Le NPR Ex-COPACI écrit au Président Hollande: "Nous espérons que votre politique étrangère adoptera des relents d’humanisme et de respect de la dignité des peuples."

Mercredi 16 Mai 2012 - 05:00


Le NPR Ex-COPACI écrit au Président Hollande: "Nous espérons que votre politique étrangère adoptera des relents d’humanisme et de respect de la dignité des peuples."
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Son Excellence Monsieur François Hollande, Président de République Française.

Monsieur le Président,
A l’issue du premier tour des élections des primaires socialistes qui vous ont porté en tête des suffrages, afin de conduire le parti socialiste vers les sommets lors de la Présidentielle d’Avril et mai 2012, vous avez parlé d’un certain nombre de défis, qui seront vos préoccupations majeures, s’il advenait que le peuple français porte son choix sur vous : Défis écologiques, défis financiers et surtout les défis du changement. Le 6 mai 2012, les électeurs vous ont accordé la majorité des suffrages en faisant de vous le septième Président de la 5ème République. Recevez ici toutes les félicitations du NPR (Nouveau Parti Pour le Rassemblement ex - COPACI), parti politique ivoirien, sans oublier celles de tous les sympathisants de Gauche et des forces progressistes de la Côte d’ivoire, pour cette élection aux plus hautes charges de l’État. Comme vous l’avez si bien souligné dans vos nombreuses allocutions, « les électeurs ont voté pour un désir de changement, pour une présidence plus respectueuse et plus juste ». Vous êtes partisan du changement pour « une présidence plus respectueuse et plus juste ». Rassembler tous ceux qui veulent vraiment le changement, changement que vous porterez. Vous êtes aussi porteur d’une politique de « rassemblement et de rupture avec la politique extérieure de la France », comme l’avait soutenu votre collègue socialiste Madame Ségolène Royal. Monsieur le Président, le NPR(Nouveau Parti Pour le Rassemblement ex-COPACI) , pense que les nombreux drapeaux qui flottaient à la place de la Bastille traduisaient d’une part le désir d’espérance de citoyens français , d’autre part, d’ amis et de personnes dont les pays d’origine sont meurtris par les guerres et ingérences de puissances tutélaires dont la France . Cela traduisait dans une autre mesure l’idée d’un cosmopolitisme, véritable solidarité humaine qui refuse tout nationalisme et montre que c’est l’esprit et non le sang qui structure la citoyenneté française.
Monsieur le Président, le NPR entend rappeler que tous les États jouissent de la souveraineté internationale et sont soumis à la même règle, à savoir « du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », attribut qui leur confère une place de choix dans l’ordre universel des nations. Cependant, Votre prédécesseur s’est fait un «cosmocrator », c'est-à-dire le maître de l’univers, posture qui a débouché sur des situations polémogènes et de destructions de pays dont la souveraineté a été bafouée et qui sont du fait de cette intervention dans une déconfiture sans fin.
Monsieur le Président, le Nouveau Parti Pour le Rassemblement entend rappeler qu’à la suite d’une tentative de coup d’État manqué le 19 septembre 2002, la Côte d’ivoire s’est retrouvée divisée en deux. Après plusieurs médiations et autres sommets manipulés par la France, les rebelles ont intégré le gouvernement sans pour autant respecter l’organisation du désarmement nécessaire à la tenue d’élections libres, démocratiques et transparentes. Se prévalant tantôt d’un mandat des Nations Unies, parfois des accords de Défense signés avec la Côte d’ivoire en Avril 1961, la France a érigé la force Licorne en force militaire d’occupation en complicité avec la rébellion. Lors du second tour des pseudo-élections d’octobre 2010, tenues sans le respect du désarmement des rebelles qui ont violé leur engagement pris lors des accords de Marcoussis en 2003 pour leur entrée au gouvernement, et entérinée par les accords de Ouagadougou en 2007, deux candidats se sont déclarés vainqueurs de l’élection présidentielle : l’un, Alassane Ouattara, aidé par le Représentant Spécial de l’ONU en Côte d’ivoire Monsieur Choi, et le candidat sortant, le Président Laurent Gbagbo, qui, après des recours devant le conseil constitutionnel, épicentre de la vie politique de tout pays, suite aux nombreuses entraves au droit du vote dont les rebelles en armes ont été les auteurs, faits reconnus par les Observateurs de la CEDEAO et de l’UNION AFRICAINE, a été déclaré vainqueur .
