Le FPI appelle à la mobilisation pour "répondre aux mots d’ordre imminents pour les actions politiques graduelles de masse."

Mardi 13 Janvier 2015 - 01:26


Akoun Laurent, Membre de la Direction nationale de campagne du Pr Gbagbo
Akoun Laurent, Membre de la Direction nationale de campagne du Pr Gbagbo
CONFERENCE DE  PRESSE DE LA DIRECTION NATIONALE DE CAMPAGNE DU Pr LAURENT GBAGBO
Abidjan, le 09 JANVIER 2014
 
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Chers amis de la presse et des medias nationaux et internationaux, je voudrais vous remercier d’avoir accepté, au nom de la Direction Nationale de Campagne (DNC) du président Laurent Gbagbo pour la présidence du Front Populaire ivoirien (FPI), de répondre favorablement à notre invitation à cette rencontre  d‘échanges.
Avant d’entrer dans le vif du sujet, permettez moi de vous adresser, au nom des vaillants militants du Front Populaire Ivoirien en général et de la DNC en particulier, nos vœux les meilleurs pour cette année 2015.
L’année 2015 qui commence est une année électorale, nous formons le vœu que s’éloigne de notre pays, le spectre des violences et des crises qui ont émaillés les dernières élections en 2010.
Nous souhaitons que la Côte d’ivoire, notre pays, connaisse enfin la normalisation de la vie publique, par une réconciliation nationale vraie, avec la présence affective de tous ses fils et filles, exilés ou prisonniers, en particulier le président Laurent Gbagbo, pour qu’advienne une paix sociale durable.
Mesdames et messieurs les journalistes  nous sommes devant vous ce main pour passer à la loupe l’évolution de la situation nationale en commençant par les événements actuels.
Comme chacun d’entre vous le sait, le Dr Assoa Adou, ancien député de Cocody, ancien ministre de la République, récemment désigné en qualité de Directeur National de Campagne  par le président Laurent Gbagbo pour  l‘élection  du  président du FPI, a été enlevé le mercredi 07 janvier 2015 à son domicile sous les yeux de son épouse et de ses enfants, au environ de 21 heures.  C’est un fort contingent du CCDO qui a procédé à son enlèvement, non sans avoir auparavant bouclé tout le quartier.
La Direction Nationale  de Campagne Laurent Gbagbo a déjà produit une déclaration pour condamner cet enlèvement en règle des forces de la République.
Ce kidnapping intervient cependant dans un contexte tout particulier  : une crise profonde secoue le FPI qui oppose le camarade Affi NGuessan, le président sortant,  à l’ensemble du FPI.
Au fil des évènements liés à la situation politique en Côte d’Ivoire, il apparaît clairement que le déclenchement de la crise par AFFI au sein du FPI, obéit à un plan savamment orchestré. En effet, la crainte du retour du FPI sur la scène politique a emparé le pouvoir Ouattara et ses alliés au vu des résultats des législatives et des élections locales  et du boycott très réussi du RGPH 2014. Pour arrêter le FPI dans son élan, il fallait appliquer une nouvelle stratégie d’autant que celle qui consistait à empêcher les meetings, arrêter les dirigeants et les autres formes de menaces ou de pressions n’y parvenaient pas. La stratégie trouvée semble donc être celle d’attaquer le parti de l’intérieur. De ce point de vue, certains ont parlé de deal avec le pouvoir, d’autres de missions à lui confié, mais toujours est-il que  AFFI N’Guessan, par ses agissements, apparait comme le ver qui pourri le fruit de l’intérieur. En cela, les procès attentés par AFFI et gagné contre le FPI confirment une collusion évidente de celui-ci avec le pouvoir en place.
Le  plan commun Affi-Pouvoir,  le plus probable qui a été dénoncé jusqu’à ce jour est qu’AFFI N’Guessan, avec l’aide du pouvoir Ouattara, éliminera tous ses adversaires politiques qu’il qualifie de «  Gbagbo ou rien  ». Le premier acte en cela est l’arrestation de LIDA KOUASSI Moise,  jeté manu militari à la MACA pour avoir tenu tête à AFFI lors d’un Comité Central. L’arrestation d’ASSOA ADOU Directeur de Campagne du candidat Laurent Gbagbo à la présidence du FPI, procède de ce plan commun.
