Le « On ira jusqu’au bout» est en marche

Dimanche 14 Septembre 2014 - 07:28


Laurent Gbagbo après moult efforts pour ramener la paix dans son pays, afin que les Ivoiriens avancent tous réconciliés, a prononcé cette boutade : On ira jusqu’au bout. D’aucuns se demandent qu’est-ce que le président constitutionnellement élu a-t-il voulu dire ? En effet, des problèmes entouraient les élections auxquelles tout le monde poussait la Côte d’Ivoire. La presse occidentale aux ordres du grand capital défiait Laurent Gbagbo au mépris de la constitution ivoirienne qui exige que le pays soit libre et en paix avant d’aller à une quelconque élection. Or, depuis le 19 septembre 2002, une rébellion avait pris 60% du territoire en otage. Malgré cela, la France, l’Union Européenne, l’ONU, et les USA disaient que Laurent Gbagbo voulait se cramponner au pouvoir parce qu’il savait n’être pas suffisamment populaire pour gagner cette bataille électorale. D’une manière intrépide, le Woudy de Mama non seulement a accédé à la demande de tout ce beau monde, mais il a même autorisé et Henri Konan Bédié frappé par la limite d’âge et Alassane Dramane Ouattara dont la nationalité pose problème pour être éligible, à faire partie de la compétition. Il voulait par ces actes montrer sa bonne foi, mais aussi prouver que ces gens pour lesquels la communauté internationale qui n’a rien à voir dans une élection nationale s’agite tant, ne pèsent pas lourd. Sa seule erreur fut sa bonne foi, parce que la supposée communauté internationale réduite à Nicolas Sarkozy qui lui, en tant que délinquant politique notoire, ne partageait pas (cette bonne foi). La votation a eu lieu, et Alassane Dramane élimé au premier tour s’est maintenu par la fraude. Bédié a cédé sa place à ADO pour aller au second tour, car sans conviction, l’homme de Daoukro s’est dit spolié de six cent mille voix. Il le redira d’ailleurs pendant le dernier congrès de son parti en 2013. Laurent Gbagbo à l’issue du second tour a proposé qu’un panel de chefs d’Etat statue sur les résultats en comptant les voix. Cette solution de bon sens appliquée partout dans le monde a été refusée à Laurent Gbagbo. Ban-Ki Moon, le patron de l’ONU a même dit que le recomptage serait injuste pour ADO, sans démontrer pour autant en quoi consisterait l’injustice.

  • La malédiction de la conspiration

Cette situation a arraché un cri du cœur à Laurent Gbagbo pour dire, puisque malgré tous les efforts que je fais, vous ne voulez rien entendre, eh bien on ira jusqu’au bout de votre attitude. Et depuis lors, les plus ardents ennemis du président Ivoirien connaissent une sorte de malédiction. D’abord l’homme des marabouts en la personne d’Abdoulaye Wade a été balayé par le typhon Macky Sall. Nicolas Sarkozy non seulement a échoué à se succéder, mais continue d’être humilié à la mesure de ses actes de délinquance contre Gbagbo. Hollande qui a à peine mis les pieds en Côte d’Ivoire lors d’une visite officielle, connaît actuellement une descente aux enfers, lui qui déclarait que Laurent Gbagbo est infréquentable. Dominique Strauss Khan, l’homme, du haut du Fonds monétaire international disait ne pas travailler avec Laurent Gbagbo s’il ne quitte pas le pouvoir. Lui de son côté a connu une situation mortifère au Sofitel de New-York. Seuls Ban-Ki et Obama sont encore indemnes et demeurent en lice. Quant à Goodluck Jonathan, Boko Haram lui fait voir en ce moment de toutes les couleurs. Le sanguinaire Blaise Compaoré, va bientôt connaître une fin tragique et il le sait, mais ne peut échapper à son destin. Son cas est biblique, car les Saintes Ecritures proclament que celui qui triomphe par l’épée, périt par l’épée. Il a fait tuer Thomas Sankara pour arriver au pouvoir, la même chose l’attend.

La Cour Pénale Internationale n’est pas en reste. Malgré l’acharnement contre Laurent Gbagbo et ses partisans, cette juridiction internationale a du mal à comprendre ce qui lui arrive. Dans un procès politique où l’on a parlé de l’accusé comme un tyran, on voit la CPI se contredire en mentionnant que le président ivoirien a trop de réseaux qui peuvent le soustraire à la justice internationale. Or, ces réseaux ne sont rien d’autre que des démocrates Africains et surtout Ivoiriens qui marchent pour dénoncer la poursuite abusive d’un homme de paix. Aux dernières nouvelles, malgré la proximité de Georges Soros au nombre des amis d’ADO, les comploteurs spécialement occidentaux redoutent le procès contre Laurent Gbagbo. A l’évidence, beaucoup de tractations peu honorables faites par eux risquent de se savoir. Le monde actuel est un village planétaire où le moindre fait divers est filmé et conservé sur les réseaux sociaux. Et Dieu seul sait combien, Sarkozy, Obama, Compaoré et Wade pour ne citer que ceux-là, se sont compromis en Côte d’Ivoire pour voir Laurent Gbagbo éliminé. Il semblerait selon certains milieux, que l’on veuille aller vers un non-lieu contre le célèbre pensionnaire de La Haye afin d’éviter le pire. Qui donc a-t-il peur d’aller jusqu’au bout, eux ou Gbagbo ?

  • Les ennemis intérieurs réels de la Côte d’Ivoire ou la solidarité dans le mal.