Depuis cette période de Novembre 2010, une crise post-électorale est née du fait du rôle cynique de la communauté internationale, manipulée par la France, qui a œuvré à travestir la vérité des urnes, vérité qui consacrait la réélection du Président Laurent Gbagbo, en opérant un coup de force, par la proclamation des résultats par Monsieur Youssouf Bakayoko au siège du candidat Ouattara, résultats falsifiés, relayés par les chaînes de télévision BFM et I TELE. Minimisant les effets néfastes de cette imposture, qui se traduisent aujourd’hui par des viols collectifs sur des femmes soupçonnées d’être proches du Président Laurent Gbagbo , ainsi que par les nombreuses violations des Droits de l’Homme partout en Côte d’ivoire, c’est dans un climat de terreur et de fracture sociopolitique qu’est plongée aujourd’hui la Côte d’ivoire.
Nous ne saurions passer sous silence les nombreuses arrestations arbitraires qui ont cours dans notre pays, chose qui s’est davantage renforcée par l’arrestation de certains membres du Gouvernement renversé par ce coup de force. Dans cette société fragile et proche de l’implosion, de nombreuses populations ont pris le chemin de l’exil afin d’échapper à cette barbarie sans nom du régime d’Alassane Ouattara. La responsabilité de la France ne saurait être passée sous silence quand nous savons le rôle majeur qu’elle a joué dans le bombardement de la résidence du Président Gbagbo, bombardements qui ont causé plus de 5000 morts civils en une journée dont les médias internationaux n’ont jamais fais cas , outrepassant son mandat, puis dans son arrestation arbitraire , en le remettant aux forces rebelles. Les tueries devant l’Hôtel ivoire, sous le prétexte fallacieux de la légitime défense à Abidjan en Novembre 2004 par l’Armée française et d’autres faits similaires devant la résidence du Président Gbagbo en avril 2011 où d’innocentes personnes ont trouvé encore une fois la mort, l’armée française qui a participé à la capture du Président LAURENT GBAGBO en le remettant aux forces rebelles de Côte d’ivoire , suivie de son transfèrement à la COUR PENALE INTERNATIONALE A LA HAYE, à la demande de monsieur Michel Mercier, Garde des Sceaux Ministre de la Justice et des Libertés du Gouvernement Fillon III, et surtout, la présence sur les lieux des combats de l’ Ambassadeur Jean Marc Simon sont pour nous des preuves irréfutables de l’implication de la France dans ce conflit . Sachant qu’une commission d’enquête parlementaire demandée une première fois par les groupes PS et PC , à laquelle s’est opposée Monsieur Guy Tessier , Président de la Commission d’enquête Parlementaire , membre de l’UMP et qu’une seconde initiative a été prise dans ce sens le 12 Juillet 2011, afin de mener des enquêtes sur le rôle de la force Licorne en Côte d’ivoire, nous vous demandons de publier les résultats des différentes investigations, si vous obteniez la majorité au parlement au mois de juin prochain .
Monsieur le Président, nous entendons vous interpeller au sujet d’une réalité qui ne semble pas perçue à sa juste mesure. Aussi , aimerions nous préciser que cette réalité engendre aujourd’hui une crise humanitaire dans des zones où la rébellion sévit avec une atrocité inimaginable, zones, bien entendu, exposées aux massacres de tueurs en armes, sans oublier les déplacements massifs de populations et les violations des droits inaliénables de l’Homme dont a fait cas Human Right Watch . Aujourd’hui, la mort est devenue un phénomène banal en Côte d’ivoire, situation observée partout, qui plane chaque jour davantage sur d’innocentes gens. Nous vivons en Côte d’ivoire sous un régime qui nous remémore les sombres heures du régime de Vichy en France. Près d’un demi-siècle après l’holocauste de sinistre mémoire, barbarie que le monde libre a condamnée avec l’énergie la plus féconde, l’extermination de personnes à partir de critères ethniques et religieux, a aujourd’hui droit de cité en Côte d’ivoire, et est devenu un phénomène banal : 1000 personnes tuées par les forces de Ouattara à Duékoué, exactions commises sur des personnes physiques, dont le seul tort est d’appartenir à un groupe ethnique ou de porter un patronyme qui éveille le soupçon ou la proximité à l’ethnie du Président déchu par les armes. Ce qui semble à nos yeux surprenant, c’est ce silence troublant de la communauté internationale devant de telles atrocités. Nous espérons que la vérité triomphera dans cette question ivoirienne, et que sera située la responsabilité des uns et des autres dans la situation ignoble que vivent tous ceux qui ne semblent pas proches du pouvoir liberticide et génocidaire d’Alassane Dramane Ouattara en Côte d’ivoire.
Monsieur, le Président, le NPR (Nouveau Parti Pour le Rassemblement ex-Copaci), rappelle que notre combat contre l’oppression, compte parmi ses triomphes, celui d’avoir participé aux côtés de la France, à la construction d’un monde libre contre les régimes qui ont tenté d’asservir le genre humain et de le dégrader.
