Le FPI à Ouattara : « Trop, c’est trop !»

La dictature du régime Ouattara a fini par mettre le Fpi hors de lui

Mercredi 2 Avril 2014 - 07:27


Le Fpi est très en colère contre la gouvernance sociopolitique de la Côte d’Ivoire menée par Alassane Dramane Ouattara depuis avril 2011. Le parti l’a clairement indiqué lors de son comité central extraordinaire tenu, le samedi 29 mars dernier, à l’ex-QG de campagne du Président Laurent Gbagbo. Le Front populaire ivoirien a durci le ton et décidé d’organiser des mouvements de masse sur toute l’étendue du territoire national. Il s’agit notamment des marches, des sit-in et des meetings. Le transfert inattendu de l’ex-ministre Charles Blé Goudé est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Après plusieurs courriers à lui adressées pour demander l’ouverture de discussions en vue de normalisation de la vie sociopolitique nationale, c’est le 29 septembre 2011 qu’Alassane Ouattara a daigné recevoir une délégation Fpi-Cnrd. La délégation de l’opposition était conduite conjointement par Laurent Dona Fologo et Miaka Oureto.

La traque des partisans de Gbagbo

Le chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara, était entouré de Marcel Amon Tanoh, Hamed Bakayoko, Jeanne Peumond et Amadou Soumahoro. A cette occasion, le Fpi a remis à M. Ouattara un mémorandum contenant les points qui devraient être mis sur la table de discussion. Dès que le document a été réceptionné, Alassane Ouattara a demandé à l’opposition de discuter avec les ministres techniques et il est sorti de la salle. Depuis le 29 septembre 2011, Ouattara n’a plus jamais reçu l’opposition. Il dédaigne visiblement ses opposants. Les discussions avec elle, il n’y accorde aucun intérêt. A preuve, c’est exactement deux mois après ce qu’on pourrait considérer comme l’ouverture de discussions avec l’opposition qu’Alassane Dramane Ouattara a fait déporter le président Gbagbo à la Cpi, le 29 novembre 2011. Pendant qu’il détient au secret Simone Gbagbo  à Odienné, nord Ouest du pays. Voyant tout le mépris que Ouattara a pour l’opposition, les ministres de son gouvernement qu’il a commis pour discuter avec les opposants affichent également un désintérêt. Ils n’invitent le Fpi à la table des discus- sions que par op- portunisme. A savoir lorsqu’Alassane Ouattara doit effectuer un voyage à l’extérieur ou recevoir un visiteur de marque à Abidjan. Une façon de donner une bonne image de leur mentor. De ce fait, en trois ans,  le gouvernement n’a eu que 9 heures de discussions avec l’opposition qui n’a d’ailleurs rien obtenu  de concret. Bien au contraire, le Pouvoir poursuit la traque des pro-Gbagbo. C’est dans cette logique que Laurent Akoun, Alphonse Douati, Charles Blé Goudé, Justin Koua et le commandant Abéhi ont été arrêtés. C’est aussi pour cela que des responsables du Cojep dont Martial Yavo, Angenor Youan-Bi et le docteur Saraka ont été arrêtés. A tous ces prisonniers politiques (certains ont été libérés plus tard), il faut ajouter les civils et militaires anonymes qui croupissent encore dans les geôles du régime Ouattara. Ils sont, à ce jour, plus 700 partisans de Gbagbo ou supposés tels qui sont torturés dans les prisons du Pouvoir. Les domiciles et autres lieux privés appartenant aux partisans de Gbagbo sont encore occupés par les Frci et autres milices du régime en place. Les villages et campements sont encore occupés par les dozos qui terrorisent les populations. Et comme si cela ne suffisait pas pour mettre en mal le processus de réconciliation nationale, Ouattara a procédé au transfèrement de Blé Goudé à la Cpi. C’est l’acte de trop qui a poussé le Fpi à bout.

Boga Sivori bogasivo@yahoo.fr

Source: Notre Voie N°4681 du mardi 1er avril 2014




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