A coup sûr, d’autres actes suivront. Nous en sommes conscients et l’arrestation d’Assoa Adou particulièrement vise à empêcher la candidature du président Laurent Gbagbo à la présidence du FPI. C’est le lieu d’indiquer que les menaces d’arrestation du camarade ASSOA ADOU couraient déjà depuis le lancement de la campagne du candidat Laurent GBAGBO à la présidence du FPI le 09 décembre 2014. Par ailleurs, dans sa déclaration du samedi 03 janvier 2015, AFFI N’Guessan s’était vivement élevé  contre les ex-exilés nouvellement rentrés et qui ne lui sont pas fidèles en les traitants d’ingrats. Or le camarade ASSOA ADOU fait partie de tous ces exilés rentrés  en Côte d’Ivoire sous les exhortations de Ouattara et d’AFFI N’Guessan. Ainsi, l’arrestation du camarade ASSOA ADOU porte à croire qu’il s’agissait là d’un véritable guet-apens à l’ensemble des exilés qui ne pensent pas comme Affi NGuessan.   Si l’intérêt principal est d’émasculer le FPI à défaut de le détruire, la collusion AFFI-OUATTARA vise différents  objectifs dont  la légitimation du pouvoir Ouattara.
Chers amis de la presse et des media, depuis la fameuse et désormais chaotique date du 04 juillet 2014, le FPI tangue, balloté qu’il est par les flots  mugissants dont l’un des points culminants est la déraison, l’indignité et la trahison de son président sortant.
Cette crise profonde d’identité et  de clarification  idéologique mise au grand jour par son président sortant Pascal Affi N’Guessan,  tend à fragiliser apparemment le Parti. Mais  les militants que nous sommes y feront face courageusement, avec responsabilité et fermeté.
Ce moment  privilégié que nous passerons ensemble avec vous sera mis à profit aussi pour dénoncer, condamner, interpeller et rassurer.
 1-    De la dénonciation
La Direction Nationale de Campagne du Président Laurent Gbagbo s’indigne et rejette l’état de non droit qu’impose le pouvoir Ouattara en Côte d’Ivoire et  dénonce vivement cette autre entrave faite aux libertés politiques, d’expression, de libre organisation et fonctionnement des partis politiques dans notre pays, qui frappe singulièrement le Front Populaire Ivoirien, avec l’enlèvement du Dr Assoa Adou.
Par ailleurs, l’on sait que la crise survenue depuis le 04 juillet 2014 s’est soldée par une session extraordinaire du Comité Central le 14 aout 2014, dont les conclusions  sont connues de tous, notamment  :
⦁    La mise en place d’un nouveau Secrétariat Général consensuel,
⦁    La convocation d’un Congrès Ordinaire,
⦁    La création et le maintien d’un climat harmonieux de  fonctionnement du Parti,
⦁    La prise de décision concertée et non solitaire,  etc.
Conscients que la vie du Parti requiert l’adhésion de tous et la participation responsable de toutes les instances, nous, les membres de la Direction Nationale de Campagne de Laurent Gbagbo essayions de nous conformer à toutes les résolutions issues du Comité Central et préparions sérieusement le 4ème Congrès Ordinaire des 11, 12,13 et 14 décembre 2014.
Contre toute attente, le président sortant, Pascal Affi NGuessan, manifestement allergique  à l’observation des textes du parti, à continué de prendre de décisions solitaires  quand bien même les instances prescrivaient une démarche collective.
Nous en voulons pour preuve  :
⦁    Le maintien à la CEI, au mépris du Comité Central, du camarade DOGOU Alain, sous le prétexte du label AFD, et de la nomination des représentants CEI locales  ;
⦁     La cristallisation par le camarade AFFI de deux(02) lignes  :
⦁    L’une, de la soumission et de l’abdication,  conduite par lui même;
⦁    L’autre, du combat, de la dignité et du refus de la compromission, conduite par la DNC de Laurent Gbagbo.
