droits de l'homme se produisent dans notre pays sous les regards de l'ONUCI aux lendemains du 11 avril 2011. Notre combat qui est aussi celui de la liberté ne pouvait permettre d'afficher une indifférence complice face aux atrocités, aux répressions, aux violations des droits d'honnêtes citoyens en raison de leur appartenance politique ou ethnique supposée ou réelle. La Côte d'Ivoire n'a pas besoin de prisonniers et d'exilés politiques. Le NPR exige encore une fois leur libération sans condition. Nous exigeons la libération du président Laurent Gbagbo, de son épouse Simone Gbagbo, des ministres Assoi Adou, Lida Koussi Moïse, Dogo Raphaël, Hubert Oulaï, Dano Djédjé, de Koua Justin, de Dahi Nestor et de ces centaines de prisonniers politiques anonymes. La Côte d'Ivoire a besoin de la liberté et de la justice pour tous ses fils et filles qui sont appelés à contribuer à son développement, quelque soit leur niveau social, mais aussi qui ont le droit de jouir des fruits de sa richesse. Notre hymne national finit par un appel à forger unis dans foi nouvelle la patrie de la vraie fraternité. Oui si nous devons forger unis dans la foi nouvelle la patrie de la vraie fraternité. Il est impérieux que des ivoiriens soient injustement incarcérés pour leur choix et opinions politiques. Si nous devons forger, unis dans la foi nouvelle, la patrie de la vraie fraternité, il est impérieux que la réconciliation cesse d'être pour le pouvoir actuel un slogan sans effet. Ce pouvoir a le devoir historique de conduire les ivoiriens à la réconciliation en posant des actes concrets dans ce sens. Quand des exilés politiques et des responsables politiques rentrés d'exil sont jetés en prison sous de fallacieux prétextes, cela freine évidemment l'élan de retour des autres exilés politiques. Cette façon d'agir constitue un moyen indirect de les contraindre à demeurer en exil. Or notre Constitution en son article.... recommande qu'aucun ivoirien ne doit être contraint à l'exil. La bonne gouvernance commence par le respect de la Constitution. C'est pourquoi nous exigeons du pouvoir la création des conditions adéquates et convaincantes pour le retour des exilés politiques.
 
 

Si la volonté d'une paix durable en Côte d'Ivoire existe, la réconciliation s'impose à tous. Mais ne nous y trompons pas la réconciliation ne s'imposera jamais de l'extérieur. Elle s'imposera de l'intérieur de chacun de nous, elle émanera de notre conscience morale, de notre responsabilité politique. Cette réconciliation se fera par un consentement mutuel.
 
 

La réconciliation par la démocratie, la justice, la liberté, le respect des droits de l'homme et des citoyens, le retour des exilés, fait aussi partie de notre combat. C'est pourquoi le NPR continue de soutenir les mouvements de résistance des ivoiriens de la diaspora. Le NPR a occupé sa place dans cette résistance pacifique et démocratique menée depuis décembre 2010 par des ivoiriens de la diaspora. Cette diaspora continue de résister. Cette diaspora fait preuve de bravoure et de détermination. Elle a permis d'alerter l'opinion internationale que tout n'était pas devenu rose en Côte d'Ivoire au lendemain du 11 avril 2011, après la fin du régime de Laurent Gbagbo. Mais nous pensons aujourd'hui que la résistance de cette diaspora a montré ces limites. Nous restons convaincus que le combat pour le changement en Côte d'Ivoire ne peut produire ses effets escomptés que si les ivoiriens vivant sur le sol national décident de le mener en prenant leurs responsabilités devant l'histoire. C'est pourquoi le NPR a salué et applaudi la création de la CNC (Coalition nationale pour le changement). Le NPR n'a pas que salué et applaudi. Nous avons décidé d'aller plus loin. Le NPR a décidé d'être membre de la CNC et l'est effectivement. C'est en demeurant dans notre logique de combat que nous avons adhéré à la charte de la CNC et avons accepté d'en être membre à part entière.
 
 

Le NPR considère que c'est désormais en Côte d'Ivoire qu'il doit concentrer plus de force pour mener le combat pour le Changement auquel aspire les ivoiriens. Les militants du NPR sont prêts pour ce combat pour le changement. Mais le NPR exprime le vœu que le mot « changement » prononcé ici et là ne se transforme pas en une formule incantatoire, magique supposée capable de produire son effet à force d'être entendue. C'est par l'action que le changement adviendra. Et le NPR est prêt pour l'action.
 