Partant de ce qui précède, nous pensons que la présence des fores françaises dans tous les lieux de la capitale économique ivoirienne Abidjan, ainsi que dans d’autres villes, rappelle non seulement l’invasion de Prague par les troupes soviétiques en mai 68, sans oublier l’occupation de la France par les nazis, régime que nous avons ensemble combattu , croyant en cette période, en l’idée d’un monde meilleur dans lequel l’oppression, la spoliation des peuples, le refus de l’autodétermination n’aient plus droit de Cité.
Monsieur le Président, le NPR (Nouveau Parti Pour le Rassemblement) soutient que, la part active prise par la France dans le renversement des institutions légalement élues ainsi que la capture du Président Laurent Gbagbo le 11 avril 2011 vont à l’encontre de la Charte des Nations Unies qui souligne la nécessité de tous les peuples à disposer d’eux-mêmes , et bafouent notre souveraineté c'est à dire, notre droit à nous gouverner et élire librement nos dirigeants sans le regard d’une puissance tutélaire. Notre longue histoire commune et l’amitié qui a tant lié nos deux peuples laissent s’exprimer des luttes essentielles que le monde exalte aujourd’hui avec fierté. Les valeurs et idéaux dont vous vous réjouissez si bien et qui ont pour noms patriotisme, souveraineté, liberté, respect de l’autre, le respect de la vie et de la dignité humaine sont des principes dans lesquels nous nous inscrivons.
Monsieur le Président, la justice arbitraire des hommes qui s’est souvent construite au détriment des plus faibles avec son lot d’humiliation, engendre des ressentiments qui peuvent donner naissance à des sursauts d’orgueil ainsi qu’à des réflexes dommageables, faits dont les guérillas en Afghanistan et en Irak sont les illustrations les plus parfaites. Les intérêts communs de nos peuples qui sont liés par une histoire commune, relations qui ne peuvent plus s’accommoder de l’asservissement unilatéral, ni de soutiens aux régimes anti-démocratiques.
Monsieur le Président, la présence militaire française, qui s’inscrivait au préalable dans une action de protection de ses ressortissants et surtout d’impartialité, s’est révélée nocive pour les populations ivoiriennes en outrepassant la stricte neutralité qui présupposait une telle action, en se mettant au service de la rébellion politico-armée. Cette présence militaire en Côte d’ivoire ressemble fort bien à une volonté de puissance et de spoliation au service de la grandeur de la France et ne s’inscrit pas dans l’intérêt de la Côte d’ivoire. Elle cause aujourd’hui plus de dommages au Peuple de Côte d’ivoire et s’avère contraire à ses intérêts. Elle a menacé l’équilibre sociétal et détruit les espoirs de développement pour n’obéir qu’aux ordres de Nicolas Sarkozy et à ses intérêts mafieux. Elle bafoue notre souveraineté et notre rêve d’indépendance et d’émancipations vraies.
Monsieur Président, s’il devait exister, le gouvernement du monde ne peut plus s’obtenir par la force, il faut chercher à obtenir la paix par contrat, paix qui doit être un bien public mondial. La liberté de circuler et de penser, sont des principes faisant partie des premiers critères de reconnaissance d’une démocratie, principes qui œuvrent pour le progrès de l’humanité. En Côte d’ivoire, ils sont bafoués sous le régime Ouattara, avec une situation d’autoritarisme exacerbée. Adeptes de la vision de Georges Louis de Leclerc de Buffon, nous pensons que malgré leur apparente différence qui s’expliquent par les influences du climat et de la nourriture, tous les hommes ont une commune origine et appartiennent à la même espèce, et doivent être traités équitablement. Les multiples ingérences de la France dans la politique en Afrique, ont entraîné presque partout des périodes d’instabilité.
En effet, la Côte d’ivoire est devenue une fournaise ardente, pays où s’est mise en place une véritable dévolution tyrannique du pouvoir par Alassane Ouattara. Sa stratégie repose sur la terreur, il rase les villes, procède à des massacres collectifs, et donne des justificatifs arbitraires à des comportements claniques et génocidaires. Les multiples formes que revêt cette crise, avec ses incidences sur la vie sociopolitique, nous conduisent à vous interpeller, vous qui devez conduire les destinées de ce pays pendant les cinq prochaines années.
