Le RICI appelle à la mobilisation de tous les instituteurs de Côte d'Ivoire

Vendredi 10 Avril 2015 - 04:07


Kandia Camara, Ministre de l'éducation nationale
Kandia Camara, Ministre de l'éducation nationale

POINT DE PRESSE DU RESEAU DES INTITUTEURS DE COTE D’IVOIRE( RICI)

APPEL A LA MOBILISATION DE TOUS LES INSTITUTEURS DE COTE D’IVOIRE

Camarades Instituteurs,
 

Je m’honore de prendre la parole par devant vous afin de vous saluer et vous inviter résolument à la mobilisation de toutes nos forces à l’effet de faire de la grève du LUNDI 13 AVRIL 2015, un véritable succès. Tous, nous devons nous unir et faire prévaloir l’intérêt supérieur de l’Instituteur au détriment des penchants personnels. L’écrivain Charles Pemont disait dans chaque visage cache une histoire « Le temps tait les discordes, et les familles se ressoudent pour le bonheur de la communauté ».Aujourd’hui, nous sommes à cette réalité qui consiste à taire nos différences syndicales pour épouser la seule cause de l’INSTITUTEUR DE COTE D’IVOIRE.C’est à ce seul prix que notre chapelet de revendications trouvera un écho ahurissant et favorable auprès du gouvernement, à savoir :

1- Le paiement intégral du stock des arriérés de l’Indemnité de Logement et de la Bonification indiciaire s’élevant aujourd’hui à 1.434.602 francs (230.000f au titre de l’Indemnité de Logement et 1.204.602f au titre de la Bonification indiciaire) ;

2- Le Reclassement des Instituteurs Adjoints (IA) totalisant 5 ou 10 années d’ancienneté.

Cela se justifie par le fait que l’Instituteur dit Adjoint pour je ne sais quelle raison parce qu’il n’est l’adjoint de personne, tient les mêmes cours de la maternelle au cours moyen deuxième année. Il a les mêmes volumes horaires, les mêmes programmes pédagogiques et donc le même travail, sans bénéficier du même traitement salarial. Or, la convention collective interprofessionnelle en son titre IV, Article 44, stipule clairement qu’à travail égal, salaire égal.

Partant, nous pensons que cela ne serait que justice si ces derniers étaient reclassés.

3- La suppression du CAP INTEGRATION ;

4- Le Déblocage des avancements ;

5- L’Ouverture des concours professionnels d’IEPP et de professeur de lycée aux Instituteurs.

A ce niveau, il faut retenir que c’étaient des droits acquis :- Hier, nous obtenions de l’Etat que l’Inspectorat soit la chasse gardée des Instituteurs. Par conséquent, l’Instituteur totalisant 10 années d’ancienneté ou titulaire d’une licence et totalisant 7 années d’ancienneté pouvait postuler. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Et même son de cloche pour le concours de professeur de lycée. Nous obtenions également de l’Etat, pour tous les Instituteurs titulaires d’une maîtrise, la possibilité de présenter le concours de professeur de lycée surtout que les Instituteurs bénéficient déjà de la pédagogie. Cet autre acquis est désormais illusion.

Il apparaît clairement que vu les éléments précités, nous sommes à même de dire que ce qui requiert notre attention n’est pas uniquement le problème des avancements comme tente de le faire croire la tutelle parcequ’aujourd’hui dans les différentes interventions de Mme le ministre de l’Education Nationale et de l’Enseignement Technique, il n’y a que le problème du déblocage qui est cité pendant que ce dernier est seulement un des problèmes. Pour nous, cette question est un droit, cependant il y a ce qui constituent des acquis tels que les arriérés de l’Indemnité de Logement et de la Bonification Indiciaire, et donc devraient mériter aussi et surtout une grande attention contrairement au ministre de la fonction publique et de la Reforme administrative qui nous demande de faire le deuil de ces arriérés. Nous voulons lui dire que c’est un acquis et un acquis reste un acquis et cela ne saurait être autrement, vu que l’ADMINISTRATION EST UNE CONTINUITE. Donc, nous ne saurions faire le deuil de nos arriérés car pour nous, celui qui vous doit peut oublier mais celui à qui on doit, ne peut oublier ce qu’on lui doit.

Nous pensons à juste titre que ces grèves multiples constatées et comme on va en constater à partir du lundi 13 avril 2015, sont le reflet de l’intransigeance de l’Etat sur des problèmes qui, avec un peu de bonne volonté pourraient connaître un dénouement heureux par l’engagement de discussions véritables et non des réunions informatives comme cela a pu se constater lors de la rencontre avec les syndicats, que dis-je de la réunion informative avec les syndicats de Mme le ministre de tutelle.

Parce que, qui parle de rencontre, parle d’échanges véritables et non une sorte de monologue qui ne dit pas son non.

Nous, RICI, ne cherchons pas à faire de la politique parce que nous sommes réellement une organisation syndicale donc apolitique. Par conséquent, nous ne cherchons pas à plaire mais à défendre les intérêts des Instituteurs de COTE D’IVOIRE et cela, nous comptons le faire correctement sans nous accommoder à la chose politique. TOUTE structure syndicale, s’accommodant à la chose politique n’est plus un syndicat mais un parti politique. Alors chers camarades Instituteurs, si tu me lis à cet instant, sache que cette lutte est aussi la votre. Laissons la politique aux politiciens et le syndicalisme, aux syndicalistes.

C’est pourquoi, tu dois te préparer courageusement pour entrer en grève à partir du LUNDI 13 AVRIL 2015.
 

Fait à Abidjan, le lundi 06 avril 2015
 

POUR LE RICI

Le Secrétaire Général National

 

KOUAME Bertoni

 
QUE DIEU NOUS BENISSE !
 


                          CI-DESSOUS LE MOT D'ORDRE DE GREVE DES INSTITUTEURS







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