La boutade de Laurent Gbagbo est une phrase inachevée. La suite est on ira jusqu’au bout « pour que le monde entier voit qui fait quoi dans ce pays. » Depuis que le malfrat politique des occidentaux Laurent Gbagbo est à La Haye, logiquement on ne devrait plus connaître de tueries, de violations de droits humains et tutti quanti. Heureusement pour nous, le mysticisme par lequel Alassane Dramane Ouattara a fait écrabouiller en noir la réputation du Woudy et l’a fait enterrer, prend fin par ses effets. Même si les dozos reprennent leurs sortilèges, ils n’y peuvent plus réussir parce que toute leur science montre ses limites. Tout ce qui se faisait et se voyait à l’envers se redresse. Ne dit-on pas que l’autre nom de Dieu est le temps ? Le pouvoir diabolique est temporel. Aujourd’hui, des langues se délient pour dénoncer des pratiques autrefois adoubées. Gildas Le Lidec a libéré sa conscience. Il est suivi par d’autres dont des officiers militaires et des prêtres. Le dernier converti à la vérité des urnes a été le franco-togolais Koffi Gnamgnane. Eux tous savent que le vainqueur de l’élection de 2010 est bel et bien Laurent Gbagbo. Mais ce n’est pas tout. Il y a les vrais ennemis intérieurs de la Côte d’Ivoire qui se prétendent Houphouétistes.

Le premier est Aimé Henri Konan Bédié. Cet homme qui doit tout à la Côte d’Ivoire a tendance à se confondre avec le pays. Et pourtant, il ne peut objectivement se targuer d’en avoir été un bon serviteur… Sa force lui vient de l’abus qu’il fait de l’utilisation de son groupe ethnique (les Akans,) en termes de nombre d’habitants. Si les Akans en général et les Baoulés en particulier le lâchent, Konan Bédié ne pèsera même pas 5% de la population ivoirienne… A l’âge où la sagesse habite l’être humain, Bédié (sur ses quatre vingt ans) se comporte comme un jeune malfrat. En tout cas, il est « I R R E S P O N S A B L E » d’avoir reconduit Youssouf Bakayoko même en tant que simple membre de la Commission électorale indépendante (CEI). En considérant que c’est ce seul sinistre individu qui peut siéger dans la CEI actuelle, pour avoir vu mourir tant d’Ivoiriens par sa faute, cet homme ne devrait plus figurer dans une CEI. Plus Bédié vieillit, plus il fait des bourdes pour ne pas dire de crimes…

Le second criminel intérieur est Alassane Dramane Ouattara. Son désir de vengeance contre les Ivoiriens n’est pas encore assouvi. Père de la violence en politique, il a été incapable de dire non à Bédié. Quand bien même on frappe son chien, on a la décence au nom du peu d’humanité enfouie en nous, d’avoir un pincement au cœur. Après les morts de 2002, 2004, ceux de Guitrozon, Nahibly et j’en passe, Alassane Dramane Ouattara continue de préparer les tueries en laissant prospérer les ingrédients qui avaient entrainés la morts de trois mille personnes à l’issue de la crise postélectorale. La Côte d’Ivoire débarrassée de ces deux sinistres individus, se sentira mieux. Quand on dit qu’on ne change pas une équipe qui gagne, ce n’est pas pour pousser le cynisme au-delàs de l’inimaginable sur le plan négatif. Si ces deux individus aimaient la Côte d’Ivoire, Youssouf Bakayoko serait aujourd’hui hors de notre cher pays. Si ces deux individus voulaient la paix dans notre pays, ils auraient proposé une autre forme de CEI qui puisse organiser des élections apaisées. Cependant, il n’y a pas qu’eux deux seulement.

Le troisième est Youssouf Bakayoko. Indolent, mou et muet comme une carpe, ce diplomate de carrière n’a aucun sens de la mesure ni de l’honneur. Il est père et grand père d’Ivoiriens et d’Ivoiriennes, mais également frère, oncle de beaucoup de nos concitoyens. A l’âge qu’il a, peut-il se regarder dans un miroir pour voir sa propre image mais aussi sa réputation ? Un homme normal doté d’un peu d’humanité aurait poliment décliné l’offre de Bédié. En réalité, c’est un homme sans cœur. On se demande ce que fait alors Laurent Gbagbo à La Haye, étant donné qu’il est poursuivi pour des faits occasionnés par la maladresse de Youssouf Bakayoko.

Si des dirigeants réagissent de cette façon-là, l’Afrique est loin de sortir de l’auberge. Il n’y aucune dignité dans cet homme. Il est aussi cynique que les deux précédents. Konan Bédié n’a tout de même pas forcé Youssouf Bakayoko ! Au cas où cet individu aurait oublié, nous rappelons que c’est bien lui qui après avoir planté la chienlit, a pris la fuite pour aller se réfugier en France précisément au camp militaire de Creil dans l’Oise, avant d’établir ses quartiers à Neuilly/Seine dans le Haut de Seine. Evidemment, il n’a jamais été en prison, il croit que tout est fini, mais nous pensons qu’il rêve. Tous ceux qui croient qu’ils sont intouchables comme Bédié et Alassane, si la mort ne les emporte pas avant, connaîtront la prison pour crime contre l’humanité. Ce qu’ils oublient, c’est que ces faits répréhensibles sont imprescriptibles et que le vent tournant, ils se retrouveront tôt ou tard rattrapés par ce passé récent. Voilà comment « on ira jusqu’au bout » est en marche, car le monde entier sait qui est qui dans notre pays mais aussi qui y a fait quoi.

 

Julius Blawa Aguisso

 

 





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