Monsieur le président, dans son « Discours sur l’origine de l’inégalité parmi les hommes », Jean Jacques Rousseau évoque la nécessaire fraternité entre tous les hommes, même si pour lui un gouvernement universel semble impossible. C’est dans cette veine que nous nous inscrivons. La France, le pays des lumières, ce haut lieu de la liberté doit chercher à généraliser le règne de la liberté dans le monde entier. Nous voulons ensemble rependre les mots de l’anglais Thomas Paine, qui écrivait dans « le sens commun » au XVIIIème siècle : « Mon pays est le monde, et ma religion est de faire le bien pour garantir la paix dans le monde ». Nous nous faisons les défenseurs d’un empire de liberté qui se donne pour mission de revendiquer la liberté des peuples du tiers-monde sur l’ensemble de la planète, liberté qui structure aujourd’hui notre identité commune. Nous aimerions nous approprier ce rêve de Camille Desmoulins qui affirmait : « la fête du 14 juillet tend à nous faire regarder, sinon Monsieur Capet comme notre égal, du moins tous les hommes et tous les peuples comme des frères. Malheur au souverain qui veut asservir un peuple insurgé. Jusqu’ici, ce sont nos rois qui ont fait nos traités ; que les peuples fassent enfin leurs alliances eux-mêmes ». Avec la France, certains peuples d’Afrique forment une véritable communauté rationnelle, laquelle nous soumet à un devoir d’harmonie les uns envers les autres. Cette politique a réuni par des liens sacrés, des peuples éloignés grâce à l’amour de la paix et au désir du changement. Il s’agit de rompre avec la politique de Sarkozy votre prédécesseur, animé par le classique syndrome des empires qui se croient tous éternels gouverneurs du monde, Sarkozy qui, prône une politique de fermeture, de repli et de peur de l’autre, tout en jetant la France sur des théâtres d’opération militaires en menant des guerres injustes .
Nous espérons que votre politique étrangère adoptera des relents d’humanisme et de respect de la dignité des peuples. Vous l’avez souligné en manifestant dans votre programme de campagne vouloir retirer les troupes françaises de l’Afghanistan d’ici la fin de l’année 2012.
Nous espérons, s’agissant de l’Afrique que vous revisiterez les lignes de votre politique, vous qui avez souligné la nécessité d’entretenir des relations avec les pays de la rive sud de la méditerranée.
Nous espérons que celle qui a cours en Afrique subsaharienne, politique cyniquement dénommée françafrique, comportera des contours moins humiliants et que la rupture tant espérée par les peuples sera opérée. Notre rêve s’inscrit dans la droite ligne de ce verset d’Isaïe gravé devant la façade du bâtiment des Nations Unies : « Les peuples brisent leurs épées pour en faire des socs, et leurs lances pour en faire des serpes. On ne lèvera plus l’épée Nation contre Nation, on n’apprendra plus à faire la guerre » : Aux Hommes de se gouverner eux-mêmes.
Nous espérons que vous fassiez comme Protagoras qui relativisait les valeurs éthiques en relativisant les valeurs démocratiques. Il conviendra de ne pas avoir la prétention d’exporter votre vision du monde et nous imposer « la démocratie ». Les hommes appartiennent à la même espèce, être le Président de la France ne doit pas vous accorder de privilèges par rapport aux nations que vous avez naguère dominées. Le patriotisme belliqueux, destructeur et meurtrier défendu par votre prédécesseur Nicolas Sarkozy est pour nous une absurdité. Une fraternité naturelle doit unir tous les hommes, et nos peuples aussi petits et pauvres qu’ils soient ont le souci de la dignité et le sens de la liberté.
Monsieur le Président, une fausse compréhension de la nature des choses dresse les hommes les uns contre les autres et les empêche de s’entendre. Ce pourquoi, nous vous prions de prendre la mesure de la question ivoirienne dans ses relations avec la France. Nous entendons nous mêler dans un calice d’amour universel qui passe par le respect de nos différences et surtout de nos institutions respectives . C’est la vitalité de cette promesse d’universalité en matière de liberté des peuples entretenue depuis Jefferson en passant par Lafayette jusqu’à Robespierre qui nous inspire. Les relations entre nos États doivent davantage se construire sur le respect mutuel des peuples, notre commune volonté à collaborer dans l’intérêt respectif de chacun et non au détriment des plus faibles.
Condamnés que nous sommes à vivre ensemble, nous entendons coopérer sur la base de nos différences et des principes chers aux États, tel que le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, qui nous soumet à un devoir d’harmonie, s’agissant de nos relations bilatérales. Il s’agit surtout de rechercher une harmonisation de nos relations, préalable à toute paix durable, conforme aux vœux de Jaurès, Guesde, Vaillant, en tissant à nouveau entre nos deux peuples des relations qui mettent un terme à l’humiliation et à la guerre, notre vœu pieux de fraternisation, chose qui assurerait la primauté du droit sur la force.
Monsieur le Président, tout en vous réitérant nos chaleureuses félicitations pour votre brillante élection à la magistrature suprême de la République française le 6 mai 2012, veuillez bien agréer l’expression de notre considération distinguée.

Pour le Bureau Politique du NPR
ZADI JONAS
Porte-Parole du Parti
Paris le 14 Mai 2012

 





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