 

Le salut de la CNC passera par l'action et par le respect de sa charte par tous ses membres. C'est pourquoi le NPR, se fondant sur l'article 2 de la charte en son alinéa 4, stipulant que les membres de la CNC « s'engagent à mettre en œuvre, au meilleur de leurs capacités, les idées communes de l'Union », fustige le non respect de cette charte par des membres de la CNC. Car il faut le préciser, cette charte est l'idée commune originelle et fondatrice à laquelle tous les membres ont adhéré. C'est pourquoi le respect de cette charte par ses signataires ne nous laisse pas indifférent et nous interpelle. Chacun de nous doit faire preuve de responsabilité, de cohérence et de courage. Il est l’inacceptable et indigne de ramer à contre -courant d'une charte que l'on a soi-même signée. Nous devons éviter de décevoir et de décourager les ivoiriens par de tels agissements qui pourraient les détourner du combat.
 
 

Je voudrais saisir cette occasion pour donner la position officielle du NPR concernant la prochaine présidentielle dont la date fixée est le 25 octobre 2015. En tant que membre de la CNC, je voudrais rappeler hic et nunc les objectifs de la CNC concernant les élections à venir, tels que définis dans la Charte. La CNC a pour objectif d’œuvrer pour, et je cite, « -Les conditions d’élections justes, transparentes, démocratiques et inclusives ; -Le strict respect de la Constitution.  (…) -Créer les conditions de la victoire de notre Coalition aux élections dans une dynamique consensuelle.» .
 
 

Par ailleurs, dans la charte de la CNC figurent un ensemble de protocoles. Le protocole N° 2 exige la réforme de la CEI (Commission Électorale Indépendante), afin qu'elle sorte de sa dépendance entière de l'Exécutif et des partis politiques, et qu'elle soit conforme à l'article 32 la Constitution. Sur la base de cette exigence, les membres de la CNC ont convenu dans le protocole N°2:
 
 

« -De l’absolu nécessité de dissolution de l’actuelle commission chargée des élections.
 
 

-De la création d’une véritable commission électorale indépendante respectant l’esprit et la lettre de l’article 32 de la constitution.
 
 

-De proposer une CEI composée de membres permanents, choisis parmi des
 
 

personnalités au-dessus de tout soupçon et d’appartenance politique. »
 
 

 
 
 

S'agissant du protocole N° 3 concernant l'identification et l'enrôlement des électeurs, les signataires de la Charte ont convenu :
 
 

« -Que soit mis en place un mode opératoire consensuel ;
 
 

-Que le recensement électoral se fasse par l’institut national de la statistique ;
 
 

-De récuser toute structure non nationale (…) »
 
 

 
 
 

S'agissant du protocole N°4 relatif au listing électoral, les signataires de la Charte ont convenu : « -Que les électeurs exercent leur droit de vote au lieu d’identification ou d’enrôlement afin d’éviter toutes formes de fraude… »
 
 

Je voudrais également citer le protocole N° 8 relatif à la sécurité des candidats et des électeurs. Sur cette question aussi essentielle que les autres, les membres de la CNC ont convenu dans la charte:
 
 

« -D’exiger du pouvoir en place le désarmement effectif de toutes les forces paramilitaires (ex-combattants) et la refonte de notre système de sécurité et de nos armées. »
 
 

Enfin, je voudrais rappeler le protocole N° 10 relatif à la réalisation effective des élections présidentielles. Sur cette question, la CNC a convenu « -Que la réalisation de tous les points contenus dans tous les protocoles de la présente Charte conditionne la tenue d’élections justes, transparentes, crédibles, acceptées par tous en Côte d’Ivoire ; -De se donner tous les moyens légaux et démocratiques pour atteindre ses objectifs. »
 
 

 
 
 

Après avoir cité tous ces différents protocoles de la charte de la CNC, le constat du NPR est qu'aucun de ces points n'a jusqu'à ce jour pas été réalisé. Par conséquent, le NPR, par ma voix, dit « NON  aux prochaines élections» en Côte d'Ivoire, tant que les différents points des protocoles de la charte de la CNC ne sont pas réalisés. Ne nous y trompons pas chers camarades membres de la CNC. La CNC n'a pas pour mission d'appeler à des élections présidentielles à n'importe qu'elle condition pour légitimer un pouvoir que la majorité des ivoiriens ne porte pas dans leur cœur, mais qui compte se maintenir par la fraude électorale, les intimidations et la violence. La CNC n'a pas pour mission de trahir les profondes aspirations du peuple de Côte d'Ivoire. La CNC a pour mission d'agir pour la réalisation des 10 protocoles contenus dans sa charte, afin de conquérir démocratiquement le pouvoir d'Etat et réaliser le désir ardent des ivoiriens qui n'est rien d'autre que le changement. Par changement, nous attendons l'effectivité de la réconciliation véritable, de la paix durable, de la justice, de la démocratie, de la bonne gouvernance, du principe d'égalité entre les citoyens mettant fin à la ténébreuse politique du rattrapage ethnique, le bien-être et la prospérité de tous. Par changement nous entendons également le respect des droits de l'homme, la libération de tous les prisonniers politiques et le retour des exilés.
 