⦁    Le refus d’obtempérer aux décisions du Comité de Contrôle relatives à la validation des candidatures à l’élection du président du Parti au 4ème Congrès Ordinaire  ;
⦁    L’assignation en justice du Comité de Contrôle sans avoir épuisé les mécanismes internes de recours  ;
⦁    Le report du 4ème Congrès par décision de justice sur requête du camarade AFFI  ;
⦁    La fermeture et l’ouverture du siège du FPI, sis à l’ex QG de campagne de Laurent GBAGBO, selon les humeurs du camarade AFFI  ;
⦁    Une action en justice contre la candidature du Président Laurent GBAGBO  ;
⦁    La défiance du Comité Central par le refus  de le convoquer  ;
⦁    Les attaques en règle du président Laurent GBAGBO et de son entourage.
Au regard de ce qui précède, notamment des comportements et attitudes de défiance, d’arrogance et non constructive de nature à fragiliser le Parti et à entamer gravement sa cohésion, les membres de la Direction de Campagne de Laurent Gbagbo que nous sommes, sommes dans l’obligation morale, intellectuelle et politique de dénoncer ce manque d‘égard du camarade AFFI N’Guessan pour les instances du Parti et pour les militants  du FPI.
Nous dénonçons avec fermeté cette méprisable forfaiture et cette propension à l’accaparement du Parti par le camarade AFFI.
Nous dénonçons sa collusion avérée avec le pouvoir en place et sa tentative de livrer le parti de Laurent Gbagbo, mains et pieds liés à Ouattara.
 2-    De la condamnation
Chers amis de la presse et des médias, vous comprendrez que nous sommes en droit de condamner sans réserve la violation des fondamentaux du Parti que constituent  :
⦁    L’attachement à la souveraineté  ;
⦁    L’attachement au socialisme  ;
⦁    L’attachement à l’économie sociale de marché  ;
⦁    L’attachement à la transition pacifique au pouvoir.
Violer ces fondamentaux et engager ce Parti de façon solitaire dans la voie de la collaboration est une attitude déviationniste de la ligne idéologique que nous condamnons.
La question est de savoir  : est-ce le Parti qui doit aller à AFFI ou AFFI, Président qui doit se soumettre au Parti. Nos textes l’affirment  ; chaque militant doit  se soumettre au Parti ou se démettre. Quand le Président qui est un organe d’exécution s’en éloigne, il est dans une dérive droitière que nous dénonçons vigoureusement.
Nous dénonçons de la même façon, les dérives langagières du camarade président sortant qui dénature la fonction éducative du Parti pour les militants et pour les peuples de Côte d’ivoire, le faisant ainsi passer d’homme d’Etat à homme vulgaire et sans retenue.
Nous dénonçons cette dérive intolérable du président sortant, car à un si haut niveau de responsabilité tant dans le Parti (président) qu’au niveau National (Premier Ministre) et International (Vice président de l’International Socialiste), avoir un comportement compromettant et trouble, décrié par l’ensemble du Parti, doit l’incliner à en tirer les conséquences et à démissionner raisonnablement.
Ne pas le faire à ce jour, décrédibilise l’auteur et lui enlève définitivement toute la confiance de la base et des organes du Parti.
C’est à juste titre que les structures fédérales, de femmes, de jeunes, d’enseignants, des représentants à l’extérieur, de direction et de contrôle lui retirent leur confiance et défient son autorité gravement et définitivement entamée.
Nous dénonçons le cynisme inacceptable du président sortant qui tend à décrédibiliser le Président Laurent GBAGBO et à s’apprêter à aller, certainement, témoigner contre lui à La Haye, tout en faisant croire que l’on fait tout cela parce qu’on l’aime et qu’on est soucieux de son sort dans cette prison politique internationale.
 3-    De l’interpellation
A ce stade de notre propos, nous voulons, chers amis, vous prendre à témoin pour interpeller tous ceux qui encouragent le camarade Affi à l’intérieur  du Parti  comme à l’extérieur,  dans cette dérive inadmissible. Tous ceux qui discutent avec lui au niveau national comme international, doivent comprendre que seul le Comité Central peut prendre les décisions appropriés au nom du Parti.
Au nom des sacrifices de nombreux martyrs et tous ceux qui souffrent ce de cette crise, nous lui demandons, pendant qu’il est encore temps, de revenir aux instances du Parti et de leur donner leurs valeurs  décisionnelles.