 

Considérant tout ce qui précède, le NPR n'aura pas de candidat à la prochaine présidentielle et ne soutiendra aucun candidat, tant que les conditions ne seront pas réunies conformément à la charte de la CNC. Notre position ainsi clairement exprimée doit être connue de tous.
 
 

L'histoire récente de notre pays, particulièrement celle des dernières élections de 2010, doit nous interpeller. Car nous ne devons pas retomber à dans les mêmes erreurs en allant à des élections sans désarmement avec une CEI contrôlée par le RHDP comme en 2010. Nous ne devons pas conduire les ivoiriens à l’abattoir en les incitant à participer à une élection armée. Le CNC ne doit pas se faire hara kiri en allant à des élections dans te telles conditions. Si nous étions encore amnésiques, les faits qui se sont produits le samedi 15 août dernier à Korhogo ont dû réveiller notre mémoire. La CNC a été empêchée de tenir un meeting à Korhogo. Cela est un signal fort, un signal négatif qui vient encore conforter notre position.
 
 

Considérant tout ce qui précède, le NPR considère qu'une transition pacifique et politique s'impose en Côte d'Ivoire, afin de créer les conditions d'élections libres, transparentes et démocratiques, pour une paix durable, pour le retour de la démocratie, pour la justice, pour le respect des droits de l'homme, pour le développement de la Côte d'Ivoire, pour le bien-être et la prospérité de tous.
 
 

 
 
 

Chers invités,
 
 

Chers militants et sympathisants,
 
 

Chers compatriotes, la Côte d'Ivoire doit naître de nouveau.
 
 

C'est pourquoi nous devons consentir à tous les sacrifices possibles, nous devons davantage nous y préparer. Car la Côte d'Ivoire ne saurait naître de nouveau sans toutefois passer par les douleurs de l'enfantement.
 
 

C'est dans ce sens qu'il nous faut comprendre toute cette tragédie que nous ne cessons de vivre depuis plus d'une décennie. Les grandes Nation de ce monde sont passées par là. Elles ont été bâties sur les ruines de la guerre ou en passant par des crises profondes. Cette vérité historique fonde notre espoir, mieux notre conviction de l'avènement d'une nouvelle Côte d'Ivoire débarrassée de tout ce qui entrave sa paix durable, sa prospérité politique, économique et sociale.
 
 

Mais le chemin reste long à parcourir pour y arriver. Cela demande suffisamment de patience et d'abnégation. Cela demande aussi de l'audace et de la détermination. Cela demande par dessus tout une révolution des mentalités. Soyons tous les bâtisseurs de cette nouvelle Côte d'Ivoire.
 
 

A ce niveau de mon intervention, je ne saurais terminer sans m'adresser particulièrement à la jeunesse de Côte d'Ivoire. Dans ce combat la jeunesse doit s'engager sans préalable. Elle qui compose la majorité de notre population, elle qui demeure la grande victime des mauvaises politiques qui la maintiennent depuis plusieurs décennies dans la précarité, dans le chômage permanents, dans la pauvreté. La jeunesse doit prendre ses responsabilités en faisant preuve de discernement pour mener le vrai combat capable de la sortir de sa condition tragique. Tant qu'elle s'illustrera par son ballet de clubs de soutiens, tant qu'elle s'illustrera par sa posture de passivité et de résignation, il n'y aura pas de changement pour la jeunesse de Côte d'Ivoire. Elle doit se faire acteur dans le jeu politique, elle doit bousculer les lignes pour être au cœur des décisions politiques. Car nul ne peut mieux qu'elle-même décider de ce qui est bien pour elle et œuvrer pour la réalisation de ses profondes aspirations. La politique est aussi un combat de générations. L'heure est venue pour la jeunesse de Côte d'Ivoire de travailler à l'avènement d'une nouvelle génération d'homme politique dont elle doit être partie intégrante. C'est cela notre conviction au NPR. C'est pourquoi des postes de responsabilité y sont confiées aux jeunes aux plus hauts niveaux des instances du parti. C'est cela aussi le changement que nous voulons.
 
 

Cher militants, chers invités, chers ivoiriens, la Côte d'Ivoire peut naître de nouveau, tout dépend de notre courage, de notre détermination et de notre abnégation. Car comme le disait le philosophe Jean Jacques Rousseau, dans le Contrat social, « La force a fait les premiers esclaves, leur lâcheté les a perpétués. ».
 
 

 
 
 

Je Vous remercie.
 
 

 
 
 

Blaise Pascal Logbo,
 
 

président du NPR.
 
 

 
 
 

 
 
 

 
 
 

 
 
 

 






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