Au nom de la raison politique, nous lui disons de lever le siège du QG ordonné par lui et de le remettre aux militants.
Quant au pouvoir actuel, nous lui disons de se détromper en pensant qu’AFFI peut engager seul le FPI dans les décisions importantes. Le faisant,  il se trompe lourdement de Parti et de personnalité crédible.
Nous lui disons tout simplement de ne point s’immiscer intempestivement dans nos affaires intérieures, par justice interposée, mais au contraire, l’invitons  à créer les conditions d’une vie politique ouverte et apaisée en Côte d’ivoire.
Pour le FPI, toute décision prise par AFFI sans l’aval de l’instance de décision qu’est le Comité Central n’engage que lui seul et non le Parti, comme on l’a fait depuis que langue a été prise avec le pouvoir pour le dialogue politique, comme on l’a démontré pour la tentative de levée du mot d’ordre de boycott du RGPH et de l’entrée du FPI à la CEI.
C’est pourquoi, le pouvoir doit savoir que sa collusion avec le président sortant du FPI pour le miner de l’intérieur est vouée à l’échec. Les arrestations récentes du Pr. Lida Kouassi Moise, du Dr. Assoa Adou, du ministre Dogo Raphael etc.. nous en donnent les preuves évidentes. Le FPI est habitué à ce plan sordide ourdi contre l’opposition et cela ne l’émeut outre mesure. Il sait que c’est un petit jeu qui pue du déjà vu, avec les complots de 1963.
La Direction Nationale de Campagne du Président Laurent Gbagbo les   enjoint de cesser ce petit jeu qui ne les honore point, contribue à les discréditer,  à les délégitimer davantage lui et le président Affi et exige sans délai la libération des camarades Lida Kouassi Moise, Assoa Adou et Dogo Raphael
 4-    De l’assurance
Chers amis de la presse et des médias, nous voulons nous faire le devoir à travers cette conférence de presse, de rassurer tous les militants et sympathisants du Front Populaire Ivoirien (FPI) , les démocrates de Côte d’Ivoire et dans le monde, les partenaires politiques et institutionnels, que le FPI triomphera malgré les agitations de tous ceux qui sont entrés dans une logique d’indignité et de haute trahison envers le Parti et de la lutte émancipatrice des peuples opprimés, sous le fallacieux prétexte de la «  real politique  » et au nom de la collaboration avilissante.
Le FPI a des structures solides, des instances solides. Le Comité Central, le Congrès, le Comité de Contrôle sont solides et rassurants.
Aucun militant, fut-il président, ne peut prendre le Parti en otage, marcher dans les ruelles du Parti et squatter en même temps ses organes pour le compte de la haute traitrise.
La position et l’attitude actuelles des militants de base et des responsables au sommet de la Direction Nationale de Campagne du Président Laurent Gbagbo est une position de sagesse. Tous doivent se rassurer que personne ne peut s’approprier tout seul le FPI car il appartient aux militants d’abord et à tous ceux qui croient en lui ensuite.
Le Parti peut connaître des moments difficiles dans sa vie comme aujourd’hui, mais, de par son histoire et  son organisation, personne ne peut l’apprivoiser. Seules nos convictions individuelles et collectives garderont  le FPI intact.
La Direction Nationale de Campagne du Président Laurent Gbagbo lance solennellement un  appel à la  mobilisation de tous les militants et militants, de tous les démocrates en Côte d’ivoire,  en Afrique, en Europe et en Amérique, afin de se tenir prêts à répondre aux mots d’ordre imminents pour les actions  politiques graduelles de masse.
Nous les assurons, c’est notre mobilisation méthodique, constante et efficiente, partout dans le monde, qui fera sortir Laurent Gbagbo de sa prison, pour prendre part, en tant que acteur clé et pierre angulaire à la réconciliation  nationale vraie, synonyme de développement  de la Côte d’ivoire et pas autre chose.
Merci de nous avoir prêté attention, nous sommes à votre disposition, chers amis de la presse et des médias pour vos questions.

Fait à Abidjan, le 09 janvier 2015

La Direction Nationale de Campagne du Président Laurent Gbagbo
 




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